Le projet de Nouvel Ordre Mondial trébuche sur les réalités géopolitiques

 

par  Imad  Fawzi  Shueibi  -Imad Fawzi ShueibiPhilosophe  et  géopoliticien.  Président  du  Centre  de  documentation  et  d’études  stratégiques  (Damas,  Syrie).

Voici  quatre   siècles  que  des  leaders  politiques  tentent  de  créer  un  ordre  international  qui  régisse  les  relations    entre  les  Nations  et  prévienne  les guerres . Si  le  principe  de  souveraineté  des  États  a  donné  des  résultats,  les organisations  intergouvernementales  ont  surtout  reflété  les  rapports  de  force  d’un  moment.  Quant  à  l’ambitieux projet  US  de  Nouvel  Ordre Mondial , il  est   en  train  de  se  fracasser  sur  les  nouvelles  réalités  géopolitiques.

RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 14 AOÛT 2012 Le projet de Nouvel Ordre Mondial trébuche sur les réalités géopolitiques dans تأمل و نظريات ligne-rouge

La lente formation d’un ordre international

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Maximilien de Béthune, Duc de Sully (1559-1641)

L’idée d’un ordre mondial, ou international, apparaît dès le XVIIe siècle, même si l’expression « ordre mondial » n’a été introduite que récemment dans le discours politique. Elle a été discutée chaque fois que se présentait une occasion d’organiser et de pérenniser la paix.

C’est en 1603 que le roi de France Henri IV fit élaborer par son ministre, le duc de Sully, un premier projet. Il s’agissait de constituer une république chrétienne incluant tous les peuples d’Europe. Elle aurait garanti la préservation des nationalités et des cultes et aurait été chargée de régler les problèmes entre eux.

Ce Grand Dessein stipulait la redéfinition des frontières des États pour équilibrer leur puissance, la création d’une Confédération européenne à 15, avec un Conseil supranational disposant d’un pouvoir d’arbitrage, et une armée capable de protéger la confédération face aux Turcs.

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Cependant ce rêve fut interrompu par l’assassinat d’Henri IV et ne ressurgit qu’à l’issue des guerres déclenchées par Louis XIV. L’abbé de Saint-Pierre lança son Projet pour rendre la paix perpétuelle entre les souverains chrétiens.

Ce plan, qui a été présenté au Congrès d’Utrecht (1713), consistait à adopter intégralement toutes les décisions prises dans ladite conférence comme base définitive en matière de tracement des frontières entre les pays belligérants, et la mise en place d’une ligue des nations européennes (une fédération internationale) ayant pour mission de prévenir les conflits.

Indépendamment de cette utopie, le plus important à cette époque fut, bien entendu, les Traités de paix de Westphalie, signés en 1648. Ils interviennent à l’issue d’un guerre de Trente ans, conduite sous bannières religieuses, donnant lieu à une accumulation de haine et à l’anéantissement de 40 % de la population.

Les négociations durèrent quatre ans (1644-1648). En définitive, elles consacrèrent une égalité dans les négociations entre toutes les parties belligérantes, qu’elles soient catholiques ou protestantes, monarchiques ou républicaines.

Les Traités de Westphalie posaient quatre principes fondamentaux : 
- 1. La souveraineté absolue de l’État-nation, et le droit fondamental à l’autodétermination politique. 
- 2. L’égalité juridique entre les États-nations. Le plus petit État est, de ce fait, égal au plus grand, quelque soit sa faiblesse ou sa force, sa richesse ou sa pauvreté. 
- 3. Le respect des traités, et l’émergence d’un droit international contraignant. 
- 4. La non ingérence dans les affaires intérieures des autres États.

Certes, ce sont des principes généraux qui ne déterminent pas une souveraineté absolue, mais il n’y en a jamais eu. Toutefois ces principes délégitimaient toute action susceptible d’abolir cette souveraineté.

Les philosophes politiques ont tous soutenu ces projets. Rousseau a vivement appelé à constituer un unique État contractuel regroupant tous les pays européens. Kant a publié en 1875 Vers la Paix perpétuelle. Pour lui, la paix est une construction juridique qui exige de codifier une loi générale applicable à tous les États. L’utilitariste anglais Bentham a stigmatisé la diplomatie secrète en ce qu’elle s’exonère du droit. Il a appelé également à créer une opinion publique internationale pouvant contraindre les gouvernements à se soumettre aux résolutions internationales ainsi qu’à l’arbitrage.

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Signature d’un des Traités de Westphalie

La création des institutions régulatrices internationales

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Clément-Wenceslas de Metternich (1773-1859)

L’idée d’un ordre international n’a cessé de progresser au fur et à mesure, et toujours sur la base des règles de la souveraineté adoptées par les Traités de Westphalie. Elle a donné naissance à laSainte Alliance proposée par le Tsar Alexandre Ier en 1815, ainsi qu’au projet deConcert européen proposé par le chancelier autrichien Metternich au XIXème siècle visant à prévenir « la révolution » qui signifie dans le langage rationnel politique, le chaos.

C’est à partir de ce moment que les États commencèrent à tenir des sommets pour résoudre des problèmes en dehors des guerres, en privilégiant l’arbitrage et la diplomatie.

C’est dans cette perspective que la Société des Nations (SdN) fut fondée à l’issue de la Première Guerre mondiale. Mais elle n’était que la concrétisation des rapports de force du moment, au service des puissances victorieuses de cette guerre. Ses valeurs morales étaient donc relatives. Ainsi, malgré son objectif affiché de régler les différents entre nations par l’arbitrage plutôt que par la guerre, elle se déclarait compétente pour la supervision des peuples sous-développés ou colonisés -politiquement, économiquement, et administrativement- jusqu’à leur autodétermination. C’est ce qui a conduit naturellement à la légitimation des mandats. En tenant une telle position, la Société des Nations a incarné la réalité coloniale.

Le caractère artificiel de cette organisation s’est révélé lorsqu’elle s’est trouvée incapable de faire face à de graves événements internationaux comme la conquête de la Mandchourie par le Japon, celle de l’Abyssinie (Éthioipie) et l’annexion de Corfou (Grèce) par l’Italie, etc.

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La Société des Nations réunie à Genève

Malgré le fait que l’idée de la SdN, concue par Léon Bourgeois, ait été promue par le président des États-Unis Woodrow Wilson, Washington n’y a jamais adhéré. Mis en cause, le Japon et l’Allemagne s’en sont retirés. De sorte que l’institution s’est trouvée sans valeur.

Successeur de la SdN, l’ONU était le reflet de la Charte de l’Atlantique, signée par les États-Unis et le Royaume-Uni, le 4 août 1941, et de la déclaration de Moscou, adoptée par les Alliés le 30 octobre 1943, annonçant la création d’«  une organisation générale fondée sur le principe d’une égale souveraineté de tous les États pacifiques  ». Le projet fut développé lors de la Conférence de Dumbarton Oaks tenue à Washington du 21 août au 7 octobre 1944.

Les principes de la Charte de l’Atlantique ont fait ainsi l’objet d’une approbation pendant la conférence de Yalta (4-12 Février 1945), avant d’être consacrés par la conférence de San Francisco (25 et 26 Juin 1945).

L’idéologie mondialiste s’est alors incarnée dans l’ONU qui, dès sa création, a prétendu établir un système de sécurité collective pour tous, y compris pour les États qui n’en étaient pas membres. En réalité, l’ONU n’est pas plus que la SdN une société contractuelle entre égaux, mais le reflet des rapports de force du moment au profit des vainqueurs du moment.

Cela dit, le monde entier s’inclina devant cette volonté.

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Le Conseil de sécurité des Nations Unies

Cette organisation, qui se voulait mondiale, n’était en pratique que l’expression de la volonté de domination des puissances victorieuses au détriment de la volonté des peuples qui n’était pas prise en compte.

Cette réalité géopolitique a été confirmée lors de la création du Conseil de sécurité formé de cinq grandes puissances (les vainqueurs) en qualité de membres permanents, et d’autres membres, non permanents, mais élus selon des critères géographiques, donnant lieu à une sous-représentation de l’Afrique et de l’Asie.

La défaillance de ce système est apparue durant la Guerre froide. Le conflit entre les deux grandes puissances s’est imposé aux petites qui en ont supporté toutes les conséquences sur les plans locaux ainsi que régionaux.

Cette structuration des rôles était évidente dans le fonctionnement de l’ONU que ce soit à l’égard des demandes d’adhésion que pour le traitement des conflits, comme on l’a vu à propos de la Palestine, de la Corée, de la nationalisation du pétrole iranien, de la crise du Canal de Suez, des occupations israéliennes, du Liban etc.

L’ONU a été créée en proclamant « la foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international ». Cependant, le système de veto a privé les autres nations du droit d’être acteurs en toute égalité.

En définitive, les institutions internationales ont toujours illustré l’équilibre des puissances, loin de toute idée de justice au sens philosophique ou moral.

Le Conseil de sécurité est un directoire mondial (dans la continuation de celui installé par Metternich). Il réserve la capacité d’imposer des résolutions aux seuls Alliés, vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, et non à ceux qui recherchent la paix.

Après la dissolution de l’Union Soviétique, il était crucial de changer le système international.

Le remodelage des relations internationales par les États-Unis

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Leo Strauss (1899-1973)

C’est à ce moment que les disciples de Leo Strauss ont triomphé aux États-Unis avec l’aide des journalistes néoconservateurs. Selon eux, la société est divisée en trois castes : les sages, les seigneurs et le peuple. Les sages détiennent seuls la vérité et n’en révèlent qu’une partie aux politiciens (les seigneurs), tandis que le peuple doit se soumettre à leurs décisions. Ils n’ont cessé de promouvoir leurs idées et d’appeler à l’abrogation des principes des Traités de Westphalie, à savoir le respect de la souveraineté des États et la non ingérence dans leurs affaires intérieures. Pour imposer l’hégémonie occidentale, ils ont évoqué un « droit d’ingérence humanitaire », et une « responsabilité de protéger », incombant aux sages, exécutée par les seigneurs, et imposée aux peuples. Révisant le vocabulaire de la Seconde Guerre mondiale, ils ont aussi appelé à remplacer la « Résistance » par des négociations.

En 1999, les appels des néoconservateurs ont été relayés dans plusieurs pays occidentaux, notamment au Royaume-Uni et en France. Tony Blair présenta l’attaque du Kosovo par l’OTAN comme la première guerre humanitaire de l’Histoire. Dans un discours prononcé à Chicago, il affirma que le Royaume-Uni ne cherchait pas à défendre ses intérêts, mais à promouvoir des valeurs universelles. Sa déclaration fut saluée aussi bien par Henry Kissinger que par Javier Solana (qui était alors secrétaire général de l’OTAN et pas encore de l’UE). Peu après, Bernard Kouchner était nommé par l’ONU administrateur du Kosovo.

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Tony Blair énonce sa doctrine (Chicago, 22 avril 1999)

Il n’y a pas de différence notable entre la théorie des straussiens et celle des nazis. Dans Mein Kampf, Adoph Hitler stigmatisait déjà le principe de souveraineté des États affirmé par le Traité de Westphalie.

Au plan économique, cette vision des choses a déjà triomphé avec le FMI, la Banque mondiale et l’OMC. Dès leur création, ces institutions ont cherché à s’ingérer dans les politiques économiques, budgétaires et financières des États, surtout les plus pauvres et vulnérables. Certains États arabes ont été victimes de leurs conseils en matière de libéralisation économique, de privatisation du secteur public, de braderie des ressources naturelles.

Washington a hésité sur la conduite à tenir après la disparition de l’URSS. Progressivement les États-Unis se sont affirmés comme super-puissance unique, comme « hyper-puissance » selon l’expression d’Hubert Védrine. Dès lors, ils ont considéré que le système onusien hérité de la Seconde Guerre mondiale était dépassé. Il ne se sont pas contentés de se désintéresser de l’ONU, ils ont alors cesser de remplir leurs obligations financières, ils n’ont pas ratifié le Protocole de Kyoto, ils ont refusé d’adhérer à la Cour pénale internationale, et ont humilié l’Unesco à plusieurs reprises.

Les concepts issus de la Seconde Guerre mondiale ont été balayés par les attentats du 11 septembre 2001. La Stratégie nationale de sécurité des États-Unis d’Amérique, publiée par le président George W. Bush, le 20 septembre 2002, proclame un nouveau droit, « l’action militaire préventive conte les États voyous ».

La stratégie US s’est accompagnée d’un bouleversement conceptuel. 
- La notion de Résistance, issue de la Résistance française à l’occupation nazie, a été délégitimée au profit d’une exigence de résolution des conflits par la négociation, indépendamment des droits inaliénables des parties. De même, la notion de terrorisme -jamais définie en droit international- a été utilisée pour délégitimer tout groupe armé en conflit avec un État, quelles que soient les causes de ce conflit. 
- Abrogeant les lois de la guerre, Washington a remis au goût du jour les « assassinats ciblés » qu’il avait abandonnés après la guerre du Vietnam et qu’Israël pratique depuis plus d’une décennie. Selon leurs juristes, il ne s’agirait pas à proprement parler d’« assassinats », mais de « meurtre en légitime défense », alors même qu’il n’y a ni nécessité pour se protéger, ni concomitance de la menace et de la réaction, ni proportionnalité de la riposte. 
- L’ingérence humanitaire, ou la responsabilité de protéger ont été placés au dessus de la souveraineté des États. 
- Enfin, la notion d’États voyous a fait son apparition.

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Bernard Lewis (1916 – )

Ces États sont définis par quatre critères qui relèvent largement de la supputation et du procès d’intention : 
- Leurs dirigeants oppriment leur population et pillent leurs biens. 
- Ils ne respectent pas les lois internationales et constituent une menace permanente pour leurs voisins. 
- Ils soutiennent le terrorisme. 
- Ils haïssent les États-Unis et leurs principes démocratiques.

C’est avec une décennie de retard par rapport à la disparition de l’URSS que les États-Unis ont lancé leur remodelage des relations internationales. Concernant le Proche-Orient, le philosophe néoconservateur Bernard Lewis et son disciple Fouad Ajami ont énoncé les principaux objectifs : mettre fin au nationalisme arabe en frappant les régimes tyranniques qui ont cimenté la mosaïque tribale, confessionnelle, et religieuse. La destruction et le dépeçage des États de cette région conduiront au « Chaos constructeur », une situation incontrôlable dans laquelle disparaît toute cohésion sociale et où l’homme est renvoyé à l’état de nature. Ces sociétés retourneront alors à un stade pré-national, voire pré-historique, d’où surgiront des micro-États ethniquement homogènes et, par la force des choses, dépendants des États-Unis. L’un des leaders straussiens, Richard Perle, assurait que les guerres en Irak et au Liban seraient suivies d’autres en Syrie, en Arabie saoudite, et finiraient en apothéose en Égypte.

Trois étapes

Quoi qu’il en soit, la construction de ce Nouvel Ordre Mondial a traversé plusieurs étapes.

1. 1991-2002 fut une étape d’indétermination. Washington hésita à s’affirmer comme unique super-puissance et à décider unilatéralement du sort du monde. Même si cette période s’est étendue sur plus d’une décennie, elle ne représente qu’un bref moment de l’histoire.

2. Au cours des années 2003-2006, Washington a tenté d’appliquer à tout prix la théorie du « Chaos constructeur » pour étendre son hégémonie. Il a mené deux guerres, l’une avec ses propres troupes en Irak, l’autre par procuration au Liban. La défaite israélienne de 2006 a momentanément interrompu ce projet. La Russie et la Chine utilisèrent alors par deux fois leur veto au Conseil de sécurité (à propos du Myanmar et du Zimbabwe) comme pour manifester timidement leur retour sur la scène internationale.

3. Dans la période qui va de 2006 à aujourd’hui, le système unipolaire a cédé la place à un monde non-polaire. La puissance est dispersée. La Chine, l’UE, l’Inde, la Russie, et les États-Unis, représentent à eux seuls plus de la moitié des habitants du monde, ils détiennent 75 % du PIB mondial et effectuent 80 % des dépenses militaires. Cet état de fait justifie jusqu’à un certain point un fonctionnement multipolaire du fait de la compétition persistante entre ces pôles.

La nébuleuse d’un monde non-polaire

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Surtout, ces puissances doivent affronter des défis provenant aussi bien de dessus (les organisations régionales et mondiales) que de dessous (les milices, les ONG, les entreprises multinationales). La puissance est partout et nulle part, en plusieurs mains, en plusieurs lieux.

Outre les six grandes puissances mondiales, il existe quantité de puissances régionales. On peut évoquer en Amérique latine le cas du Brésil, plus ou moins l’Argentine, le Chili, le Mexique, le Venezuela. En Afrique, le Nigeria, l’Afrique du Sud, ainsi que l’Égypte. Au Proche-Orient, l’Iran, Israël, l’Arabie Saoudite. Le Pakistan, dans le sud-est de l’Asie. L’Australie, l’Indonésie, la Corée du Sud, en Asie orientale et dans le Pacifique occidental.

De nombreuses organisations intergouvernementales s’inscrivent sur cette liste de forces : le FMI, la Banque mondiale, l’OMS et l’ONU en tant que telles. Des organisations régionales comme l’Union africaine, la Ligue arabe, l’ASEAN, l’UE, l’ALBA, etc. Sans oublier des clubs comme l’OPEP.

Il faut encore ajouter certains États à l’intérieur des États-Nations comme la Californie ou l’Uttar Pradesh [ État d’Inde le plus peuplé ], et encore des villes comme New York ou Shanghai.

Il y a aussi les entreprises multinationales, notamment celles de l’énergie et des finances. Et les médias globaux comme Al-Jazeera, BBC, CNN. Et les milices comme le Hezbollah, l’Armée du Mehdi ou les Talibans. Il faut ajouter des partis politiques, des mouvements et institutions religieuses, des organisations terroristes, des cartels des drogues, des ONG et fondations. La liste est interminable.

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World Economic Forum (Davos)

Les États-Unis restent la principale concentration de puissance. Leurs dépenses militaires annuelles sont estimées à plus de 500 milliards de dollars. Ce chiffre peut atteindre 700 milliards, si nous prenons en compte le coût des opérations en cours, à la fois en Irak et en Afghanistan. Avec leur PIB annuel, estimé à 14 trillions de dollars, ils sont classés première économie dans le monde.

Toutefois, la réalité de la puissance états-unienne ne doit pas masquer son déclin à la fois en valeur absolue et relativement aux autres États. Comme l’a fait remarquer Richard Haass, le président du Council on Foreign Relations, la progression de pays comme la Chine, la Russie, l’Arabie saoudite et les Émirats atteint 1 trillion de dollars par an. Cela est dû bien sûr au marché de l’énergie. Vu l’explosion de la demande chinoise et indienne, ce montant continuera à croître. La faiblesse du dollar face à la livre sterling et à l’euro n’entrainera pas seulement une dépréciation de sa valeur face aux monnaies asiatiques, mais une possible transformation du marché du pétrole qui se payera avec un panier de devises, voire en euros.

Et lorsque le dollar ne sera plus la monnaie des échanges pétroliers, l’économie états-unienne se trouvera vulnérable à l’inflation et aux crises monétaires.

Deux mécanismes fondamentaux ont soutenu le monde non polaire : 
- Nombre de flux financiers ont trouvé leur chemin en dehors des voies légales et à l’insu des gouvernements. Ce qui tend à montrer que la mondialisation affaiblit l’influence des puissances principales. 
- Ces flux ont été largement utilisés par les États pétroliers pour financer secrètement des acteurs non-étatiques.

Par conséquent, dans un système non polaire, le fait d’être l’État le plus puissant du monde ne garantit pas le monopole de la force. Toutes sortes de groupes, voire d’individus, peuvent accumuler de l’influence.

Selon le professeur Hedley Bull, les relations internationales ont toujours été un mélange d’ordre et de chaos. Si l’on suit sa théorie, le système non-polaire livré à lui-même se complexifie. Et c’est ce qui s’est passé.

En 2011, l’exacerbation des tensions autour de la Libye a montré que le système non polaire n’était plus viable. Deux orientations concurrentes se sont fait jour.

La première est états-unienne. Elle vise à construire un Nouvel Ordre Mondial correspondant à la stratégie de Washington. Elle suppose l’abolition de la souveraineté des États, instaurée depuis les Traités de Westphalie, et son remplacement par l’ingérence humanitaire à la fois comme légitimation rhétorique et comme cheval de Troie de l’American Way of Life.

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Brésil + Russie + Inde + Chine = BRIC

La seconde, soutenue par l’Organisation de coopération de Shanghai et les BRICS, est sino-russe. Elle réclame le maintien des principes du Traité de Westphalie, sans pour autant envisager un retour en arrière. Il s’agit de déterminer une nouvelle règle du jeu. Quelque chose basé autour de deux noyaux autour desquels pivotent un certain nombre de pôles.

De toute évidence, le contrôle des ressources, notamment les énergies renouvelables, est le passage idéal vers la création d’un nouveau système, dont l’émergence est bloquée depuis 1991.

Il est clair aussi que le contrôle du gaz et des voies du transport, est le centre du conflit à propos de la Syrie. Sans aucun doute, la polarisation des puissances sur ce sujet dépasse certainement les causes internes, et surpasse la question d’accès aux eaux chaudes, ou l’intérêt logistique de la base navale de Tartous.

L’impératif énergétique

La bataille de l’énergie était la grande affaire de Dick Cheney. Il l’a conduite de 2000 à 2008 en confrontation nette avec la Chine et la Russie. Depuis cette politique a été poursuivie par Barack Obama.

Pour Cheney, la demande d’énergie progresse plus vite que l’offre ce qui conduit à terme à une situation de pénurie. Le maintien de la domination US passe donc prioritairement par le contrôle des réserves restantes de pétrole et de gaz. En outre, de manière plus générale, si les relations internationales actuelles sont structurées par la géopolitique du pétrole, c’est l’approvisionnement d’un État qui détermine son ascension ou sa chute. D’où son plan en quatre points : 
- Encourager, quel que soit le coût, toute production locale par des vassaux de manière à réduire la dépendance des États-Unis vis-à-vis de tout fournisseur non ami, de manière à augmenter la liberté d’action de Washington. 
- Contrôler les exportations de pétrole depuis les États arabes du Golfe, non pas pour se les accaparer, mais pour les utiliser comme moyen de pression à la fois sur les clients et sur les autres fournisseurs. 
- Contrôler les voies maritimes en Asie, c’est-à-dire l’approvisionnement de la Chine et du Japon non seulement en pétrole, mais aussi en matières premières. 
- Encourager la diversification des sources d’énergie utilisées en Europe afin de réduire la dépendance des Européens vis-à-vis du gaz russe et de l’influence politique que Moscou en tire.

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Dick Cheney (1941 -)

Or, les Étasuniens ont fixé comme objectif principal leur indépendance énergétique. C’était le sens de la politique élaborée par Dick Cheney après des consultations approfondies avec les géants de l’énergie, en mai 2001. Elle passe par une diversification des sources : pétrole local, le gaz domestique, et charbon, énergie hydroélectrique et nucléaire. Et par un renforcement des échanges avec les pays amis de l’hémisphère occidental, notamment le Brésil, le Canada, et le Mexique.

L’objectif secondaire est le contrôle des flux de pétrole dans le golfe arabe. Ce fut la principale raison pour déclencher Tempête du désert (1991), puis l’invasion de l’Irak (2003).

Le plan Cheney s’est concentré sur le contrôle des voies maritimes : le détroit d’Ormuz (par où transite 35 % du commerce mondial de pétrole), ou le détroit de Malacca. À ce jour, ces voies maritimes restent essentielles à la survie économique de la Chine, du Japon, de la Corée du Nord, et même de Taiwan. Ces corridors, permettent l’acheminement des sources d’énergie et des matières premières vers les industries asiatiques, puis l’exportation des produits manufacturés vers les marchés mondiaux. En les contrôlant, Washington se garantit à la fois la loyauté de ses principaux alliés asiatiques et la restriction de la montée en puissance de la Chine.

La mise en œuvre de ces objectifs géopolitiques traditionnels a conduit les États-Unis à renforcer leur présence navale dans la zone Asie-Pacifique, et à conclure un réseau d’alliances militaires entre le Japon, l’Inde et l’Australie. Toujours pour contenir la Chine.

Washington a toujours considéré la Russie comme un compétiteur géopolitique. Il a profité de chaque occasion pour réduire sa puissance et son influence. Il craignait en particulier la dépendance croissante de l’Europe occidentale au gaz naturel russe, ce qui pourrait nuire à sa capacité d’opposition aux mouvements russes en Europe orientale et dans le Caucase.

Pour offrir une alternative, Washington a poussé les Européens à s’approvisionner dans le bassin de la mer Caspienne, en construisant de nouveaux gazoducs à travers la Géorgie et la Turquie. Il s’agissait de contourner la Russie, avec l’aide de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan et du Turkménistan, en évitant d’utiliser les gazoducs de Gazprom. D’où l’idée de Nabucco.

Pour renforcer l’indépendance énergétique de son pays, Barack Obama s’est soudain transformé en nationaliste autarcique. Il a encouragé l’exploitation du pétrole et du gaz de l’hémisphère occidental, quels que soient les dangers des forages dans des zones écologiquement fragiles, comme le large de l’Alaska ou le Golfe du Mexique, et quelque soient les techniques utilisées, comme le craquage de l’eau.

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Dans son discours sur l’état de la Nation 2012, le président Obama a fièrement déclaré : 
« Au cours des trois dernières années, nous avons ouvert des millions d’acres de terres à explorer pour le pétrole et le gaz. Ce soir, j’ai demandé à l’administration d’ouvrir plus de 75 % des ressources pétrolières et gazières offshore. Maintenant, en ce moment, la production étasunienne du pétrole est la plus élevée depuis huit ans. C’est vrai. Depuis huit ans. Et ce n’est pas tout. L’année dernière, notre dépendance au pétrole étranger a reculé, et a atteint le niveau le plus bas depuis seize ans » [1].

Il a évoqué, avec un enthousiasme particulier, l’extraction du gaz naturel par craquage des schistes bitumineux : « Nous avons des réserves de gaz naturels qui préservent l’Amérique pour une centaine d’années » [2].

En mars 2011, Washington a accru ses importations du Brésil pour se sevrer du pétrole du Moyen-Orient.

En fait, Washington n’a jamais cessé d’assurer le contrôle étasunien des voies maritimes vitales qui s’étendent du détroit d’Ormuz jusqu’à la mer méridionale de Chine, et de construire un réseau de bases et d’alliances qui encerclent la Chine —la puissance mondiale émergente— sous forme d’un arc allant du Japon à la Corée du Sud, l’Australie, le Vietnam et les Philippines dans le Sud-Est, puis en Inde, dans le Sud-Ouest. Le tout couronné par un accord avec l’Australie visant à construire une installation militaire à Darwin, sur la côte nord du pays, près de la mer de Chine méridionale.

Washington tente d’inclure l’Inde dans une coalition de pays de la région hostiles à la Chine pour arracher New Delhi aux mains du BRICS ; une stratégie d’encerclement de la Chine qui provoque une très vive inquiétude à Pékin.

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Des études ont fait apparaître une répartition inattendue des réserves de gaz mondiales. La Russie vient au premier rang avec les 643 trillions de pieds cube de Sibérie occidentale. En seconde position, l’Arabie, incluant le gisement du Ghawar, avec 426 trillions de pieds cube. Puis, en troisième, la Méditerranée avec 345 trillions de pieds cube de gaz auxquels il convient d’ajouter 5,9 milliards de barils de gaz liquide, et encore 1,7 milliards de barils de pétrole.

Concernant la Méditerranée, l’essentiel se trouve en Syrie. Le gisement découvert à Qara pourra atteindre 400 000 mètres cubes par jour, ce qui fera du pays le quatrième producteur de la région, après l’Iran, l’Irak et le Qatar.

Le transport du gaz depuis la ceinture de Zagros (Iran) vers l’Europe doit passer par l’Irak et la Syrie. Il a complètement renversé les projets états-uniens et a consolidé les projets russes (South Stream et Nord Stream). Le gaz syrien a échappé à Washington, il ne lui reste qu’à se rabattre sur le gaz libanais.

La guerre continue…

Imad Fawzi Shueibi

Traduction 
Said Hilal AlcharifiTwitter <a style="font-size: medium" title="Delicious" href="http://del.icio.us/post?url=http://www.voltairenet.org/article175133.html&title=Le%20projet%20de%20Nouvel%20Ordre%20Mondial%20tr%C3%A9buche%20sur%20les%20r%C3%A9alit%C3%A9s%20g%C3%A9opolitiques%20[R%C3%A9seau%20Voltaire]&notes=Voici%20quatre%20si%C3%A8cles%20que%20des%20leaders%20politiques%20tentent%20de%20cr%C3%A9er%20un%20ordre%20international%20qui%20r%C3%A9gisse%20les%20relations%20entre%20les%20Nations%20et%20pr%C3%A9vienne%20les%20guerres.%20Si%20le%20principe%20de%20souverainet%C3%A9%20des%20%C3%89tats%20a%20donn%C3%A9%20des%20r%C3%A9sultats,%20les%20organisations%20intergouvernementales%20ont%20surtout%20refl%C3%A9t%C3%A9%20les%20rapports%20de%20force%20d'un%20moment.%20Quant%20%C3%A0%20l'ambitieux%20projet%20US%20de%20Nouvel%20Ordre%20Mondial,%20il%20est%20en%20train%20de%20se%20fracas

La répartition de la population kurde au Moyen-Orient- novembre-décembre 2005

 

La répartition de la population kurde au Moyen-Orient

Par Patrice MITRANO Roberto GIMENO

Extraite du n°16 de Questions internationales : Guerre et paix en Irak ( novembre-décembre 2005, p. 57 )

La répartition de la population kurde au Moyen-Orient- novembre-décembre 2005 dans maps خرائط qi16kurdes

Titre du document :
La répartition de la population kurde au Moyen-Orient

Moyen-Orient, kurdes, sunnites, chiites

Document ajouté le 1er novembre 2005
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Commentaire de la carte et du numéro 16 de Questions internationales, par sa rédaction

Le 20 mars 2003, une coalition militaire dirigée par les Etats-Unis lançait l’assaut contre l’Irak. Si quelques semaines lui ont suffi pour renverser le régime de Saddam Hussein, cela fait maintenant près de trois ans que la guérilla et l’insécurité l’empêchent de rétablir des structures étatiques et gouvernementales stables et opérationnelles. La question kurde constitue l’un des principaux paramètres de l’avenir irakien. Le numéro 16 de Questions internationales fait le point sur la situation en Irak.

http://www.diploweb.com/La-repartition-de-la-population.html

 

Le réseau mondial des bases militaires US

Le réseau mondial des bases militaires US

Les fondements de la terreur des peuples ou les maillons d’un filet qui emprisonne l’humanité

Mondialisation.ca, 10 avril 2007
9 avril 2007
Région : 
Le réseau mondial des bases militaires US

Le contrôle des activités humaines, économiques, sociales et politiques mondiales est assuré de plus en plus par les États-Unis d’Amérique (USA) dont la volonté de domination s’exprime dans une stratégie d’interventions directes et indirectes continues pour orienter la conduite des affaires mondiales en fonction de leurs propres intérêts. Le Rapport Global 2000 publié en 1980 présentait l’état du monde en faisant état des menaces qui pourraient peser sur ces intérêts. 20 ans plus tard, les Étatsuniens, pour justifier, dans le contexte de leur propre sécurité, leurs interventions sous toutes les latitudes, montent la plus grande supercherie que l’on puisse imaginer, «une guerre mondiale contre le terrorisme» ou, en d’autres mots, une guerre contre ceux ou celles qui osent ne pas vouloir être ou devenir leurs esclaves.

Les quatre éléments majeurs de la stratégie de conquête et de domination du monde par les Étatsuniens sont le contrôle de l’économie mondiale et des marchés financiers, la main mise sur toutes les ressources naturelles (matières premières et ressources énergétiques) névralgiques pour la croissance de leurs avoirs et de leur pouvoir par le biais des activités des corporations multinationales, la mise en tutelle des 191 gouvernements  membres de l’Organisation des Nations Unies et, enfin, la conquête, l’occupation et la surveillance de ces éléments grâce à un réseau de bases ou d’installations militaires qui couvrent l’ensemble de la Planète (continents, océans et espace extra-atmosphérique). Il s’agit d’un Empire dont il est bien difficile d’en déterminer la juste ampleur.

Il est cependant possible d’en décrire la configuration générale à partir des informations rendues publiques dans les rapports annuels présentés devant le Congrès étatsunien sur les dépenses militaires nationales et le réseau des bases militaires situées à l’étranger et aussi dans une série d’analyses de la configuration de cet ensemble dans plusieurs régions du monde.

Cet article a pour objectif de présenter un bref aperçu du réseau mondial des bases militaires possédées ou contrôlées par les Étatsuniens, les effectifs, les traits de la répartition spatiale de ces installations, les coûts annuels de leur déploiement, les éléments qu’elles surveillent et les projets actuels d’expansion de ce réseau. Nous examinerons, dans une seconde partie, le mouvement mondial de résistance populaire à ces projets. Nous analyserons, dans un autre article, les réseaux d’autres puissances nucléaires tels que ceux du Royaume Uni, de la France et de la Russie.

1. Les bases militaires

Les bases militaires sont les lieux d’entraînement, de préparation et de stockage des équipements de guerre des armées nationales dans le monde.  Elles sont peu connues, car les visiter est à toutes fins pratiques interdit pour le grand public. Bien qu’elles empruntent plusieurs configurations selon les fonctions spécifiques qu’elles sont appelées à assumer elles peuvent être classées en quatre grandes catégories : Les bases aériennes (Air Force) (photos 1 et 2), les bases terrestres (Army), les bases navales (Navy) et les bases de communications et de surveillance (Spy).

Photo 1. Base aérienne de Diego Garcia située dans l’océan Indien

Image:Diego Garcia (satellite).jpg

Photo 2. Diego Garcia. Vue de deux B-52 et de six Kc-135.

Le réseau mondial des bases militaires US dans معطيات diego-garcia-ims7

II. Plus de 1000 bases ou installations militaires

La plupart des sources de renseignements sur cette question (notamment C. Johnson, le Comité de Surveillance de l’OTAN, l’International Network for the Abolition of Foreign Military Bases,etc.) révèlent que les Étatsuniens possèdent ou occupent entre 700 et 800 bases militaires dans le monde.

Conçue par Hugh d’Andrade et réalisée par Bob Wing la carte 1 intitulée : «U.S. Military Troops and Bases around the World», «The Costs of «Permanent War» publiée en 2002 permet de constater la présence de militaires étatsuniens dans 156 pays, de leur présence sur des bases étatsuniennes dans 63 pays, des bases récemment construites (depuis le 11 septembre 2001) dans sept pays et un total de 255 065 effectifs militaires. Cette présence qui se traduit par un total de 845 441 installations diverses couvre, dans les faits, des terrains d’une superficie de 30 millions d’acres. Selon Gelman, en se basant sur les données officielles du Pentagone de 2005, les USA possèderaient 737 bases à l’étranger. Avec celles du territoire métropolitain et de leurs propres territoires les bases couvriraient une superficie totale de 2 202 735 hectares, ce qui ferait du Pentagone l’un des plus grands propriétaires terriens de la planète (Gelman, J., 2007).

Carte 1. Les militaires étatsuniens dans le monde. Les coûts de la «guerre continue» et quelques données comparatives

base_militaire dans معطيات  Source : RÉCIT national de l’univers social , carte adaptée du Monde diplomatique.

Les données du Peace Pledge Information 2003 indiquent qu’entre 2001 et 2003 le réseau étatsunien comprenait 730 installations et bases dans plus de 50 pays et faisait appel à un personnel militaire américain dans des douzaines d’autres pays (carte 2). D’autres sources mentionnent que les USA possédaient en 2004 plus de 750 bases réparties dans 130 pays et ce sur tous les continents. Un grand nombre d’entre elles étaient situées sur des îles. Selon C. Johnson,l’Empire américain en possèderait ou louerait plus de 1 000 au total à l’étranger (Johnson, 2007). En bref, les bases et les troupes étasuniennes occupent et contrôlent presque la totalité des espaces terrestres et marins de la planète. Encore quelques pays semblent leur échapper comme la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord, Cuba et le Venezuela, une situation qu’un Empire, on peut s’en douter, ne pourrait tolérer trop longtemps

Carte 2Les bases militaires étatsuniennes dans le monde (2001-2003)

Click here for Peace Pledge Union website

La carte du Réseau mondial NO BASES (carte 3) révèle ce qui suit :

-           Des bases en opération qui se situent en Amérique du Nord, dans quelques pays latino-américains, en Europe de l’Ouest, au Moyen-Orient, en Asie centrale, en Indonésie, aux Philippines et au Japon.

-           Des bases désaffectées

-           De nouveaux sites sélectionnés

-           Des bases d’espionnage

-           Des bases d’espionnage satellite

-           Les pays avec des bases étatsuniennes

-           Des bases dont l’acquisition est en négociation

-           Les pays sans bases américaines

Carte 3.  Les bases militaires étatsuniennes:  Cliquez ici pour voir la carte

 

Voir également: http://www.forusa.org/fellowship/documents/GlobalMapFeb2007.pdf
La surface terrestre est structurée en un vaste champ de bataille

Ces bases ou installations militaires de diverses natures sont réparties sur une grille de commandement divisée en cinq unités spatiales et quatre unités spéciales (Unified Combattant Commands) (Carte 4). Chaque unité est placée sous le commandement d’un général. La surface terrestre est donc considérée comme un vaste champ de bataille qui peut être patrouillé ou surveillé constamment à partir de ces bases.

Carte 4.  Le monde et les territoires sous la responsabilité d’un commandant ou structure de commandement

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Les territoires sous commandement sont (nous avons conservé leur appellation en anglais) le Northern Command (Peterson Air Force Base, Colorado), le Pacific Command (Honolulu, Hawaii), le Southern Command (Miami, Floride – Carte 5), le Central Command (MacDill Air Force Base, Floride), le European Command (Stuttgart-Vaihingen, Allemagne), le Joint Forces Command (Norfolk, Virginie), le Special Operations Command (MacDill Air Force Base, Floride), le Transportation Command (Scott Air Force Base, Illinois) et  le Strategic Command (Offutt Air Force Base, Nebraska).

Carte 5. Le Southern Command

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L’OTAN peut compter sur 30 bases

L’OTAN, en tant qu’alliance militaire et désormais aussi politique, possède son réseau de bases,soit 30 au total qui sont principalement situées en Europe de l’Ouest : Whiteman aux U.S.A., Fairford, Lakenheath et Mildenhall au Royaume Uni, Eindhoven en Hollande, Brüggen, Geilenkirchen, Landsberg, Ramstein, Spangdahlem, Rhein-Main en Allemagne, Istres et Avord en France. Morón de la Frontera et Rota en Espagne, Brescia, Vicenza, Piacenza, Aviano, Istrana, Trapani, Ancora, Pratica di Mare, Amendola, Sigonella, Gioia dell Colle, Grazzanise et Brindisi en Italie, Tirana en Albanie, Incirlik en Turquie, Eskan Village en Arabie saoudite et Ali al Salem au Koweit,

III. Un personnel militaire sous toutes les latitudes

Selon les données de l’encyclopédie libre Wikipedia (données de février 2007), le système de défense étatsunien métropolitain (on estime à 6000 le total des installations militaires aux USA eux-mêmes) et mondial fait appel à un personnel de 1.4 million de personnes dont 1 168 195 aux États-Unis et dans leurs territoires d’outre-mer. Selon la même source ils en déploient 325 000 à l’étranger dont 800 en Afrique, 97 000 en Asie (en excluant le Moyen-Orient et l’Asie centrale), 40 258 en Corée du Sud, 40 045 au Japon, 491 sur la base de Diego Garcia dans l’océan Indien, 100 aux Philippines, 196 à Singapour, 113 en Thaïlande, 200 en Australie et 16 601 sur des navires de guerre.

En Europe, on compte encore la présence de 116 000 militaires étatsuniens dont 75 603 en Allemagne. En Asie centrale, environ 1 000 militaires sont stationnés sur la base aérienne de Ganci (Manas) au Kirghizistan et 38 se trouvent à Kritasanisi, en Géorgie, dont la mission est d’assurer l’entraînement des soldats géorgiens. Au Moyen Orient, on dénombre 6 000 militaires dont 3 432 au Qatar et 1 496 à Barhein. En Occident, en dehors des USA et de leurs territoires, on en retrouve 700 à Guantanamo, 413 au Honduras et 147 au Canada.

Les carte 3, quant à elle, présente le personnel en devoir selon un découpage en sept grands ensembles. Le nombre total du personnel de la Défense cantonné aux États-Unis eux-mêmes et dans leurs territoires est de 1 139 034.militaires. Dans les autres régions de l’hémisphère occidental on en compte 1 825, en Europe 114 660, en Afrique subsaharienne 682, en Afrique du  Nord , au Moyen Orient et en Asie du Sud 4 274 et dans l’Est asiatique, en Ex-URSS 143 et dans le Pacifique 89 846.

IV. Les coûts d’exploitation de ce réseau mondial

Les dépenses militaires des USA sont passées de 404 à 626 milliards de dollars – valeur équivalente du dollar de 2007 (données du «Center for Arms Control and Non-Proliferation» de Washington) entre 2001 et 2007 et devraient dépasser les 640 milliards en 2008 (figure 1 ethttp://www.armscontrolcenter.org/archives/002244.php ). Elles correspondaient en 2006 à 3,7% du PIB et à $935.64 per capita.

Figure 1. Les dépenses militaires des USA depuis 1998

At 2007 prices, 1998 military spending was $364.35bn. 2008’s is approximately $643.9bn

Selon les données de la carte 1 (The Costs of «Permanent War and By the Numbers») le budget de la Défense proposé en 2003 de 396 milliards de dollars a atteint dans les faits les 417.4 milliards et correspondait déjà à une augmentation de près de 73% par rapport à celui de 2000 qui atteignait les 289 milliards et plus de la moitié du budget total discrétionnaire des États-Unis. Depuis 2003 ces dépenses viennent s’ajouter à celles de la guerre d’occupation de l’Irak qui atteignent aujourd’hui (fin mars 2007) un total cumulé de 413 milliards de dollars selon le National Priorities Project.

Les estimations des besoins du budget de la Défense qui ont été présentées en mars 2006 dans leLivre Vert de la Défense correspondaient à la somme totale de près de 440 milliards de dollars pour l’année fiscale 2007. Le personnel demandé était de 1 332 300 militaires et autres employés, mais il est noté que ces données ne comprenaient pas les crédits nécessaires pour la guerre mondiale contre le terrorisme. Il s’agissait donc du budget régulier.

A. Goldstein du Washington Post, dans le cadre d’un article sur les faits saillants du budget national de 2007 intitulé «2007 Budget Favors Defense» écrivait à ce sujet: «Dans l’ensemble, le budget de l’année fiscale 2007 aura pour effet d’effectuer les changements que l’Administration s’était évertuée à apporter au cours des cinq dernières années, soit d’augmenter les capacités militaires et de défense contre les menaces terroristes sur le sol des États-Unis tout en restreignant les dépenses dans plusieurs secteurs d’activités comme ceux de l’éducation et du transport ferroviaire.».

V. Des bases pour le contrôle des ressources énergétiques fossiles

Les USA ont entrepris, après les événements du 11 septembre 2001, une guerre globale contre le terrorisme, d’abord en Afghanistan et ensuite en Irak et s’acharnent contre les pays qui n’obéissent pas fidèlement à l’ordre qu’ils veulent imposer à l’ensemble de l’humanité et, notamment, l’Iran, la Corée du Nord, la Syrie et le Venezuela. Ils surveillent de près les gouvernements qui ne sont pas nécessairement favorables à l’expansion de leur emprise sur les ressources de leurs territoires. Ils sont particulièrement préoccupés par les mouvements de résistance à leurs interventions en Amérique du Sud, ce qui a amené le Président Bush à effectuer récemment une tournée éclair dans plusieurs pays tels que le Brésil, l’Uruguay, la Colombie, le Guatemala et le Mexique «pour promouvoir la démocratie et le commerce», mais surtout pour essayer de neutraliser ces mouvements et de bâtir un contrepoids suffisant pour en freiner l’expansion

Il en est ainsi en Asie centrale. Selon Iraklis Tsavdaridis, Secrétaire du Conseil mondial de la Paix (WPC), la présence des bases militaires des U.S.A. ne doit pas être perçue comme servant un objectif purement militaire. Les bases sont là pour promouvoir les intérêts économiques et politiques du capitalisme des États-Unis. Par exemple, les entreprises et le gouvernement étatsuniens ont déjà manifesté un vif intérêt pour construire un corridor sécuritaire pour le pétrole et le gaz naturel du bassin de la mer Caspienne en Asie centrale en passant par l’Afghanistan, le Pakistan et la mer d’Arabie (carte 6). Cette région ne contiendrait que 6% des réserves de pétrole connues et 40% des réserves de gaz. La guerre d’occupation de l’Afghanistan et la construction de bases militaires des U.S.A. en Asie centrale sont considérées comme une occasion propice pour faire de ce pipeline une réalité».

Les USA sont en guerre en Afghanistan et en Irak pour cette raison fondamentale et ils veulent poursuivre ces opérations jusqu’à l’atteinte de leurs objectifs.  Selon les données de l’Encyclopédie libre Wikipédia, les troupes étatsuniennes déployées dans ces pays totalisent près de 190 000 militaires. L’Opération «Enduring Freedom», en Irak seulement est menée avec près de 200 000 effectifs en incluant les 26 000 soldats des autres pays qui participent à la «mission». Une vingtaine de milles pourraient se joindre aux autres contingents dans les prochains mois. En Afghanistan, on dénombre la présence de 25 000 militaires au total (cartes 6 et 7).

Carte 6.  Le pétrole et les guerres au Moyen Orient

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Carte 7. Les bases américaines situées en Asie centrale

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Carte 8. Les gisements de pétrole en Amérique latine

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VI. Des bases militaires pour le contrôle des ressources renouvelables stratégiques

Selon la liste dressée par l’encyclopédie libre Wikipédia, les bases militaires étatsuneinnes à l’étranger, héritage de la Guerre froide, étaient situées principalement en Europe de l’Ouest dont 26 en Allemagne, huit en Grande Bretagne et huit en Italie. À ces bases on pouvait ajouter neuf installations au Japon.

Au cours des dernières années et ce, dans le contexte de la guerre contre «la terreur» les USA ont initié la construction de 14 nouvelles bases autour du Golfe persique  un plan de construction ou de renforcement de 20 bases (106 installations au total) en Irak pour des dépenses totales de 1 100 milliards de dollars dans ce seul pays (Varea, 2007) et l’utilisation d’une dizaine de bases en Asie centrale. Ils ont aussi entrepris ou poursuivi des négociations avec plusieurs pays pour installer, acquérir, agrandir ou louer d’autres bases et, notamment, avec le Maroc, l’Algérie, la République du Mali, le Ghana (Ghana WEB. 2006), le Brésil, l’Australie (Nicholson, B., 2007), la Pologne, la République tchèque (Traynor, I., 2007), l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kirghizstan, l’Italie (Jucca, L., 2007) et la France avec un accord pour s’installer à Djibouti (Manfredi, E., 2007). Toutes ces démarches s’inscrivent dans la perspective de mettre en place une série de bases dans un corridor est/ouest entre la Colombie, le Maghreb, le Proche Orient, l’Asie centrale jusqu’aux Philippines que les Étatsuniens ont appelé «arc d’«instabilité» (Johnson, C., 2004) ainsi que de d’assurer un accès facile et permanent aux ressources hydriques et biologiques de grande valeur comme celles du bassin amazonien (Delgado Jara, D., 2006 et cartes 9 et 10).

Carte 9. Les richesses biologiques de l’Amérique latine

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Carte 10. Les ressources en eau douce en Amérique latine

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VII. Les mouvements de résistance

À l’instar de l’opposition traditionnelle organisée et conduite par les organisations pacifistes et anti-guerre dans le monde au cours des 40 dernières années la redéfinition du réseau des bases militaires étatsuniennes commandées par un redéploiement des forces armées en fonction de la localisation des ressources stratégiques traditionnelles et des ressources renouvelables de grande valeur suscite de nombreuses manifestations d’opposition et de résistance. On a pu l’observer récemment en Espagne, en Équateur, en Italie, au Paraguay, en Ousbékistan, en Bulgarie et dans plusieurs autres pays. Ces manifestations se sont ajoutées aux mouvements de résistance de longue date développés en Corée du Sud, à Puerto Rico, à Guam, aux Philippines, à Cuba, en Europe, au Japon et ailleurs.

Un mouvement mondial de résistance à la présence de bases militaires à l’étranger a pris naissance et s’est développé au cours des dernières années. Il s’agit de NO BASES ou du Réseau international pour l’abolition des bases militaires étrangères

Ce réseau a pour objectif de poursuivre le processus de désarmement et de démilitarisation de la planète et principalement celui du démantèlement des bases militaires étrangères. Il regroupe les organisations qui font la promotion de la paix établie par la démocratie participative et la justice sociale. Le Réseau No Bases organise des campagnes d’éducation et de sensibilisation du public en mobilisant, en ce sens, les forces vives de la société civile. Il travaille aussi aux travaux de réhabilitation des sites militaires abandonnés comme c’est le cas, notamment, en Europe de l’Ouest.

Jusqu’en 2004, ces campagnes ont eu avant tout une portée locale et nationale. Le Réseau permettra désormais de s’étendre à l’échelle du Globe, car comme le souligne le Réseau lui-même «il est très important de développer des liens plus forts et  plus étroits entre les campagnes ayant un impact local et celles qui mobilisent un pays tout entier ou celles qui peuvent  avoir une portée mondiale. Les groupes locaux à travers le monde peuvent s’inspirer et tirer des bénéfices en partageant de l’information, des expériences et des stratégies».

Le Réseau ajoute : «Le fait de prendre conscience qu’on n’est pas seul dans la lutte contre les bases étrangères est un facteur qui renforce et motive les acteurs. Les activités et campagnes dont la coordination est mondiale permettent de faire connaître davantage la portée et l’importance de la résistance à la présence militaire étrangère à travers le monde. Dans la conjoncture actuelle où l’on assiste à un processus plus intense de militarisation et de recours à la force dans le monde on éprouve un besoin urgent et pressant d’établir et de renforcer le réseau international des militants,des organisations et des mouvements qui portent une attention particulière à la présence militaire étrangère et qui travaillent à l’établissement d’un système de justice et de paix».

Pour le Réseau, les guerres en Afghanistan et en Irak et la militarisation et la surveillance accrue des gouvernements et des activités de la société civile par les États-Unis constituent un momentum favorable au renforcement des mouvements de résistance: «Lors d’une rencontre internationale anti-guerre tenue à Jakarta en mai 2003, quelques semaines après le début de l’invasion de l’Irak,une campagne globale contre les bases militaires a été proposée comme une action à prioriser pour les mouvements globaux anti-guerre, de justice et de solidarité».

Depuis lors, cette campagne a pris de l’ampleur. Une liste d’adresses courriels a été établie (nousbases@lists.riseup.net  et nousbases-info@lists.riseup.net) qui permet la diffusion des expériences des membres du mouvement et des échanges d’informations et de discussions. Cette liste est formée maintenant de 300 personnes et  d’organisations en provenance de 48 pays.

Un site Internet permet aussi d’informer adéquatement l’ensemble des membres du Réseau. De nombreuses rubriques fournissent une information précieuse sur les activités qui se déroulent un peu partout dans le monde.

Le Réseau est de plus en plus actif et participe, ainsi, aux Forums sociaux continentaux ou mondiaux et organise des conférences et colloques. Il a participé au Forum social européen à Parisen 2003, et à Londres en 2004, au Forum social des Amériques en Équateur en 2004 et à celui de la Méditerranée en Espagne en 2005. L’un des rassemblements majeurs fut celui qui s’est tenu à Mumbai, en Inde, en 2004 dans les cadres du Forum social mondial. Plus de 125 participants en provenance de 34 pays ont posé les fondements d’une campagne globale coordonnée. Des priorités d’action ont été établies comme celle de fixer un jour donné pour une Action globale visant à souligner les enjeux entourant la présence des bases militaires à l’étranger. Enfin, il importe de mentionner que le Réseau a tenu quatre séances de discussions au Forum social de Porto Alegre en 2005 dont l’une a porté sur le financement des activités du Réseau.

Il convient de rappeler que le Réseau s’inscrit nettement dans le mouvement pacifiste global. Il a permis de faire comprendre davantage à ce mouvement l’importance de la problématique de la présence des bases militaires à l’étranger et qu’il importe que les organismes de justice et de paix lui portent une plus grande attention.

La pertinence du débat entourant la présence des bases militaires à l’étranger n’est plus à démontrer. Les fonctions attribuées à la base de Guantanamo qui échappent au contrôle du droit international, les enjeux autour des projets d’expansion de la puissance militaire des USA au Moyen Orient et en Asie centrale, la vive opposition populaire aux visées étatsuniennes dans la région andine en Amérique du Sud (carte 11) de même que celle que l’on observe au Japon autour des bases de Henoko et d’Okinawa, etc. nous interpellent et exigent une action globale concertée contre cette occupation inscrite dans le concept de la «Permanent War».

Carte 11. Mouvements sociaux de résistance en Amérique latine

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La conférence internationale de Quito et de Manta, Équateur, mars 2007

Une conférence mondiale du réseau pour l’abolition des bases militaires étrangères a eu lieu à Quito et à Manta, Équateur, du 5 au 9 mars 2007.  La conférence a eu pour objectif de souligner les impacts politiques, sociaux, environnementaux et économiques des bases militaires étrangères et de faire connaître les principes des mouvements anti-bases, et construire formellement le réseau, ses stratégies, structure et plans d’action.

Les objectifs principaux de la conférence furent:

- Analyser le rôle des bases militaires étrangères et d’autres formes de présence militaire dans la stratégie de domination globale et ses impacts sur la population et l’environnement;

- Partager des expériences, de solidarité avec les luttes de résistance contre les bases militaires étrangères dans le monde;

- Atteindre un consensus sur des mécanismes d’objectifs, de plans d’action, de coordination, de communication et de prise de décision pour un réseau global pour l’abolition de toutes les bases militaires étrangères et d’autres formes de présence militaire;

- Établir des luttes et des plans d’action globaux qui renforcent les luttes de gens du pays et assurent leur coordination à l’échelle internationale.

Conclusion

Cet article a permis de constater combien l’emprise de la puissance militaire des États-Unis dans le monde est considérable et ne cesse d’augmenter. Les Étatsuniens considèrent la surface terrestre comme un terrain à conquérir, à occuper et à exploiter. La division du monde en unités de combat et de commandement illustre fort bien cette réalité. Dans ce contexte, il nous semble que l’humanité se trouve ainsi contrôlée voire attachée à des chaînes dont les maillons constituent les bases militaires.

Le processus de redéploiement des installations militaires en cours doit être analysé de façon minutieuse si l’on veut comprendre les stratégies d’intervention de Washington dans toutes les régions du monde. Ce processus est conduit sous la gouverne de la force, de la violence armée, de l’intervention à travers des accords de «coopération» dont les velléités de conquête sont sans cesse réaffirmées dans le design des pratiques du commerce et des échanges. Le développement économique est assuré par la militarisation ou le contrôle des gouvernements et des sociétés et des ressources immenses sont sacrifiées pour permettre ce contrôle dans la plupart des régions dotées de richesses stratégiques pour consolider les bases de l’Empire.

La mise sur pied du Réseau international pour l’abolition des bases militaires étrangères s’avère un moyen extraordinaire pour lutter contre le processus de militarisation de la Planète. Ce réseau est indispensable et son développement ne pourra se faire sans une adhésion ou un engagement de tous les peuples du monde. Ce sera extrêmement difficile de les mobiliser, mais les liens créés par ce réseau seront favorables à des luttes concertées à l’échelle mondiale.

En terminant, il convient de revoir les termes de la Déclaration finale de la 2ième Conférence internationale contre les bases militaires étrangères qui s’est tenue à La Havane en novembre 2005,déclaration formulée par les délégués de 22 pays ). Celle-ci cerne les enjeux majeurs entourant l’avenir de l’humanité et constitue un Appel à la solidarité internationale pour le désarmement et la paix.

 

Jules Dufour, Ph.D., est Président de l’Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, membre du Cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre du Conseil national de Développement & Paix.

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Military of the United States : http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_armed_forces

MOVIMIENTOS SOCIALES DE RESISTENCIA EN AMÉRICA LATINA

No a la instalacion de una base de la OTAN en Zaragoza :
http://www.ecologistasenaccion.org/article.php3?id_article=6261

OTAN – Le grand jeu des bases militaires en terre européenne :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=DIN20060509&articleId=2414

Protestas contra bases militares de EEUU en Espana :
http://spanish.peopledaily.com.cn/spanish/200104/02/sp20010402_46341.html

RIQUEZA DE LA BIODIVERSIDAD EN AMÉRICA LATINA

US Military Troops and Bases Around the World :
http://www.globalpolicy.org/empire/intervention/2003/0710imperialmap.htm

U.S. Military Troops and Bases Around the World /united for peace & justice:
http://www.unitedforpeace.org/article.php?id=884

US Military Expansion and Intervention :
http://www.globalpolicy.org/empire/intervention/index.htm

 

YACIMIENTOS PETROLEROS EN AMÉRICA LATINA :
http://www.visionesalternativas.com/militarizacion/mapas/mapapetrol.htm

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Les plans de refonte du Moyen-Orient: Le projet d’un «Nouveau Moyen-Orient»

Les plans de refonte du Moyen-Orient: Le projet d’un «Nouveau Moyen-Orient»

Global Research, Janvier 27, 2013
Mondial recherche 18 Novembre 2006

Les plans de refonte du Moyen-Orient: Le projet d'un «Nouveau Moyen-Orient»

L’analyse d’avant-garde qui suit a été publié par Global Research en Novembre 2006

« L’hégémonie est aussi vieux que l’humanité ... »-Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité nationale US

Le terme «Nouveau Moyen-Orient» a été introduit dans le monde en Juin 2006 à Tel Aviv par la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice (qui a été crédité par les médias occidentaux pour inventer le terme) en remplacement de l’ancienne et plus imposant terme, l’ » Grand Moyen-Orient ».

Ce changement dans la phraséologie de la politique étrangère a coïncidé avec l’inauguration de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) Oil Terminal de la Méditerranée orientale. Le terme et la conceptualisation du «Nouveau Moyen-Orient », a ensuite été annoncées par le secrétaire d’Etat et le Premier ministre israélien États-Unis à la hauteur de l’anglo-américain sponsorisé siège israélien du Liban. Le Premier ministre Olmert et la secrétaire Rice ont informé les médias internationaux que le projet d’un «Nouveau Moyen-Orient» a été exécuté à partir du Liban.

Cette annonce a été la confirmation d’une « feuille de route militaire » anglo-israélo-américaine au Moyen-Orient. Ce projet, qui a été dans les premières étapes de planification depuis plusieurs années, consiste à créer un arc d’instabilité, le chaos et la violence qui s’étend du Liban, la Palestine et la Syrie en Irak, dans le Golfe Persique, l’Iran et les frontières de l’OTAN en garnison Afghanistan.

Le projet «Nouveau Moyen-Orient» a été introduit en bourse par Washington et Tel-Aviv avec l’espoir que le Liban serait le point de pression pour réaligner l’ensemble du Moyen-Orient et en libérant ainsi les forces du «chaos constructif». Ce «chaos constructif», ce qui génère conditions de la violence et de la guerre dans toute la région, à son tour être utilisés pour que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël pourrait redessiner la carte du Moyen-Orient conformément à leurs besoins et objectifs géostratégiques.

Nouveau Moyen-Orient Carte

Secrétaire Condoleezza Rice a déclaré lors d’une conférence de presse que «[c] e que nous voyons ici [en ce qui concerne la destruction du Liban et les attaques israéliennes sur le Liban], en un sens, est la pangs’-de-la croissance la naissance un «Nouveau Moyen-Orient» et quoi que nous fassions, nous [à savoir les Etats-Unis] doivent être certains que nous poussons vers le nouveau Moyen-Orient [et] ne vais pas revenir à l’ancien. «  1 Condoleezza Rice a été immédiatement critiqué pour ses déclarations à la fois au Liban et à l’étranger pour exprimer l’indifférence à la souffrance de toute une nation, qui a été bombardé sans discernement par l’armée de l’air israélienne.

La feuille de route militaire anglo-américaine au Moyen-Orient et en Asie centrale 

Le discours de secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice sur le « Nouveau Moyen-Orient» avait ouvert la voie. Les attaques israéliennes sur le Liban, qui avaient été pleinement approuvée par Washington et Londres ont davantage compromise et validé l’existence des objectifs géostratégiques des Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël. Selon le professeur Mark Levine Les «mondialistes néo-libérales et néo-conservateurs, et, finalement, l’administration Bush, serait s’accrocher à la destruction créatrice comme une façon de décrire le processus par lequel ils espéraient créer leurs nouveaux ordres mondiaux, » et que  » destruction créatrice [dans] les Etats-Unis était, selon les mots du philosophe néo-conservateur et conseiller de Bush, Michael Ledeen, «une force révolutionnaire awesome ‘pour (…) la destruction créatrice …» 2

Anglo-American Irak occupé, en particulier le Kurdistan irakien, semble être le terrain préparatoire de la balkanisation (division) et fïnlandisation (pacification) du Moyen-Orient. Déjà, le cadre législatif, dans le cadre du Parlement irakien et le nom de fédéralisation irakienne, pour la partition de l’Irak en trois parties est attirée sur. (Voir la carte ci-dessous)

En outre, la feuille de route militaire anglo-américaine semble être en lice une entrée en Asie centrale via le Moyen-Orient. Le Moyen-Orient, l’Afghanistan et le Pakistan sont des tremplins pour étendre l’influence américaine dans l’ex-Union soviétique et les républiques ex-soviétiques d’Asie centrale. Le Moyen-Orient est dans une certaine mesure le tiers sud de l’Asie centrale. Asie centrale à tour de rôle est également nommé comme « Southern Tier la Russie » ou la Russie « étranger proche».

Beaucoup de savants russes et d’Asie centrale, les planificateurs militaires, stratèges, conseillers de sécurité, économistes et politiciens considèrent l’Asie centrale («Southern Tier de la Russie») à être vulnérables et «ventre mou» de la Fédération de Russie. 3

Il convient de noter que, dans son livre Le grand échiquier: La suprématie américaine et ses impératifs géostratégiques , Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller de sécurité nationale, a fait allusion au Moyen-Orient moderne comme un levier de commande d’une zone t-il, Brzezinski, appelle les Balkans eurasiens. Les Balkans Eurasiens se compose du Caucase (Géorgie, la République de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie) et en Asie centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan, Turkménistan, l’Afghanistan et le Tadjikistan) et dans une certaine mesure à la fois l’Iran et la Turquie. L’Iran et la Turquie tant sur ​​la forme des niveaux les plus septentrionales du Moyen-Orient (à l’exception du Caucase 4 ) qui pointe vers l’Europe et l’ancienne Union soviétique.

La carte du « Nouveau Moyen-Orient »

Une carte relativement inconnu du Moyen-Orient, l’OTAN et la garnison en Afghanistan et au Pakistan a circulé autour stratégique gouvernementale, l’OTAN, les cercles politiques et militaires depuis la mi-2006. Il a été autorisé à causalement surface en public, peut-être dans une tentative de parvenir à un consensus et à préparer lentement le grand public pour possible, peut-être même cataclysmiques, changements au Moyen-Orient. Il s’agit d’une carte d’un redessiné et restructuré Moyen-Orient identifié comme le « Nouveau Moyen-Orient».

CARTE DE LA NOUVELLE AU MOYEN-ORIENT

 

Les plans de refonte du Moyen-Orient: Le projet d'un «Nouveau Moyen-Orient» dans دراسات The%20Project%20for%20the%20New%20Middle%20East

Remarque:
 La carte suivante a été préparée par le Lieutenant-colonel Ralph Peters. Il a été publié dans le Journal des Forces armées en Juin 2006, Peters est un colonel à la retraite de l’US National Academy guerre. (Map Copyright lieutenant-colonel Ralph Peters 2006).

Bien que la carte ne reflète pas officiellement la doctrine du Pentagone, il a été utilisé dans un programme de formation au Collège de défense de l’OTAN pour les officiers supérieurs. Cette carte, ainsi que d’autres cartes similaires, a probablement été utilisé à l’Académie de guerre ainsi que dans les cercles de planification militaire.

Cette carte de la «Nouveau Moyen-Orient» semble être fondée sur plusieurs autres cartes, y compris des cartes plus anciennes des frontières potentielles au Moyen-Orient remontant à l’époque du président américain Woodrow Wilson et la Première Guerre mondiale Cette carte est mise en valeur et présentés comme le fruit de la retraite du lieutenant-colonel Peters (US Army) Ralph, qui croit que les frontières redessinées contenues dans la carte sera fondamentalement résoudre les problèmes du Moyen-Orient contemporain.

La carte du « Nouveau Moyen-Orient» a été un élément clé dans le livre ancien lieutenant-colonel,Never Quit la lutte , qui a été rendu public le Juillet 10, 2006. Cette carte de redessiner Moyen-Orient a également été publié, sous le titre de frontières sang: Comment mieux un Moyen-Orient aurait l’air , dans le Journal armées de l’armée américaine Forces avec les commentaires de Ralph Peters. 5

Il est à noter que le lieutenant-colonel Peters a été mise affecté au bureau du sous-chef d’état-major du renseignement, au sein du ministère américain de la Défense, et a été l’un des plus grands écrivains du Pentagone avec de nombreux essais sur la stratégie pour les revues militaires et US étrangères politique.

Il a été écrit que Ralph Peters « quatre livres précédents sur la stratégie ont eu une grande influence dans les milieux gouvernementaux et militaires», mais on peut être pardonné de demander si, en fait tout le contraire pourrait avoir lieu.  Pourrait-il être le lieutenant-colonel Peters est révélateur et de mettre en avant ce que Washington et ses planificateurs stratégiques ont prévu pour le Moyen-Orient?

Le concept d’un redessiné Moyen-Orient a été présenté comme un «humanitaire» et «juste» un arrangement qui serait avantageux pour les personnes (s) du Moyen-Orient et de ses régions périphériques. Selon Ralph-Pierre:

Les frontières internationales ne sont jamais complètement juste. Mais le degré d’injustice qu’ils infligent à ceux que les frontières forcer ensemble ou séparément fait une énorme différence – souvent la différence entre la liberté et l’oppression, de la tolérance et de l’atrocité, la primauté du droit et le terrorisme, ou même la paix et de la guerre.

Les frontières les plus arbitraires et déformées dans le monde se trouvent en Afrique et au Moyen-Orient. Dessiné par intéressée Européens (qui ont eu du mal à définir suffisante de leurs propres frontières), les frontières de l’Afrique continuent à provoquer la mort de millions d’habitants de la région. Mais les frontières injustes dans le Moyen-Orient – pour emprunter à Churchill – génèrent plus de mal que peut être consommée localement.

Alors que le Moyen-Orient a beaucoup plus de problèmes que les frontières dysfonctionnelles seuls – de la stagnation culturelle à travers l’inégalité scandaleuse à l’extrémisme religieux mortelle – le plus grand tabou en s’efforçant de comprendre l’échec complet de la région n’est pas l’islam, mais les limites terrible, mais sacro-saintes-internationaux adoré par nos propres diplomates.

Bien sûr, aucun ajustement de frontières, mais draconienne, pourrait faire toutes les minorités au Moyen-Orient heureux. Dans certains cas, les groupes ethniques et religieux vivent mêlés et se sont mariés. Ailleurs, les réunions sur la base de sang ou de conviction pourrait ne pas s’avérer très joyeux comme leurs partisans actuels attendre. Les limites prévues dans les cartes accompagnant cet article à réparer les torts subis par les plus significatifs « triché » groupes de population, comme les Kurdes, Baloutches et arabes chiites [les musulmans], mais ne tiennent pas compte de façon adéquate des chrétiens du Moyen-Orient, bahaïs, les ismaéliens , et de nombreux autres Naqshbandis minorités numériquement moins importants. Et une mauvaise hantise peuvent jamais être réparées avec une récompense de territoire: le génocide perpétré contre les Arméniens par l’Empire ottoman agonisant.

Pourtant, pour toutes les injustices des frontières ré-imaginé ici laisser en l’état, sans de telles révisions de limites importantes, nous ne verrons jamais un Moyen-Orient plus pacifique.

Même ceux qui abhorrent le thème des frontières modifiant serait bien servi à s’engager dans un exercice qui vise à concevoir un juste, si elle est encore imparfaite, de la modification des frontières nationales entre le Bosphore et l’Indus. Accepter que l’art de gouverner internationale n’a jamais développé des outils efficaces – à court de guerre – pour réajuster les frontières défectueux, un effort mental pour comprendre le Moyen-Orient « bio » frontières permet néanmoins de comprendre l’ampleur des difficultés auxquelles nous sommes confrontés et continueront à faire face. Nous avons affaire à colossales, des déformations artificielles qui n’arrêtent pas de générer la haine et la violence jusqu’à ce qu’elles soient corrigées. 6

(souligné dans l’original)

« Pain Necessary« 

En plus de croire qu’il existe une « stagnation culturelle » au Moyen-Orient, il faut noter que Ralph Peters admet que ses propositions sont «draconien» dans la nature, mais il insiste sur le fait qu’ils sont des douleurs nécessaires pour les peuples du Moyen-Orient. Ce point de vue de la douleur nécessaire et de la souffrance est en parallèle saisissant à la croyance secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice que la dévastation du Liban par l’armée israélienne était un mal nécessaire ou «pang naissance» afin de créer le « Nouveau Moyen-Orient» que Washington, Londres et Tel Aviv imaginer.

Par ailleurs, il est intéressant de noter que le sujet du génocide arménien est politisé et stimulé en Europe pour offenser la Turquie. 7

La révision, démontage, remontage et des États-nations du Moyen-Orient ont été emballés comme une solution aux hostilités au Moyen-Orient, mais ce n’est absolument fausse, trompeuse, et fictive.Les partisans d’un «Nouveau Moyen-Orient» et les frontières redessinées dans la région et ne parviennent pas à éviter franchement représentent les racines des problèmes et des conflits dans le Moyen-Orient contemporain. Ce que les médias ne reconnaît pas le fait que presque tous les grands conflits qui affligent le Moyen-Orient sont la conséquence du chevauchement anglo-américano-israéliennes ordre du jour.

Bon nombre des problèmes qui affectent le Moyen-Orient contemporain sont le résultat de l’aggravation délibérée des tensions préexistantes régionales. Division sectaire, les tensions ethniques et de la violence interne ont été traditionnellement exploitées par les États-Unis et la Grande-Bretagne dans diverses parties du globe, dont l’Afrique, l’Amérique latine, les Balkans et au Moyen-Orient. L’Irak est juste l’un des nombreux exemples de la stratégie anglo-américaine de «diviser pour régner». D’autres exemples sont le Rwanda, la Yougoslavie, le Caucase et l’Afghanistan.

Parmi les problèmes dans le Moyen-Orient contemporain est l’absence d’une véritable démocratie où la politique américaine et britannique des Affaires étrangères a effectivement été délibérément obstruction. Western-style « démocratie » a été une exigence seulement pour les Etats du Moyen-Orient qui ne sont pas conformes aux exigences politiques de Washington. Invariablement, il constitue un prétexte à la confrontation. L’Arabie saoudite, l’Egypte et la Jordanie sont des exemples d’Etats non démocratiques que les États-Unis a aucun problème avec car ils sont fermement alligned dans l’orbite anglo-américaine ou de la sphère.

En outre, les États-Unis ont délibérément bloqué ou déplacés de véritables mouvements démocratiques au Moyen-Orient de l’Iran en 1953 (où un coup d’Etat US / UK subventionnée a été mis en scène contre le gouvernement démocratique du premier ministre Mossadegh) à l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Turquie, les Émirats arabes émirats, et la Jordanie, où l’alliance anglo-américaine soutient le contrôle militaire, les absolutistes, et les dictateurs, sous une forme ou une autre. Le dernier exemple de ceci est la Palestine.

La protestation turque au Collège militaire de l’OTAN à Rome

Plan du lieutenant-colonel Ralph Peters du «Nouveau Moyen Orient» a suscité des réactions de colère en Turquie. Selon les communiqués de presse turcs le 15 Septembre 2006, la carte du « Nouveau Moyen-Orient» a été affiché au collège militaire de l’OTAN à Rome, en Italie. Il a en outre été signalé que des officiers turcs ont immédiatement été outrés par la présentation d’une Turquie en portions et segmenté. 8 La carte a reçu une certaine forme d’approbation de la US National Academy guerre avant qu’il ne soit dévoilé devant des officiers de l’OTAN à Rome.

Le chef d’état-major turc, le général Buyukanit, a contacté le président américain des chefs d’état-major interarmées, le général Peter Pace, et a protesté contre l’événement et l’exposition de la carte redessinée du Moyen-Orient, en Afghanistan et au Pakistan. 9 En outre, le Pentagone a sorti de sa façon d’assurer la Turquie que la carte ne reflète pas la politique officielle des États-Unis et objectifs dans la région, mais cela semble être en conflit avec Anglo-American actions dans le Moyen-Orient et de l’OTAN en Afghanistan garnison.

Y at-il une connexion entre Zbigniew Brzezinski «Eurasie Balkans» et le «Nouveau Moyen-Orient» du projet?

Voici quelques extraits importants et des passages du livre de l’ancien conseiller de sécurité nationale Zbigniew Brzezinski, Le Grand Echiquier:. suprématie américaine et ses géo-stratégiques impératifs Brzezinski déclare aussi que la Turquie et l’Iran, les deux Etats les plus puissants des Balkans eurasiens », « situé sur son niveau le sud, sont « potentiellement vulnérable aux conflits ethniques internes [balkanisation],» et que, «Si l’un ou les deux d’entre eux devaient être déstabilisés, les problèmes internes de la région deviendraient ingérables. » 10

Il semble qu’un divisé et balkanisé l’Irak serait le meilleur moyen d’y parvenir. Prendre ce que nous savons à partir d’admission propres de la Maison Blanche, il ya une croyance selon laquelle «destruction créatrice et le chaos » au Moyen-Orient sont des atouts bénéfiques à remodeler le Moyen-Orient, la création du « Nouveau Moyen-Orient», et de favoriser la feuille de route anglo-américaine au Moyen-Orient et en Asie centrale:

En Europe, le mot «Balkans» évoque des images de conflits ethniques et les rivalités des grandes puissances régionales. Eurasie, aussi, a ses «Balkans», mais les Balkans eurasiens sont beaucoup plus grandes, plus peuplées, plus religieusement et ethniquement hétérogène. Ils sont situés dans ce grand rectangle géographique qui délimite la zone centrale de l’instabilité mondiale (…) qui embrasse parties de l’Europe du Sud, en Asie centrale et dans certaines parties de l’Asie du Sud [Pakistan, au Cachemire, en Inde occidentale], la zone du golfe Persique et du Moyen-Orient.

Les Balkans eurasiens forment le noyau interne de ce grand rectangle (…) ils diffèrent de la zone extérieure d’une manière particulièrement significative: ils sont un vide du pouvoir. Bien que la plupart des États situés dans le golfe Persique et le Moyen-Orient sont instables, la puissance américaine est de cette région [c'est à dire du Moyen-Orient] arbitre ultime. La région instable dans la partie extérieure zone est donc un domaine de l’hégémonie de puissance unique et est tempérée par cette hégémonie . En revanche, les Balkans eurasiens sont vraiment penser à l’ancienne, des Balkans plus familières de l’Europe du Sud: non seulement ses entités politiques instables, mais ils tentent et invitent l’intrusion de voisins plus puissants, chacun d’entre eux est déterminé à s’opposer à la domination de la région par autre. C’est cette combinaison familière d’un vide de pouvoir et de puissance d’aspiration qui justifie l’appellation « Balkans eurasiens».

Les Balkans traditionnels représentaient un prix potentiel géopolitique dans la lutte pour la suprématie européenne. Les Balkans Eurasiens, à cheval sur le réseau de transport inévitablement émergente destinée à relier plus directement Eurasie riches et les plus industrieux extrémités occidentale et orientale, sont également géopolitique important. Par ailleurs, ils sont de importance du point de vue de la sécurité ambitions et historique à au moins trois de leurs voisins les plus immédiats et les plus puissants, à savoir, la Russie, la Turquie et l’Iran, la Chine a également un intérêt croissant de signalisation politique dans la région. Mais les Balkans Eurasiens sont infiniment plus important en tant que prix potentiel économique: une énorme concentration de gaz naturel et de pétrole se trouve dans la région, en plus d’importants minéraux, dont l’or.

 La consommation d’énergie dans le monde est lié à augmenter considérablement au cours des deux ou trois prochaines décennies. Selon les estimations du ministère américain de l’énergie prévoient que la demande mondiale augmentera de plus de 50 pour cent entre 1993 et 2015, l’augmentation la plus significative de la consommation se produisant dans l’Extrême-Orient. L’élan du développement économique de l’Asie est déjà générer des pressions énormes pour l’exploration et l’exploitation de nouvelles sources d’énergie, et de la région d’Asie centrale et du bassin de la mer Caspienne sont connus pour contenir des réserves de gaz naturel et de pétrole qui éclipsent celles du Koweït, dans le golfe du Mexique, la Mer du Nord.

L’accès à ces ressources et le partage de ses richesses potentielles représentent des objectifs qui agitent les ambitions nationales, de motiver les intérêts des entreprises, de raviver les revendications historiques, raviver les aspirations impériales, et le carburant rivalités internationales. La situation est d’autant plus volatile par le fait que la région n’est pas mais seulement un vide du pouvoir est aussi interne instable.

(…)

Les Balkans eurasiens incluent neuf pays qui ont d’une manière ou d’une autre correspondent à la description qui précède, avec deux autres comme des candidats potentiels. Les neuf sont le Kazakhstan [orthographe alternative et officielle du Kazakhstan], le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan, le Turkménistan, l’Azerbaïdjan, l’Arménie, et la Géorgie, chacun d’entre eux faisait autrefois partie de la défunte Union soviétique, ainsi que l’Afghanistan.

Les ajouts possibles à la liste sont la Turquie et l’Iran, tous les deux beaucoup plus politiquement et économiquement viable, les deux concurrents actifs pour l’influence régionale dans les Balkans Eurasiens, et donc à la fois d’importants acteurs géostratégiques dans la région. Dans le même temps, les deux sont potentiellement vulnérables aux conflits ethniques internes. Si l’une ou les deux devaient être déstabilisés, les problèmes internes de la région deviendraient ingérables, alors que les efforts pour restreindre la domination régionale par la Russie pourraient même devenir inutile. 11

(Nous soulignons)

Redessiner le Moyen-Orient

Le Moyen-Orient, à certains égards, est un parallèle frappant avec les Balkans et en Europe centrale et orientale au cours des années qui ont précédé la Première Guerre mondiale. Dans le sillage de la guerre dans le monde d’abord, les frontières des Balkans et de l’Europe centrale et orientale ont été redessinées. Cette région a connu une période de bouleversements, de la violence et des conflits, avant et après la Première Guerre mondiale, qui était le résultat direct des intérêts économiques étrangers et les interférences.

Les raisons de la Première Guerre mondiale sont de plus sinistre que la norme manuel scolaire d’explication, l’assassinat de l’héritier du trône de l’empire austro-hongrois (Habsbourg) Empire, l’archiduc François-Ferdinand, à Sarajevo. Les facteurs économiques étaient la vraie motivation pour la guerre à grande échelle en 1914.

Norman Dodd, un ancien banquier de Wall Street et enquêteur pour le Congrès américain, qui a examiné américaines exonérées d’impôt fondations, a confirmé dans une interview 1982, que ces individus puissants qui dans les coulisses contrôle les finances, les politiques, et le gouvernement des États-Unis avaient en fait également prévu l’implication américaine dans une guerre, ce qui contribuerait à enraciner leur emprise sur le pouvoir.

Le témoignage qui suit est la transcription de l’interview de Norman Dodd avec G. Edward Griffin;

Nous sommes maintenant à l’année 1908, qui fut l’année où la Fondation Carnegie a commencé ses opérations. Et, cette année, la réunion fiduciaires, pour la première fois, a soulevé une question spécifique, où ils ont discuté pendant le reste de l’année, d’une manière très savant.  Et la question est la suivante: Y at-il un quelconque moyen connu plus efficace que guerre, en supposant que vous voulez changer la vie de tout un peuple? Et ils concluent que, aucun des moyens plus efficaces d’y parvenir est connu à l’humanité, que la guerre. Ainsi donc, en 1909, elles soulèvent la deuxième question, et d’en discuter, à savoir, comment pouvons-nous impliquer la Etats-Unis dans une guerre?

Eh bien, je doute, à ce moment-là, s’il y avait un objet plus éloigné de la pensée de la plupart des gens de ce pays [Etats-Unis], de son implication dans une guerre. Il y avait des spectacles intermittents [guerres] dans les Balkans, mais je doute fort que beaucoup de gens savaient même où les Balkans étaient.  Enfin, ils répondre à cette question comme suit:. nous devons contrôler le Département d’Etat

Et puis, c’est très naturellement soulève la question de savoir comment faisons-nous cela?  Ils y répondre en disant, nous devons prendre en charge et contrôler l’appareil diplomatique de ce pays et, enfin, ils décident de viser à ce que l’objectif. Puis, le temps passe, et nous sommes finalement dans une guerre, ce qui serait la Première Guerre mondiale À ce moment-là, ils enregistrent sur ​​leurs minutes un rapport choquant dans lequel ils envoient au président Wilson un télégramme garde lui de voir que la guerre n’est pas mettre fin trop rapidement. Et enfin, bien sûr, la guerre est finie.

A cette époque, leur intérêt se déplace vers la prévention de ce qu’ils appellent un retour de la vie aux États-Unis à ce qu’elle était avant 1914, lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté.

(Nous soulignons)

Le redécoupage et la partition du Moyen-Orient depuis les rivages de la Méditerranée orientale du Liban et de la Syrie vers l’Anatolie (Asie Mineure), l’Arabie, le golfe Persique et le plateau iranien répond aux grands objectifs économiques, stratégiques et militaires, qui font partie d’une longue ordre du jour anglo-américaine et israélienne dans la région.

Le Moyen-Orient a été conditionnée par des forces extérieures dans un baril de poudre qui est prête à exploser avec la gâchette droite, peut-être le lancement d’Anglo-American et / ou raids aériens israéliens contre l’Iran et la Syrie. Une extension de la guerre au Moyen-Orient pourrait entraîner des frontières redessinées qui sont stratégiquement avantageux pour les intérêts anglo américains et israéliens.

OTAN-Afghanistan garnison a été divisé avec succès, tout sauf le nom. L’animosité a été inséminée au Levant, où une guerre civile palestinienne est nourrie et divisions au Liban agité. La Méditerranée orientale a été militarisée avec succès par l’OTAN. La Syrie et l’Iran continuent d’être diabolisé par les médias occidentaux, en vue de justifier un programme militaire. À leur tour, les médias occidentaux ont nourri, sur une base quotidienne, les notions erronées et biaisées que les populations de l’Irak ne peuvent pas co-exister et que le conflit n’est pas une guerre d’occupation, mais une «guerre civile», caractérisée par des troubles intérieurs offerts entre chiites, Les sunnites et les Kurdes.

Les tentatives de créer intentionnellement l’animosité entre les différents groupes ethno-culturels et religieux du Moyen-Orient ont été systématiques. En fait, ils font partie d’un programme de renseignement secret soigneusement conçu.

Encore plus inquiétant, de nombreux gouvernements du Moyen-Orient, comme celle de l’Arabie Saoudite, aident Washington à fomenter des divisions entre les populations du Moyen-Orient.L’objectif ultime est d’affaiblir le mouvement de résistance contre l’occupation étrangère par le biais d’une «stratégie de diviser pour régner» qui sert les intérêts anglo-américains et israéliens dans la région au sens large.

Mahdi Darius Nazemroaya est un auteur indépendant basé à Ottawa qui se spécialise dans les affaires du Moyen-Orient et d’Asie centrale. Il est chercheur associé au Centre de recherche sur la mondialisation (CRM).

 

Remarques

1 Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, Briefing spécial sur le voyage au Moyen-Orient et en Europe de Condoleezza Rice (Conférence de presse, Département d’Etat américain, Washington, DC, Juillet 21, 2006).

http://www.state.gov/secretary/rm/2006/69331.htm

2 Professeur Mark LeVine, la nouvelle destruction créatrice, Asia Times , Août 22, 2006.

http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/HH22Ak01.html

3 Professeur Andrej Kreutz, La géopolitique de la Russie post-soviétique et le Moyen-Orient, les études arabes trimestriel (ASQ) (Washington, DC: Association des arabo-américaine diplômés universitaires, Janvier 2002).

http://findarticles.com/p/articles/mi_m2501/is_1_24/ai_93458168/pg_1

4 Le Caucase Caucase ou peut être considéré comme faisant partie du Moyen-Orient ou comme une région distincte

5 Le lieutenant-colonel (retraité) Ralph Peters, sang frontières: Comment mieux un Moyen-Orient aurait l’air, Armed Forces Journal (AFJ), Juin 2006.

http://www.armedforcesjournal.com/2006/06/1833899

Ibid.

7 Crispian Balmer, français députés retour facture génocide arménien, la Turquie en colère, Reuters, 12 Octobre, 2006.

James McConalogue, française contre les Turcs: Parler de génocide arménien, Le Journal de Bruxelles , Octobre 10, 2006.

http://www.brusselsjournal.com/node/1585

8 Suleyman Kurt, sculpté en place la carte de la Turquie à l’OTAN Aller excuses États-Unis, Zaman(Turquie), Septembre 29, 2006.

http://www.zaman.com/?bl=international&alt=&hn=36919

Ibid.

10 Zbigniew Brzezinski, Le grand échiquier: La suprématie américaine et ses impératifs géostratégiques (New York: Basic Books, 1997).

http://www.perseusbooksgroup.com/basic/book_detail.jsp?isbn=0465027261

11 Ibid.

 

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