Le projet de Nouvel Ordre Mondial trébuche sur les réalités géopolitiques

 

par  Imad  Fawzi  Shueibi  -Imad Fawzi ShueibiPhilosophe  et  géopoliticien.  Président  du  Centre  de  documentation  et  d’études  stratégiques  (Damas,  Syrie).

Voici  quatre   siècles  que  des  leaders  politiques  tentent  de  créer  un  ordre  international  qui  régisse  les  relations    entre  les  Nations  et  prévienne  les guerres . Si  le  principe  de  souveraineté  des  États  a  donné  des  résultats,  les organisations  intergouvernementales  ont  surtout  reflété  les  rapports  de  force  d’un  moment.  Quant  à  l’ambitieux projet  US  de  Nouvel  Ordre Mondial , il  est   en  train  de  se  fracasser  sur  les  nouvelles  réalités  géopolitiques.

RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 14 AOÛT 2012 Le projet de Nouvel Ordre Mondial trébuche sur les réalités géopolitiques dans تأمل و نظريات ligne-rouge

La lente formation d’un ordre international

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Maximilien de Béthune, Duc de Sully (1559-1641)

L’idée d’un ordre mondial, ou international, apparaît dès le XVIIe siècle, même si l’expression « ordre mondial » n’a été introduite que récemment dans le discours politique. Elle a été discutée chaque fois que se présentait une occasion d’organiser et de pérenniser la paix.

C’est en 1603 que le roi de France Henri IV fit élaborer par son ministre, le duc de Sully, un premier projet. Il s’agissait de constituer une république chrétienne incluant tous les peuples d’Europe. Elle aurait garanti la préservation des nationalités et des cultes et aurait été chargée de régler les problèmes entre eux.

Ce Grand Dessein stipulait la redéfinition des frontières des États pour équilibrer leur puissance, la création d’une Confédération européenne à 15, avec un Conseil supranational disposant d’un pouvoir d’arbitrage, et une armée capable de protéger la confédération face aux Turcs.

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Cependant ce rêve fut interrompu par l’assassinat d’Henri IV et ne ressurgit qu’à l’issue des guerres déclenchées par Louis XIV. L’abbé de Saint-Pierre lança son Projet pour rendre la paix perpétuelle entre les souverains chrétiens.

Ce plan, qui a été présenté au Congrès d’Utrecht (1713), consistait à adopter intégralement toutes les décisions prises dans ladite conférence comme base définitive en matière de tracement des frontières entre les pays belligérants, et la mise en place d’une ligue des nations européennes (une fédération internationale) ayant pour mission de prévenir les conflits.

Indépendamment de cette utopie, le plus important à cette époque fut, bien entendu, les Traités de paix de Westphalie, signés en 1648. Ils interviennent à l’issue d’un guerre de Trente ans, conduite sous bannières religieuses, donnant lieu à une accumulation de haine et à l’anéantissement de 40 % de la population.

Les négociations durèrent quatre ans (1644-1648). En définitive, elles consacrèrent une égalité dans les négociations entre toutes les parties belligérantes, qu’elles soient catholiques ou protestantes, monarchiques ou républicaines.

Les Traités de Westphalie posaient quatre principes fondamentaux : 
- 1. La souveraineté absolue de l’État-nation, et le droit fondamental à l’autodétermination politique. 
- 2. L’égalité juridique entre les États-nations. Le plus petit État est, de ce fait, égal au plus grand, quelque soit sa faiblesse ou sa force, sa richesse ou sa pauvreté. 
- 3. Le respect des traités, et l’émergence d’un droit international contraignant. 
- 4. La non ingérence dans les affaires intérieures des autres États.

Certes, ce sont des principes généraux qui ne déterminent pas une souveraineté absolue, mais il n’y en a jamais eu. Toutefois ces principes délégitimaient toute action susceptible d’abolir cette souveraineté.

Les philosophes politiques ont tous soutenu ces projets. Rousseau a vivement appelé à constituer un unique État contractuel regroupant tous les pays européens. Kant a publié en 1875 Vers la Paix perpétuelle. Pour lui, la paix est une construction juridique qui exige de codifier une loi générale applicable à tous les États. L’utilitariste anglais Bentham a stigmatisé la diplomatie secrète en ce qu’elle s’exonère du droit. Il a appelé également à créer une opinion publique internationale pouvant contraindre les gouvernements à se soumettre aux résolutions internationales ainsi qu’à l’arbitrage.

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Signature d’un des Traités de Westphalie

La création des institutions régulatrices internationales

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Clément-Wenceslas de Metternich (1773-1859)

L’idée d’un ordre international n’a cessé de progresser au fur et à mesure, et toujours sur la base des règles de la souveraineté adoptées par les Traités de Westphalie. Elle a donné naissance à laSainte Alliance proposée par le Tsar Alexandre Ier en 1815, ainsi qu’au projet deConcert européen proposé par le chancelier autrichien Metternich au XIXème siècle visant à prévenir « la révolution » qui signifie dans le langage rationnel politique, le chaos.

C’est à partir de ce moment que les États commencèrent à tenir des sommets pour résoudre des problèmes en dehors des guerres, en privilégiant l’arbitrage et la diplomatie.

C’est dans cette perspective que la Société des Nations (SdN) fut fondée à l’issue de la Première Guerre mondiale. Mais elle n’était que la concrétisation des rapports de force du moment, au service des puissances victorieuses de cette guerre. Ses valeurs morales étaient donc relatives. Ainsi, malgré son objectif affiché de régler les différents entre nations par l’arbitrage plutôt que par la guerre, elle se déclarait compétente pour la supervision des peuples sous-développés ou colonisés -politiquement, économiquement, et administrativement- jusqu’à leur autodétermination. C’est ce qui a conduit naturellement à la légitimation des mandats. En tenant une telle position, la Société des Nations a incarné la réalité coloniale.

Le caractère artificiel de cette organisation s’est révélé lorsqu’elle s’est trouvée incapable de faire face à de graves événements internationaux comme la conquête de la Mandchourie par le Japon, celle de l’Abyssinie (Éthioipie) et l’annexion de Corfou (Grèce) par l’Italie, etc.

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La Société des Nations réunie à Genève

Malgré le fait que l’idée de la SdN, concue par Léon Bourgeois, ait été promue par le président des États-Unis Woodrow Wilson, Washington n’y a jamais adhéré. Mis en cause, le Japon et l’Allemagne s’en sont retirés. De sorte que l’institution s’est trouvée sans valeur.

Successeur de la SdN, l’ONU était le reflet de la Charte de l’Atlantique, signée par les États-Unis et le Royaume-Uni, le 4 août 1941, et de la déclaration de Moscou, adoptée par les Alliés le 30 octobre 1943, annonçant la création d’«  une organisation générale fondée sur le principe d’une égale souveraineté de tous les États pacifiques  ». Le projet fut développé lors de la Conférence de Dumbarton Oaks tenue à Washington du 21 août au 7 octobre 1944.

Les principes de la Charte de l’Atlantique ont fait ainsi l’objet d’une approbation pendant la conférence de Yalta (4-12 Février 1945), avant d’être consacrés par la conférence de San Francisco (25 et 26 Juin 1945).

L’idéologie mondialiste s’est alors incarnée dans l’ONU qui, dès sa création, a prétendu établir un système de sécurité collective pour tous, y compris pour les États qui n’en étaient pas membres. En réalité, l’ONU n’est pas plus que la SdN une société contractuelle entre égaux, mais le reflet des rapports de force du moment au profit des vainqueurs du moment.

Cela dit, le monde entier s’inclina devant cette volonté.

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Le Conseil de sécurité des Nations Unies

Cette organisation, qui se voulait mondiale, n’était en pratique que l’expression de la volonté de domination des puissances victorieuses au détriment de la volonté des peuples qui n’était pas prise en compte.

Cette réalité géopolitique a été confirmée lors de la création du Conseil de sécurité formé de cinq grandes puissances (les vainqueurs) en qualité de membres permanents, et d’autres membres, non permanents, mais élus selon des critères géographiques, donnant lieu à une sous-représentation de l’Afrique et de l’Asie.

La défaillance de ce système est apparue durant la Guerre froide. Le conflit entre les deux grandes puissances s’est imposé aux petites qui en ont supporté toutes les conséquences sur les plans locaux ainsi que régionaux.

Cette structuration des rôles était évidente dans le fonctionnement de l’ONU que ce soit à l’égard des demandes d’adhésion que pour le traitement des conflits, comme on l’a vu à propos de la Palestine, de la Corée, de la nationalisation du pétrole iranien, de la crise du Canal de Suez, des occupations israéliennes, du Liban etc.

L’ONU a été créée en proclamant « la foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international ». Cependant, le système de veto a privé les autres nations du droit d’être acteurs en toute égalité.

En définitive, les institutions internationales ont toujours illustré l’équilibre des puissances, loin de toute idée de justice au sens philosophique ou moral.

Le Conseil de sécurité est un directoire mondial (dans la continuation de celui installé par Metternich). Il réserve la capacité d’imposer des résolutions aux seuls Alliés, vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, et non à ceux qui recherchent la paix.

Après la dissolution de l’Union Soviétique, il était crucial de changer le système international.

Le remodelage des relations internationales par les États-Unis

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Leo Strauss (1899-1973)

C’est à ce moment que les disciples de Leo Strauss ont triomphé aux États-Unis avec l’aide des journalistes néoconservateurs. Selon eux, la société est divisée en trois castes : les sages, les seigneurs et le peuple. Les sages détiennent seuls la vérité et n’en révèlent qu’une partie aux politiciens (les seigneurs), tandis que le peuple doit se soumettre à leurs décisions. Ils n’ont cessé de promouvoir leurs idées et d’appeler à l’abrogation des principes des Traités de Westphalie, à savoir le respect de la souveraineté des États et la non ingérence dans leurs affaires intérieures. Pour imposer l’hégémonie occidentale, ils ont évoqué un « droit d’ingérence humanitaire », et une « responsabilité de protéger », incombant aux sages, exécutée par les seigneurs, et imposée aux peuples. Révisant le vocabulaire de la Seconde Guerre mondiale, ils ont aussi appelé à remplacer la « Résistance » par des négociations.

En 1999, les appels des néoconservateurs ont été relayés dans plusieurs pays occidentaux, notamment au Royaume-Uni et en France. Tony Blair présenta l’attaque du Kosovo par l’OTAN comme la première guerre humanitaire de l’Histoire. Dans un discours prononcé à Chicago, il affirma que le Royaume-Uni ne cherchait pas à défendre ses intérêts, mais à promouvoir des valeurs universelles. Sa déclaration fut saluée aussi bien par Henry Kissinger que par Javier Solana (qui était alors secrétaire général de l’OTAN et pas encore de l’UE). Peu après, Bernard Kouchner était nommé par l’ONU administrateur du Kosovo.

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Tony Blair énonce sa doctrine (Chicago, 22 avril 1999)

Il n’y a pas de différence notable entre la théorie des straussiens et celle des nazis. Dans Mein Kampf, Adoph Hitler stigmatisait déjà le principe de souveraineté des États affirmé par le Traité de Westphalie.

Au plan économique, cette vision des choses a déjà triomphé avec le FMI, la Banque mondiale et l’OMC. Dès leur création, ces institutions ont cherché à s’ingérer dans les politiques économiques, budgétaires et financières des États, surtout les plus pauvres et vulnérables. Certains États arabes ont été victimes de leurs conseils en matière de libéralisation économique, de privatisation du secteur public, de braderie des ressources naturelles.

Washington a hésité sur la conduite à tenir après la disparition de l’URSS. Progressivement les États-Unis se sont affirmés comme super-puissance unique, comme « hyper-puissance » selon l’expression d’Hubert Védrine. Dès lors, ils ont considéré que le système onusien hérité de la Seconde Guerre mondiale était dépassé. Il ne se sont pas contentés de se désintéresser de l’ONU, ils ont alors cesser de remplir leurs obligations financières, ils n’ont pas ratifié le Protocole de Kyoto, ils ont refusé d’adhérer à la Cour pénale internationale, et ont humilié l’Unesco à plusieurs reprises.

Les concepts issus de la Seconde Guerre mondiale ont été balayés par les attentats du 11 septembre 2001. La Stratégie nationale de sécurité des États-Unis d’Amérique, publiée par le président George W. Bush, le 20 septembre 2002, proclame un nouveau droit, « l’action militaire préventive conte les États voyous ».

La stratégie US s’est accompagnée d’un bouleversement conceptuel. 
- La notion de Résistance, issue de la Résistance française à l’occupation nazie, a été délégitimée au profit d’une exigence de résolution des conflits par la négociation, indépendamment des droits inaliénables des parties. De même, la notion de terrorisme -jamais définie en droit international- a été utilisée pour délégitimer tout groupe armé en conflit avec un État, quelles que soient les causes de ce conflit. 
- Abrogeant les lois de la guerre, Washington a remis au goût du jour les « assassinats ciblés » qu’il avait abandonnés après la guerre du Vietnam et qu’Israël pratique depuis plus d’une décennie. Selon leurs juristes, il ne s’agirait pas à proprement parler d’« assassinats », mais de « meurtre en légitime défense », alors même qu’il n’y a ni nécessité pour se protéger, ni concomitance de la menace et de la réaction, ni proportionnalité de la riposte. 
- L’ingérence humanitaire, ou la responsabilité de protéger ont été placés au dessus de la souveraineté des États. 
- Enfin, la notion d’États voyous a fait son apparition.

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Bernard Lewis (1916 – )

Ces États sont définis par quatre critères qui relèvent largement de la supputation et du procès d’intention : 
- Leurs dirigeants oppriment leur population et pillent leurs biens. 
- Ils ne respectent pas les lois internationales et constituent une menace permanente pour leurs voisins. 
- Ils soutiennent le terrorisme. 
- Ils haïssent les États-Unis et leurs principes démocratiques.

C’est avec une décennie de retard par rapport à la disparition de l’URSS que les États-Unis ont lancé leur remodelage des relations internationales. Concernant le Proche-Orient, le philosophe néoconservateur Bernard Lewis et son disciple Fouad Ajami ont énoncé les principaux objectifs : mettre fin au nationalisme arabe en frappant les régimes tyranniques qui ont cimenté la mosaïque tribale, confessionnelle, et religieuse. La destruction et le dépeçage des États de cette région conduiront au « Chaos constructeur », une situation incontrôlable dans laquelle disparaît toute cohésion sociale et où l’homme est renvoyé à l’état de nature. Ces sociétés retourneront alors à un stade pré-national, voire pré-historique, d’où surgiront des micro-États ethniquement homogènes et, par la force des choses, dépendants des États-Unis. L’un des leaders straussiens, Richard Perle, assurait que les guerres en Irak et au Liban seraient suivies d’autres en Syrie, en Arabie saoudite, et finiraient en apothéose en Égypte.

Trois étapes

Quoi qu’il en soit, la construction de ce Nouvel Ordre Mondial a traversé plusieurs étapes.

1. 1991-2002 fut une étape d’indétermination. Washington hésita à s’affirmer comme unique super-puissance et à décider unilatéralement du sort du monde. Même si cette période s’est étendue sur plus d’une décennie, elle ne représente qu’un bref moment de l’histoire.

2. Au cours des années 2003-2006, Washington a tenté d’appliquer à tout prix la théorie du « Chaos constructeur » pour étendre son hégémonie. Il a mené deux guerres, l’une avec ses propres troupes en Irak, l’autre par procuration au Liban. La défaite israélienne de 2006 a momentanément interrompu ce projet. La Russie et la Chine utilisèrent alors par deux fois leur veto au Conseil de sécurité (à propos du Myanmar et du Zimbabwe) comme pour manifester timidement leur retour sur la scène internationale.

3. Dans la période qui va de 2006 à aujourd’hui, le système unipolaire a cédé la place à un monde non-polaire. La puissance est dispersée. La Chine, l’UE, l’Inde, la Russie, et les États-Unis, représentent à eux seuls plus de la moitié des habitants du monde, ils détiennent 75 % du PIB mondial et effectuent 80 % des dépenses militaires. Cet état de fait justifie jusqu’à un certain point un fonctionnement multipolaire du fait de la compétition persistante entre ces pôles.

La nébuleuse d’un monde non-polaire

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Surtout, ces puissances doivent affronter des défis provenant aussi bien de dessus (les organisations régionales et mondiales) que de dessous (les milices, les ONG, les entreprises multinationales). La puissance est partout et nulle part, en plusieurs mains, en plusieurs lieux.

Outre les six grandes puissances mondiales, il existe quantité de puissances régionales. On peut évoquer en Amérique latine le cas du Brésil, plus ou moins l’Argentine, le Chili, le Mexique, le Venezuela. En Afrique, le Nigeria, l’Afrique du Sud, ainsi que l’Égypte. Au Proche-Orient, l’Iran, Israël, l’Arabie Saoudite. Le Pakistan, dans le sud-est de l’Asie. L’Australie, l’Indonésie, la Corée du Sud, en Asie orientale et dans le Pacifique occidental.

De nombreuses organisations intergouvernementales s’inscrivent sur cette liste de forces : le FMI, la Banque mondiale, l’OMS et l’ONU en tant que telles. Des organisations régionales comme l’Union africaine, la Ligue arabe, l’ASEAN, l’UE, l’ALBA, etc. Sans oublier des clubs comme l’OPEP.

Il faut encore ajouter certains États à l’intérieur des États-Nations comme la Californie ou l’Uttar Pradesh [ État d’Inde le plus peuplé ], et encore des villes comme New York ou Shanghai.

Il y a aussi les entreprises multinationales, notamment celles de l’énergie et des finances. Et les médias globaux comme Al-Jazeera, BBC, CNN. Et les milices comme le Hezbollah, l’Armée du Mehdi ou les Talibans. Il faut ajouter des partis politiques, des mouvements et institutions religieuses, des organisations terroristes, des cartels des drogues, des ONG et fondations. La liste est interminable.

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World Economic Forum (Davos)

Les États-Unis restent la principale concentration de puissance. Leurs dépenses militaires annuelles sont estimées à plus de 500 milliards de dollars. Ce chiffre peut atteindre 700 milliards, si nous prenons en compte le coût des opérations en cours, à la fois en Irak et en Afghanistan. Avec leur PIB annuel, estimé à 14 trillions de dollars, ils sont classés première économie dans le monde.

Toutefois, la réalité de la puissance états-unienne ne doit pas masquer son déclin à la fois en valeur absolue et relativement aux autres États. Comme l’a fait remarquer Richard Haass, le président du Council on Foreign Relations, la progression de pays comme la Chine, la Russie, l’Arabie saoudite et les Émirats atteint 1 trillion de dollars par an. Cela est dû bien sûr au marché de l’énergie. Vu l’explosion de la demande chinoise et indienne, ce montant continuera à croître. La faiblesse du dollar face à la livre sterling et à l’euro n’entrainera pas seulement une dépréciation de sa valeur face aux monnaies asiatiques, mais une possible transformation du marché du pétrole qui se payera avec un panier de devises, voire en euros.

Et lorsque le dollar ne sera plus la monnaie des échanges pétroliers, l’économie états-unienne se trouvera vulnérable à l’inflation et aux crises monétaires.

Deux mécanismes fondamentaux ont soutenu le monde non polaire : 
- Nombre de flux financiers ont trouvé leur chemin en dehors des voies légales et à l’insu des gouvernements. Ce qui tend à montrer que la mondialisation affaiblit l’influence des puissances principales. 
- Ces flux ont été largement utilisés par les États pétroliers pour financer secrètement des acteurs non-étatiques.

Par conséquent, dans un système non polaire, le fait d’être l’État le plus puissant du monde ne garantit pas le monopole de la force. Toutes sortes de groupes, voire d’individus, peuvent accumuler de l’influence.

Selon le professeur Hedley Bull, les relations internationales ont toujours été un mélange d’ordre et de chaos. Si l’on suit sa théorie, le système non-polaire livré à lui-même se complexifie. Et c’est ce qui s’est passé.

En 2011, l’exacerbation des tensions autour de la Libye a montré que le système non polaire n’était plus viable. Deux orientations concurrentes se sont fait jour.

La première est états-unienne. Elle vise à construire un Nouvel Ordre Mondial correspondant à la stratégie de Washington. Elle suppose l’abolition de la souveraineté des États, instaurée depuis les Traités de Westphalie, et son remplacement par l’ingérence humanitaire à la fois comme légitimation rhétorique et comme cheval de Troie de l’American Way of Life.

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Brésil + Russie + Inde + Chine = BRIC

La seconde, soutenue par l’Organisation de coopération de Shanghai et les BRICS, est sino-russe. Elle réclame le maintien des principes du Traité de Westphalie, sans pour autant envisager un retour en arrière. Il s’agit de déterminer une nouvelle règle du jeu. Quelque chose basé autour de deux noyaux autour desquels pivotent un certain nombre de pôles.

De toute évidence, le contrôle des ressources, notamment les énergies renouvelables, est le passage idéal vers la création d’un nouveau système, dont l’émergence est bloquée depuis 1991.

Il est clair aussi que le contrôle du gaz et des voies du transport, est le centre du conflit à propos de la Syrie. Sans aucun doute, la polarisation des puissances sur ce sujet dépasse certainement les causes internes, et surpasse la question d’accès aux eaux chaudes, ou l’intérêt logistique de la base navale de Tartous.

L’impératif énergétique

La bataille de l’énergie était la grande affaire de Dick Cheney. Il l’a conduite de 2000 à 2008 en confrontation nette avec la Chine et la Russie. Depuis cette politique a été poursuivie par Barack Obama.

Pour Cheney, la demande d’énergie progresse plus vite que l’offre ce qui conduit à terme à une situation de pénurie. Le maintien de la domination US passe donc prioritairement par le contrôle des réserves restantes de pétrole et de gaz. En outre, de manière plus générale, si les relations internationales actuelles sont structurées par la géopolitique du pétrole, c’est l’approvisionnement d’un État qui détermine son ascension ou sa chute. D’où son plan en quatre points : 
- Encourager, quel que soit le coût, toute production locale par des vassaux de manière à réduire la dépendance des États-Unis vis-à-vis de tout fournisseur non ami, de manière à augmenter la liberté d’action de Washington. 
- Contrôler les exportations de pétrole depuis les États arabes du Golfe, non pas pour se les accaparer, mais pour les utiliser comme moyen de pression à la fois sur les clients et sur les autres fournisseurs. 
- Contrôler les voies maritimes en Asie, c’est-à-dire l’approvisionnement de la Chine et du Japon non seulement en pétrole, mais aussi en matières premières. 
- Encourager la diversification des sources d’énergie utilisées en Europe afin de réduire la dépendance des Européens vis-à-vis du gaz russe et de l’influence politique que Moscou en tire.

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Dick Cheney (1941 -)

Or, les Étasuniens ont fixé comme objectif principal leur indépendance énergétique. C’était le sens de la politique élaborée par Dick Cheney après des consultations approfondies avec les géants de l’énergie, en mai 2001. Elle passe par une diversification des sources : pétrole local, le gaz domestique, et charbon, énergie hydroélectrique et nucléaire. Et par un renforcement des échanges avec les pays amis de l’hémisphère occidental, notamment le Brésil, le Canada, et le Mexique.

L’objectif secondaire est le contrôle des flux de pétrole dans le golfe arabe. Ce fut la principale raison pour déclencher Tempête du désert (1991), puis l’invasion de l’Irak (2003).

Le plan Cheney s’est concentré sur le contrôle des voies maritimes : le détroit d’Ormuz (par où transite 35 % du commerce mondial de pétrole), ou le détroit de Malacca. À ce jour, ces voies maritimes restent essentielles à la survie économique de la Chine, du Japon, de la Corée du Nord, et même de Taiwan. Ces corridors, permettent l’acheminement des sources d’énergie et des matières premières vers les industries asiatiques, puis l’exportation des produits manufacturés vers les marchés mondiaux. En les contrôlant, Washington se garantit à la fois la loyauté de ses principaux alliés asiatiques et la restriction de la montée en puissance de la Chine.

La mise en œuvre de ces objectifs géopolitiques traditionnels a conduit les États-Unis à renforcer leur présence navale dans la zone Asie-Pacifique, et à conclure un réseau d’alliances militaires entre le Japon, l’Inde et l’Australie. Toujours pour contenir la Chine.

Washington a toujours considéré la Russie comme un compétiteur géopolitique. Il a profité de chaque occasion pour réduire sa puissance et son influence. Il craignait en particulier la dépendance croissante de l’Europe occidentale au gaz naturel russe, ce qui pourrait nuire à sa capacité d’opposition aux mouvements russes en Europe orientale et dans le Caucase.

Pour offrir une alternative, Washington a poussé les Européens à s’approvisionner dans le bassin de la mer Caspienne, en construisant de nouveaux gazoducs à travers la Géorgie et la Turquie. Il s’agissait de contourner la Russie, avec l’aide de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan et du Turkménistan, en évitant d’utiliser les gazoducs de Gazprom. D’où l’idée de Nabucco.

Pour renforcer l’indépendance énergétique de son pays, Barack Obama s’est soudain transformé en nationaliste autarcique. Il a encouragé l’exploitation du pétrole et du gaz de l’hémisphère occidental, quels que soient les dangers des forages dans des zones écologiquement fragiles, comme le large de l’Alaska ou le Golfe du Mexique, et quelque soient les techniques utilisées, comme le craquage de l’eau.

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Dans son discours sur l’état de la Nation 2012, le président Obama a fièrement déclaré : 
« Au cours des trois dernières années, nous avons ouvert des millions d’acres de terres à explorer pour le pétrole et le gaz. Ce soir, j’ai demandé à l’administration d’ouvrir plus de 75 % des ressources pétrolières et gazières offshore. Maintenant, en ce moment, la production étasunienne du pétrole est la plus élevée depuis huit ans. C’est vrai. Depuis huit ans. Et ce n’est pas tout. L’année dernière, notre dépendance au pétrole étranger a reculé, et a atteint le niveau le plus bas depuis seize ans » [1].

Il a évoqué, avec un enthousiasme particulier, l’extraction du gaz naturel par craquage des schistes bitumineux : « Nous avons des réserves de gaz naturels qui préservent l’Amérique pour une centaine d’années » [2].

En mars 2011, Washington a accru ses importations du Brésil pour se sevrer du pétrole du Moyen-Orient.

En fait, Washington n’a jamais cessé d’assurer le contrôle étasunien des voies maritimes vitales qui s’étendent du détroit d’Ormuz jusqu’à la mer méridionale de Chine, et de construire un réseau de bases et d’alliances qui encerclent la Chine —la puissance mondiale émergente— sous forme d’un arc allant du Japon à la Corée du Sud, l’Australie, le Vietnam et les Philippines dans le Sud-Est, puis en Inde, dans le Sud-Ouest. Le tout couronné par un accord avec l’Australie visant à construire une installation militaire à Darwin, sur la côte nord du pays, près de la mer de Chine méridionale.

Washington tente d’inclure l’Inde dans une coalition de pays de la région hostiles à la Chine pour arracher New Delhi aux mains du BRICS ; une stratégie d’encerclement de la Chine qui provoque une très vive inquiétude à Pékin.

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Des études ont fait apparaître une répartition inattendue des réserves de gaz mondiales. La Russie vient au premier rang avec les 643 trillions de pieds cube de Sibérie occidentale. En seconde position, l’Arabie, incluant le gisement du Ghawar, avec 426 trillions de pieds cube. Puis, en troisième, la Méditerranée avec 345 trillions de pieds cube de gaz auxquels il convient d’ajouter 5,9 milliards de barils de gaz liquide, et encore 1,7 milliards de barils de pétrole.

Concernant la Méditerranée, l’essentiel se trouve en Syrie. Le gisement découvert à Qara pourra atteindre 400 000 mètres cubes par jour, ce qui fera du pays le quatrième producteur de la région, après l’Iran, l’Irak et le Qatar.

Le transport du gaz depuis la ceinture de Zagros (Iran) vers l’Europe doit passer par l’Irak et la Syrie. Il a complètement renversé les projets états-uniens et a consolidé les projets russes (South Stream et Nord Stream). Le gaz syrien a échappé à Washington, il ne lui reste qu’à se rabattre sur le gaz libanais.

La guerre continue…

Imad Fawzi Shueibi

Traduction 
Said Hilal AlcharifiTwitter <a style="font-size: medium" title="Delicious" href="http://del.icio.us/post?url=http://www.voltairenet.org/article175133.html&title=Le%20projet%20de%20Nouvel%20Ordre%20Mondial%20tr%C3%A9buche%20sur%20les%20r%C3%A9alit%C3%A9s%20g%C3%A9opolitiques%20[R%C3%A9seau%20Voltaire]&notes=Voici%20quatre%20si%C3%A8cles%20que%20des%20leaders%20politiques%20tentent%20de%20cr%C3%A9er%20un%20ordre%20international%20qui%20r%C3%A9gisse%20les%20relations%20entre%20les%20Nations%20et%20pr%C3%A9vienne%20les%20guerres.%20Si%20le%20principe%20de%20souverainet%C3%A9%20des%20%C3%89tats%20a%20donn%C3%A9%20des%20r%C3%A9sultats,%20les%20organisations%20intergouvernementales%20ont%20surtout%20refl%C3%A9t%C3%A9%20les%20rapports%20de%20force%20d'un%20moment.%20Quant%20%C3%A0%20l'ambitieux%20projet%20US%20de%20Nouvel%20Ordre%20Mondial,%20il%20est%20en%20train%20de%20se%20fracas

Les Etats-Unis et le monde-septembre-octobre 2003

 

Les Etats-Unis et le monde

Par Patrice MITRANO Roberto GIMENO

Extraite du n°3 de Questions internationales : La puissance américaine (septembre-octobre 2003, p. 25).

Les Etats-Unis et le monde-septembre-octobre 2003 dans maps خرائط qi3etatsunisTitre du document :
Les Etats-Unis et le monde

Etats-Unis, OTAN, PPP, alliés, « axe du mal », terrorisme

Document ajouté le 1er septembre 2003
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Commentaire de la carte et du numéro 3 de Questions internationales, par sa rédaction

 

L’expression « puissance américaine » frise le pléonasme, tant le monde post-Guerre froide s’articule autour d’un centre de gravité unique : les Etats-Unis. L’hyperpuissance a donc fait l’objet d’une pléiade d’exégèses si bien qu’on pourrait penser que le sujet est largement épuisé. Questions internationales bât en brèche ce préjugé en apportant des analyses inédites pour éclairer autrement un pays – comme son nom l’indique – pluriel.

http://www.diploweb.com/Les-Etats-Unis-et-le-monde.html

 

 

 

La présence des forces américaines dans le monde-juillet-août 2007

 

La présence des forces américaines dans le monde

Par Atelier de cartographie de SciencesPoRoberto GIMENO

Extraite du n° 26 de Questions internationales : Les empires (juillet-août 2007, p. 34)

La présence des forces américaines dans le monde-juillet-août 2007 dans maps خرائط qi26etatsunisdanslemondeTitre du document :
La présence des forces américaines dans le monde

Etats-Unis, déploiement des forces armées américaines, monde.

Document ajouté le 1er juillet 2007
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Commentaire de la carte et du numéro 26 de Questions internationales, par sa rédaction

Si l’on considère que le premier empire dans l’histoire fut l’Empire égyptien et que le dernier à disparaître était l’URSS, l’histoire des empires s’étend sur près de 5000 ans. Aucune région du monde n’a échappé à un moment ou à un autre à la domination d’un empire.

Le sujet est à nouveau dans l’actualité puisque la question aujourd’hui est de savoir si les Etats-Unis constituent ou non un empire. La présence des forces américaines dans le monde vient donner des arguments à ceux qui perçoivent de la part des Etats-Unis une forme de domination impériale.

Sous un angle historique et géopolitique, avec des analyses théoriques et à l’aide de multiples exemples, Questions internationales aborde donc un sujet qui est loin d’être épuisé !

http://www.diploweb.com/La-presence-des-forces-americaines.html

Production de gaz dans le monde-mars-avril 2007

Production de gaz dans le monde

Par Atelier de cartographie de SciencesPoRoberto GIMENO

Extraite du n° 24 de Questions internationales : La bataille de l’énergie (mars-avril 2007, p. 25).

Production de gaz dans le monde-mars-avril 2007 dans maps خرائط qi24gazTitre du document :
Production de gaz dans le monde

Production de gaz dans le monde, Russie, Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Norvège, Iran

Document ajouté le 1er mars 2007
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Commentaire de la carte et du numéro 24 de Questions internationales, par sa rédaction.

Les enjeux énergétiques mondiaux sont au coeur du 24ème dossier de la revue « Questions internationales » : pourquoi le cours des hydrocarbures fluctue autant depuis quelques années ? Si l’on prédit depuis longtemps la fin du pétrole , qu’en est-il du gaz ? Les énergies renouvelables ont-elles un avenir ? Assiste-t-on au retour de l’énergie nucléaire ? Quel est le poids réel des grands acteurs énergétiques mondiaux ?

Représentant 24% du bilan énergétique mondial, le gaz est l’énergie dont l’utilisation s’est le plus développée ces dernières années. C’est dire si la localisation des principaux gisements pèsera dans les enjeux géostratégiques énergétiques de demain.

http://www.diploweb.com/Production-de-gaz-dans-le-monde.html

Le réseau mondial des bases militaires US

Le réseau mondial des bases militaires US

Les fondements de la terreur des peuples ou les maillons d’un filet qui emprisonne l’humanité

Mondialisation.ca, 10 avril 2007
9 avril 2007
Région : 
Le réseau mondial des bases militaires US

Le contrôle des activités humaines, économiques, sociales et politiques mondiales est assuré de plus en plus par les États-Unis d’Amérique (USA) dont la volonté de domination s’exprime dans une stratégie d’interventions directes et indirectes continues pour orienter la conduite des affaires mondiales en fonction de leurs propres intérêts. Le Rapport Global 2000 publié en 1980 présentait l’état du monde en faisant état des menaces qui pourraient peser sur ces intérêts. 20 ans plus tard, les Étatsuniens, pour justifier, dans le contexte de leur propre sécurité, leurs interventions sous toutes les latitudes, montent la plus grande supercherie que l’on puisse imaginer, «une guerre mondiale contre le terrorisme» ou, en d’autres mots, une guerre contre ceux ou celles qui osent ne pas vouloir être ou devenir leurs esclaves.

Les quatre éléments majeurs de la stratégie de conquête et de domination du monde par les Étatsuniens sont le contrôle de l’économie mondiale et des marchés financiers, la main mise sur toutes les ressources naturelles (matières premières et ressources énergétiques) névralgiques pour la croissance de leurs avoirs et de leur pouvoir par le biais des activités des corporations multinationales, la mise en tutelle des 191 gouvernements  membres de l’Organisation des Nations Unies et, enfin, la conquête, l’occupation et la surveillance de ces éléments grâce à un réseau de bases ou d’installations militaires qui couvrent l’ensemble de la Planète (continents, océans et espace extra-atmosphérique). Il s’agit d’un Empire dont il est bien difficile d’en déterminer la juste ampleur.

Il est cependant possible d’en décrire la configuration générale à partir des informations rendues publiques dans les rapports annuels présentés devant le Congrès étatsunien sur les dépenses militaires nationales et le réseau des bases militaires situées à l’étranger et aussi dans une série d’analyses de la configuration de cet ensemble dans plusieurs régions du monde.

Cet article a pour objectif de présenter un bref aperçu du réseau mondial des bases militaires possédées ou contrôlées par les Étatsuniens, les effectifs, les traits de la répartition spatiale de ces installations, les coûts annuels de leur déploiement, les éléments qu’elles surveillent et les projets actuels d’expansion de ce réseau. Nous examinerons, dans une seconde partie, le mouvement mondial de résistance populaire à ces projets. Nous analyserons, dans un autre article, les réseaux d’autres puissances nucléaires tels que ceux du Royaume Uni, de la France et de la Russie.

1. Les bases militaires

Les bases militaires sont les lieux d’entraînement, de préparation et de stockage des équipements de guerre des armées nationales dans le monde.  Elles sont peu connues, car les visiter est à toutes fins pratiques interdit pour le grand public. Bien qu’elles empruntent plusieurs configurations selon les fonctions spécifiques qu’elles sont appelées à assumer elles peuvent être classées en quatre grandes catégories : Les bases aériennes (Air Force) (photos 1 et 2), les bases terrestres (Army), les bases navales (Navy) et les bases de communications et de surveillance (Spy).

Photo 1. Base aérienne de Diego Garcia située dans l’océan Indien

Image:Diego Garcia (satellite).jpg

Photo 2. Diego Garcia. Vue de deux B-52 et de six Kc-135.

Le réseau mondial des bases militaires US dans معطيات diego-garcia-ims7

II. Plus de 1000 bases ou installations militaires

La plupart des sources de renseignements sur cette question (notamment C. Johnson, le Comité de Surveillance de l’OTAN, l’International Network for the Abolition of Foreign Military Bases,etc.) révèlent que les Étatsuniens possèdent ou occupent entre 700 et 800 bases militaires dans le monde.

Conçue par Hugh d’Andrade et réalisée par Bob Wing la carte 1 intitulée : «U.S. Military Troops and Bases around the World», «The Costs of «Permanent War» publiée en 2002 permet de constater la présence de militaires étatsuniens dans 156 pays, de leur présence sur des bases étatsuniennes dans 63 pays, des bases récemment construites (depuis le 11 septembre 2001) dans sept pays et un total de 255 065 effectifs militaires. Cette présence qui se traduit par un total de 845 441 installations diverses couvre, dans les faits, des terrains d’une superficie de 30 millions d’acres. Selon Gelman, en se basant sur les données officielles du Pentagone de 2005, les USA possèderaient 737 bases à l’étranger. Avec celles du territoire métropolitain et de leurs propres territoires les bases couvriraient une superficie totale de 2 202 735 hectares, ce qui ferait du Pentagone l’un des plus grands propriétaires terriens de la planète (Gelman, J., 2007).

Carte 1. Les militaires étatsuniens dans le monde. Les coûts de la «guerre continue» et quelques données comparatives

base_militaire dans معطيات  Source : RÉCIT national de l’univers social , carte adaptée du Monde diplomatique.

Les données du Peace Pledge Information 2003 indiquent qu’entre 2001 et 2003 le réseau étatsunien comprenait 730 installations et bases dans plus de 50 pays et faisait appel à un personnel militaire américain dans des douzaines d’autres pays (carte 2). D’autres sources mentionnent que les USA possédaient en 2004 plus de 750 bases réparties dans 130 pays et ce sur tous les continents. Un grand nombre d’entre elles étaient situées sur des îles. Selon C. Johnson,l’Empire américain en possèderait ou louerait plus de 1 000 au total à l’étranger (Johnson, 2007). En bref, les bases et les troupes étasuniennes occupent et contrôlent presque la totalité des espaces terrestres et marins de la planète. Encore quelques pays semblent leur échapper comme la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord, Cuba et le Venezuela, une situation qu’un Empire, on peut s’en douter, ne pourrait tolérer trop longtemps

Carte 2Les bases militaires étatsuniennes dans le monde (2001-2003)

Click here for Peace Pledge Union website

La carte du Réseau mondial NO BASES (carte 3) révèle ce qui suit :

-           Des bases en opération qui se situent en Amérique du Nord, dans quelques pays latino-américains, en Europe de l’Ouest, au Moyen-Orient, en Asie centrale, en Indonésie, aux Philippines et au Japon.

-           Des bases désaffectées

-           De nouveaux sites sélectionnés

-           Des bases d’espionnage

-           Des bases d’espionnage satellite

-           Les pays avec des bases étatsuniennes

-           Des bases dont l’acquisition est en négociation

-           Les pays sans bases américaines

Carte 3.  Les bases militaires étatsuniennes:  Cliquez ici pour voir la carte

 

Voir également: http://www.forusa.org/fellowship/documents/GlobalMapFeb2007.pdf
La surface terrestre est structurée en un vaste champ de bataille

Ces bases ou installations militaires de diverses natures sont réparties sur une grille de commandement divisée en cinq unités spatiales et quatre unités spéciales (Unified Combattant Commands) (Carte 4). Chaque unité est placée sous le commandement d’un général. La surface terrestre est donc considérée comme un vaste champ de bataille qui peut être patrouillé ou surveillé constamment à partir de ces bases.

Carte 4.  Le monde et les territoires sous la responsabilité d’un commandant ou structure de commandement

Map-the World With Commander' Area of Responsibility

Les territoires sous commandement sont (nous avons conservé leur appellation en anglais) le Northern Command (Peterson Air Force Base, Colorado), le Pacific Command (Honolulu, Hawaii), le Southern Command (Miami, Floride – Carte 5), le Central Command (MacDill Air Force Base, Floride), le European Command (Stuttgart-Vaihingen, Allemagne), le Joint Forces Command (Norfolk, Virginie), le Special Operations Command (MacDill Air Force Base, Floride), le Transportation Command (Scott Air Force Base, Illinois) et  le Strategic Command (Offutt Air Force Base, Nebraska).

Carte 5. Le Southern Command

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L’OTAN peut compter sur 30 bases

L’OTAN, en tant qu’alliance militaire et désormais aussi politique, possède son réseau de bases,soit 30 au total qui sont principalement situées en Europe de l’Ouest : Whiteman aux U.S.A., Fairford, Lakenheath et Mildenhall au Royaume Uni, Eindhoven en Hollande, Brüggen, Geilenkirchen, Landsberg, Ramstein, Spangdahlem, Rhein-Main en Allemagne, Istres et Avord en France. Morón de la Frontera et Rota en Espagne, Brescia, Vicenza, Piacenza, Aviano, Istrana, Trapani, Ancora, Pratica di Mare, Amendola, Sigonella, Gioia dell Colle, Grazzanise et Brindisi en Italie, Tirana en Albanie, Incirlik en Turquie, Eskan Village en Arabie saoudite et Ali al Salem au Koweit,

III. Un personnel militaire sous toutes les latitudes

Selon les données de l’encyclopédie libre Wikipedia (données de février 2007), le système de défense étatsunien métropolitain (on estime à 6000 le total des installations militaires aux USA eux-mêmes) et mondial fait appel à un personnel de 1.4 million de personnes dont 1 168 195 aux États-Unis et dans leurs territoires d’outre-mer. Selon la même source ils en déploient 325 000 à l’étranger dont 800 en Afrique, 97 000 en Asie (en excluant le Moyen-Orient et l’Asie centrale), 40 258 en Corée du Sud, 40 045 au Japon, 491 sur la base de Diego Garcia dans l’océan Indien, 100 aux Philippines, 196 à Singapour, 113 en Thaïlande, 200 en Australie et 16 601 sur des navires de guerre.

En Europe, on compte encore la présence de 116 000 militaires étatsuniens dont 75 603 en Allemagne. En Asie centrale, environ 1 000 militaires sont stationnés sur la base aérienne de Ganci (Manas) au Kirghizistan et 38 se trouvent à Kritasanisi, en Géorgie, dont la mission est d’assurer l’entraînement des soldats géorgiens. Au Moyen Orient, on dénombre 6 000 militaires dont 3 432 au Qatar et 1 496 à Barhein. En Occident, en dehors des USA et de leurs territoires, on en retrouve 700 à Guantanamo, 413 au Honduras et 147 au Canada.

Les carte 3, quant à elle, présente le personnel en devoir selon un découpage en sept grands ensembles. Le nombre total du personnel de la Défense cantonné aux États-Unis eux-mêmes et dans leurs territoires est de 1 139 034.militaires. Dans les autres régions de l’hémisphère occidental on en compte 1 825, en Europe 114 660, en Afrique subsaharienne 682, en Afrique du  Nord , au Moyen Orient et en Asie du Sud 4 274 et dans l’Est asiatique, en Ex-URSS 143 et dans le Pacifique 89 846.

IV. Les coûts d’exploitation de ce réseau mondial

Les dépenses militaires des USA sont passées de 404 à 626 milliards de dollars – valeur équivalente du dollar de 2007 (données du «Center for Arms Control and Non-Proliferation» de Washington) entre 2001 et 2007 et devraient dépasser les 640 milliards en 2008 (figure 1 ethttp://www.armscontrolcenter.org/archives/002244.php ). Elles correspondaient en 2006 à 3,7% du PIB et à $935.64 per capita.

Figure 1. Les dépenses militaires des USA depuis 1998

At 2007 prices, 1998 military spending was $364.35bn. 2008’s is approximately $643.9bn

Selon les données de la carte 1 (The Costs of «Permanent War and By the Numbers») le budget de la Défense proposé en 2003 de 396 milliards de dollars a atteint dans les faits les 417.4 milliards et correspondait déjà à une augmentation de près de 73% par rapport à celui de 2000 qui atteignait les 289 milliards et plus de la moitié du budget total discrétionnaire des États-Unis. Depuis 2003 ces dépenses viennent s’ajouter à celles de la guerre d’occupation de l’Irak qui atteignent aujourd’hui (fin mars 2007) un total cumulé de 413 milliards de dollars selon le National Priorities Project.

Les estimations des besoins du budget de la Défense qui ont été présentées en mars 2006 dans leLivre Vert de la Défense correspondaient à la somme totale de près de 440 milliards de dollars pour l’année fiscale 2007. Le personnel demandé était de 1 332 300 militaires et autres employés, mais il est noté que ces données ne comprenaient pas les crédits nécessaires pour la guerre mondiale contre le terrorisme. Il s’agissait donc du budget régulier.

A. Goldstein du Washington Post, dans le cadre d’un article sur les faits saillants du budget national de 2007 intitulé «2007 Budget Favors Defense» écrivait à ce sujet: «Dans l’ensemble, le budget de l’année fiscale 2007 aura pour effet d’effectuer les changements que l’Administration s’était évertuée à apporter au cours des cinq dernières années, soit d’augmenter les capacités militaires et de défense contre les menaces terroristes sur le sol des États-Unis tout en restreignant les dépenses dans plusieurs secteurs d’activités comme ceux de l’éducation et du transport ferroviaire.».

V. Des bases pour le contrôle des ressources énergétiques fossiles

Les USA ont entrepris, après les événements du 11 septembre 2001, une guerre globale contre le terrorisme, d’abord en Afghanistan et ensuite en Irak et s’acharnent contre les pays qui n’obéissent pas fidèlement à l’ordre qu’ils veulent imposer à l’ensemble de l’humanité et, notamment, l’Iran, la Corée du Nord, la Syrie et le Venezuela. Ils surveillent de près les gouvernements qui ne sont pas nécessairement favorables à l’expansion de leur emprise sur les ressources de leurs territoires. Ils sont particulièrement préoccupés par les mouvements de résistance à leurs interventions en Amérique du Sud, ce qui a amené le Président Bush à effectuer récemment une tournée éclair dans plusieurs pays tels que le Brésil, l’Uruguay, la Colombie, le Guatemala et le Mexique «pour promouvoir la démocratie et le commerce», mais surtout pour essayer de neutraliser ces mouvements et de bâtir un contrepoids suffisant pour en freiner l’expansion

Il en est ainsi en Asie centrale. Selon Iraklis Tsavdaridis, Secrétaire du Conseil mondial de la Paix (WPC), la présence des bases militaires des U.S.A. ne doit pas être perçue comme servant un objectif purement militaire. Les bases sont là pour promouvoir les intérêts économiques et politiques du capitalisme des États-Unis. Par exemple, les entreprises et le gouvernement étatsuniens ont déjà manifesté un vif intérêt pour construire un corridor sécuritaire pour le pétrole et le gaz naturel du bassin de la mer Caspienne en Asie centrale en passant par l’Afghanistan, le Pakistan et la mer d’Arabie (carte 6). Cette région ne contiendrait que 6% des réserves de pétrole connues et 40% des réserves de gaz. La guerre d’occupation de l’Afghanistan et la construction de bases militaires des U.S.A. en Asie centrale sont considérées comme une occasion propice pour faire de ce pipeline une réalité».

Les USA sont en guerre en Afghanistan et en Irak pour cette raison fondamentale et ils veulent poursuivre ces opérations jusqu’à l’atteinte de leurs objectifs.  Selon les données de l’Encyclopédie libre Wikipédia, les troupes étatsuniennes déployées dans ces pays totalisent près de 190 000 militaires. L’Opération «Enduring Freedom», en Irak seulement est menée avec près de 200 000 effectifs en incluant les 26 000 soldats des autres pays qui participent à la «mission». Une vingtaine de milles pourraient se joindre aux autres contingents dans les prochains mois. En Afghanistan, on dénombre la présence de 25 000 militaires au total (cartes 6 et 7).

Carte 6.  Le pétrole et les guerres au Moyen Orient

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Carte 7. Les bases américaines situées en Asie centrale

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Carte 8. Les gisements de pétrole en Amérique latine

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VI. Des bases militaires pour le contrôle des ressources renouvelables stratégiques

Selon la liste dressée par l’encyclopédie libre Wikipédia, les bases militaires étatsuneinnes à l’étranger, héritage de la Guerre froide, étaient situées principalement en Europe de l’Ouest dont 26 en Allemagne, huit en Grande Bretagne et huit en Italie. À ces bases on pouvait ajouter neuf installations au Japon.

Au cours des dernières années et ce, dans le contexte de la guerre contre «la terreur» les USA ont initié la construction de 14 nouvelles bases autour du Golfe persique  un plan de construction ou de renforcement de 20 bases (106 installations au total) en Irak pour des dépenses totales de 1 100 milliards de dollars dans ce seul pays (Varea, 2007) et l’utilisation d’une dizaine de bases en Asie centrale. Ils ont aussi entrepris ou poursuivi des négociations avec plusieurs pays pour installer, acquérir, agrandir ou louer d’autres bases et, notamment, avec le Maroc, l’Algérie, la République du Mali, le Ghana (Ghana WEB. 2006), le Brésil, l’Australie (Nicholson, B., 2007), la Pologne, la République tchèque (Traynor, I., 2007), l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kirghizstan, l’Italie (Jucca, L., 2007) et la France avec un accord pour s’installer à Djibouti (Manfredi, E., 2007). Toutes ces démarches s’inscrivent dans la perspective de mettre en place une série de bases dans un corridor est/ouest entre la Colombie, le Maghreb, le Proche Orient, l’Asie centrale jusqu’aux Philippines que les Étatsuniens ont appelé «arc d’«instabilité» (Johnson, C., 2004) ainsi que de d’assurer un accès facile et permanent aux ressources hydriques et biologiques de grande valeur comme celles du bassin amazonien (Delgado Jara, D., 2006 et cartes 9 et 10).

Carte 9. Les richesses biologiques de l’Amérique latine

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Carte 10. Les ressources en eau douce en Amérique latine

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VII. Les mouvements de résistance

À l’instar de l’opposition traditionnelle organisée et conduite par les organisations pacifistes et anti-guerre dans le monde au cours des 40 dernières années la redéfinition du réseau des bases militaires étatsuniennes commandées par un redéploiement des forces armées en fonction de la localisation des ressources stratégiques traditionnelles et des ressources renouvelables de grande valeur suscite de nombreuses manifestations d’opposition et de résistance. On a pu l’observer récemment en Espagne, en Équateur, en Italie, au Paraguay, en Ousbékistan, en Bulgarie et dans plusieurs autres pays. Ces manifestations se sont ajoutées aux mouvements de résistance de longue date développés en Corée du Sud, à Puerto Rico, à Guam, aux Philippines, à Cuba, en Europe, au Japon et ailleurs.

Un mouvement mondial de résistance à la présence de bases militaires à l’étranger a pris naissance et s’est développé au cours des dernières années. Il s’agit de NO BASES ou du Réseau international pour l’abolition des bases militaires étrangères

Ce réseau a pour objectif de poursuivre le processus de désarmement et de démilitarisation de la planète et principalement celui du démantèlement des bases militaires étrangères. Il regroupe les organisations qui font la promotion de la paix établie par la démocratie participative et la justice sociale. Le Réseau No Bases organise des campagnes d’éducation et de sensibilisation du public en mobilisant, en ce sens, les forces vives de la société civile. Il travaille aussi aux travaux de réhabilitation des sites militaires abandonnés comme c’est le cas, notamment, en Europe de l’Ouest.

Jusqu’en 2004, ces campagnes ont eu avant tout une portée locale et nationale. Le Réseau permettra désormais de s’étendre à l’échelle du Globe, car comme le souligne le Réseau lui-même «il est très important de développer des liens plus forts et  plus étroits entre les campagnes ayant un impact local et celles qui mobilisent un pays tout entier ou celles qui peuvent  avoir une portée mondiale. Les groupes locaux à travers le monde peuvent s’inspirer et tirer des bénéfices en partageant de l’information, des expériences et des stratégies».

Le Réseau ajoute : «Le fait de prendre conscience qu’on n’est pas seul dans la lutte contre les bases étrangères est un facteur qui renforce et motive les acteurs. Les activités et campagnes dont la coordination est mondiale permettent de faire connaître davantage la portée et l’importance de la résistance à la présence militaire étrangère à travers le monde. Dans la conjoncture actuelle où l’on assiste à un processus plus intense de militarisation et de recours à la force dans le monde on éprouve un besoin urgent et pressant d’établir et de renforcer le réseau international des militants,des organisations et des mouvements qui portent une attention particulière à la présence militaire étrangère et qui travaillent à l’établissement d’un système de justice et de paix».

Pour le Réseau, les guerres en Afghanistan et en Irak et la militarisation et la surveillance accrue des gouvernements et des activités de la société civile par les États-Unis constituent un momentum favorable au renforcement des mouvements de résistance: «Lors d’une rencontre internationale anti-guerre tenue à Jakarta en mai 2003, quelques semaines après le début de l’invasion de l’Irak,une campagne globale contre les bases militaires a été proposée comme une action à prioriser pour les mouvements globaux anti-guerre, de justice et de solidarité».

Depuis lors, cette campagne a pris de l’ampleur. Une liste d’adresses courriels a été établie (nousbases@lists.riseup.net  et nousbases-info@lists.riseup.net) qui permet la diffusion des expériences des membres du mouvement et des échanges d’informations et de discussions. Cette liste est formée maintenant de 300 personnes et  d’organisations en provenance de 48 pays.

Un site Internet permet aussi d’informer adéquatement l’ensemble des membres du Réseau. De nombreuses rubriques fournissent une information précieuse sur les activités qui se déroulent un peu partout dans le monde.

Le Réseau est de plus en plus actif et participe, ainsi, aux Forums sociaux continentaux ou mondiaux et organise des conférences et colloques. Il a participé au Forum social européen à Parisen 2003, et à Londres en 2004, au Forum social des Amériques en Équateur en 2004 et à celui de la Méditerranée en Espagne en 2005. L’un des rassemblements majeurs fut celui qui s’est tenu à Mumbai, en Inde, en 2004 dans les cadres du Forum social mondial. Plus de 125 participants en provenance de 34 pays ont posé les fondements d’une campagne globale coordonnée. Des priorités d’action ont été établies comme celle de fixer un jour donné pour une Action globale visant à souligner les enjeux entourant la présence des bases militaires à l’étranger. Enfin, il importe de mentionner que le Réseau a tenu quatre séances de discussions au Forum social de Porto Alegre en 2005 dont l’une a porté sur le financement des activités du Réseau.

Il convient de rappeler que le Réseau s’inscrit nettement dans le mouvement pacifiste global. Il a permis de faire comprendre davantage à ce mouvement l’importance de la problématique de la présence des bases militaires à l’étranger et qu’il importe que les organismes de justice et de paix lui portent une plus grande attention.

La pertinence du débat entourant la présence des bases militaires à l’étranger n’est plus à démontrer. Les fonctions attribuées à la base de Guantanamo qui échappent au contrôle du droit international, les enjeux autour des projets d’expansion de la puissance militaire des USA au Moyen Orient et en Asie centrale, la vive opposition populaire aux visées étatsuniennes dans la région andine en Amérique du Sud (carte 11) de même que celle que l’on observe au Japon autour des bases de Henoko et d’Okinawa, etc. nous interpellent et exigent une action globale concertée contre cette occupation inscrite dans le concept de la «Permanent War».

Carte 11. Mouvements sociaux de résistance en Amérique latine

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La conférence internationale de Quito et de Manta, Équateur, mars 2007

Une conférence mondiale du réseau pour l’abolition des bases militaires étrangères a eu lieu à Quito et à Manta, Équateur, du 5 au 9 mars 2007.  La conférence a eu pour objectif de souligner les impacts politiques, sociaux, environnementaux et économiques des bases militaires étrangères et de faire connaître les principes des mouvements anti-bases, et construire formellement le réseau, ses stratégies, structure et plans d’action.

Les objectifs principaux de la conférence furent:

- Analyser le rôle des bases militaires étrangères et d’autres formes de présence militaire dans la stratégie de domination globale et ses impacts sur la population et l’environnement;

- Partager des expériences, de solidarité avec les luttes de résistance contre les bases militaires étrangères dans le monde;

- Atteindre un consensus sur des mécanismes d’objectifs, de plans d’action, de coordination, de communication et de prise de décision pour un réseau global pour l’abolition de toutes les bases militaires étrangères et d’autres formes de présence militaire;

- Établir des luttes et des plans d’action globaux qui renforcent les luttes de gens du pays et assurent leur coordination à l’échelle internationale.

Conclusion

Cet article a permis de constater combien l’emprise de la puissance militaire des États-Unis dans le monde est considérable et ne cesse d’augmenter. Les Étatsuniens considèrent la surface terrestre comme un terrain à conquérir, à occuper et à exploiter. La division du monde en unités de combat et de commandement illustre fort bien cette réalité. Dans ce contexte, il nous semble que l’humanité se trouve ainsi contrôlée voire attachée à des chaînes dont les maillons constituent les bases militaires.

Le processus de redéploiement des installations militaires en cours doit être analysé de façon minutieuse si l’on veut comprendre les stratégies d’intervention de Washington dans toutes les régions du monde. Ce processus est conduit sous la gouverne de la force, de la violence armée, de l’intervention à travers des accords de «coopération» dont les velléités de conquête sont sans cesse réaffirmées dans le design des pratiques du commerce et des échanges. Le développement économique est assuré par la militarisation ou le contrôle des gouvernements et des sociétés et des ressources immenses sont sacrifiées pour permettre ce contrôle dans la plupart des régions dotées de richesses stratégiques pour consolider les bases de l’Empire.

La mise sur pied du Réseau international pour l’abolition des bases militaires étrangères s’avère un moyen extraordinaire pour lutter contre le processus de militarisation de la Planète. Ce réseau est indispensable et son développement ne pourra se faire sans une adhésion ou un engagement de tous les peuples du monde. Ce sera extrêmement difficile de les mobiliser, mais les liens créés par ce réseau seront favorables à des luttes concertées à l’échelle mondiale.

En terminant, il convient de revoir les termes de la Déclaration finale de la 2ième Conférence internationale contre les bases militaires étrangères qui s’est tenue à La Havane en novembre 2005,déclaration formulée par les délégués de 22 pays ). Celle-ci cerne les enjeux majeurs entourant l’avenir de l’humanité et constitue un Appel à la solidarité internationale pour le désarmement et la paix.

 

Jules Dufour, Ph.D., est Président de l’Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, membre du Cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre du Conseil national de Développement & Paix.

Références

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DELGADO JARA, Diego. 2006. Bases de Manta, Plan Colombia y dominio de la Amazonia. Militarizacion de la Hegemonia de EE. UU. En América latina. 17 pages.

EQUIPO DE COMUNICACIÓN CONFERENCIA NO BASES. 2007. La gente del mundo no quiere bases militares extranjeras. 
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MOVIMIENTOS SOCIALES DE RESISTENCIA EN AMÉRICA LATINA

No a la instalacion de una base de la OTAN en Zaragoza :
http://www.ecologistasenaccion.org/article.php3?id_article=6261

OTAN – Le grand jeu des bases militaires en terre européenne :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=DIN20060509&articleId=2414

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RIQUEZA DE LA BIODIVERSIDAD EN AMÉRICA LATINA

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US Military Expansion and Intervention :
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YACIMIENTOS PETROLEROS EN AMÉRICA LATINA :
http://www.visionesalternativas.com/militarizacion/mapas/mapapetrol.htm

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Jeux de guerre russes envoyer un message fort contre l’intervention de l’OTAN en Syrie?

 

Global Research, 04 Avril, 2013
RT Op-Edge 3 Avril 2013
Navire russe en mer Noire

Y at-il un lien entre les événements en Syrie (peut-être même tension Etats-Unis avec la Corée du Nord) et de la Russie impromptues Noir jeux de guerre de la mer qui ont commencé le 28 Mars, 2013?

Alors qu’il se rendait de Durban en Afrique du Sud, où les BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud – ont annoncé qu’ils formaient une nouvelle banque de développement pour contester le FMI et la Banque mondiale, le Russe Vladimir Poutine a donné le feu vert pour Non programmé jeux de guerre dans la mer Noire. Par eux-mêmes les jeux ont peu de sens, mais dans un contexte mondial, ils signifient beaucoup.

Selon le Kremlin, les jeux de guerre impliqués environ 7.000 militaires russes; russes des forces spéciales russes, les Marines et les troupes aéroportées de déploiement rapide. Tous différents services de la Russie ont été impliqués et ont utilisé les exercices pour tester leur interopérabilité.Plus de trente navires de guerre russes basés hors du port ukrainien de Sébastopol dans la péninsule de Crimée et le port russe de Novorossiisk à Krasnodar Krai y participeront. L’objectif de ces jeux est de montrer que la Russie pourrait mobiliser pour n’importe quel événement à une notification de moments.

Un navire de la flotte de la mer Noire russe lors de grands exercices militaires Le président russe Vladimir Poutine a ordonné tout vol de retour de la République d'Afrique du Sud à Moscou.  (Capture d'écran d'une vidéo de Zvezda chaîne de télévision). (RIA Novosti) 

Un navire de la flotte de la mer Noire russe lors de grands exercices militaires Le président russe Vladimir Poutine a ordonné tout vol de retour de la République d’Afrique du Sud à Moscou. (Capture d’écran d’une vidéo de Zvezda chaîne de télévision). (RIA Novosti)

 

Les jeux de guerre surpris de l’Atlantique Nord (OTAN). Qui sont même plaints les jeux de guerre russes ont commencé dans la mer Noire sans préavis. En fait, l’OTAN a demandé à la Russie d’être plus ouverts au sujet de ses mouvements et de donner siège de l’OTAN à Bruxelles préavis de ses mouvements militaires dans l’avenir. Alexander Vershbow, l’Américain Secrétaire général adjoint de l’OTAN, même exigé « transparence maximale » de la Russie. On peut se demander pourquoi les os fait trembler?

Réponse russe au projet de guerre contre les Syriens?Est-ce une simple coïncidence que la Russie montre ses muscles après l’OTAN a révélé qu’il mettait au point des plans d’urgence pour une intervention en Libye de style en Syrie le 20 Mars?Deux jours plus tard, Israël et la Turquie ont terminé leur querelle diplomatique par un accord en temps opportun qui aurait été négocié par le président américain Barack Obama en vingt minutes alors qu’il était en visite en Israël. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé que, avec l’aide d’Obama un accord a été conclu avec le Premier ministre turc Recep Erdogan pour mettre fin à la rupture diplomatique sur l’attaque israélienne contre le Mavi Marmara en 2010.

Quelques jours plus tard, cet événement a été suivi par la Coalition nationale syrienne (SNC) – une organisation d’opposition factice construit par les États-Unis, Royaume-Uni, la France, le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie – étant donné cérémonieusement siège de la Syrie à la Ligue arabe.Dans ce qui semble être une tentative de répéter le scénario de la Libye , la SNC est reconnu comme étant le gouvernement de la Syrie. Au sommet de la Ligue arabe, le chef du SNC Moaz Al-Khatib a immédiatement appelé à une intervention militaire de l’OTAN en coordination avec l’appel du Qatar pour un changement de régime et l’intervention militaire à Damas le 26 Mars.

 

Ahmed al-Khatib Moaz. (AFP Photo / Karim Sahib) 

Ahmed al-Khatib Moaz. (AFP Photo / Karim Sahib)

 

Dans une démarche étape gérée, la SNC marionnette a demandé aux États-Unis, Royaume-Uni, la France, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Turquie et l’OTAN pour faire respecter une zone d’exclusion aérienne dans le but de créer un émirat SNC-contrôlée ou enclave dans le nord de la Syrie . Al-Khatib, a annoncé qu’il a parlé à la secrétaire d’Etat John Kerry d’utiliser les missiles Patriot de l’OTAN stationnées en Turquie de créer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie du Nord. Effectivement ce dont il parle est la balkanisation de la Syrie. Kerry semble être sur le dessus de celui-ci. Victoria Nuland, la porte-parole du Département d’Etat américain, a déclaré aux États-Unis est d’examiner la demande d’imposer une zone d’exclusion aérienne. Encore plus tôt, Kerry a fait une visite surprise à Bagdad et a menacé le gouvernement fédéral en Irak pour s’aligner sur les plans de Washington contre le changement de régime en Syrie. Il a dit qu’il voulait que les Irakiens pour vérifier les avions de passagers iraniens en Syrie rubrique pour les armes, mais beaucoup plus a été dit.

Satrapes de l’Empire américain sont tous sur la route. Qatar et l’Arabie saoudite n’est plus cacher le fait qu’ils sont l’armement et le financement des insurgés en Syrie. En Février, le Royaume-Uni et la France fait pression sur le reste de l’Union européenne de lever l’embargo sur les armes syrien, afin qu’ils puissent ouvertement armer les combattants anti-gouvernementaux étrangers et des milices qui tentent de renverser le gouvernement syrien. Israël et la Turquie ont été forcés de se réconcilier pour le bien de guerre de l’Empire sur les Syriens.

Obama réaligne Israël et la Turquie contre la SyrieLe rapprochement israélo turque et se range facilement l’échiquier alignement. La visite d’Obama à Israël était sur la politique impériale de maintenir l’empire américain. Comme les deux voisins hostiles de la Syrie, Tel-Aviv et Ankara devra approfondir la coopération dans les objectifs de l’Empire de renverser le gouvernement syrien. Tout d’un coup, les gouvernements des deux pays ont commencé à se plaindre en ligne avec l’autre sur la façon dont la situation humanitaire en Syrie les menaçait. En réalité, Israël n’est pas l’hébergement des réfugiés syriens (et opprime Syriens sous son occupation du Golan) considérant que la Turquie a effectivement négligé beaucoup de ses obligations juridiques et financières aux réfugiés syriens qu’elle accueille sur son territoire et a essayé de blanchir en les qualifiant cette comme étrangers «invités».

 

Un enfant regarde une femme lavant un bassin à 5km camp de réfugiés syriens de Diyarbakir, sur la façon dont le entre Diyarbakir et Mardin, après les chutes de neige, le 9 Janvier 2013. (AFP Photo / Stringer) 

Un enfant regarde une femme lavant un bassin à 5km camp de réfugiés syriens de Diyarbakir, sur la façon dont le entre Diyarbakir et Mardin, après les chutes de neige, le 9 Janvier 2013. (AFP Photo / Stringer)

 

Selon l’Agence France-Presse, les Israéliens ont même ouvert un hôpital militaire de campagne pour aider les insurgés de renverser le gouvernement syrien. L’installation militaire est situé dans une zone nommée Fortification 105 en Syrie Heights Golan occupé par Israël (à l’origine appelé les Hauteurs syriennes en Israël). Il s’agit essentiellement d’une base de soutien pour les forces anti-gouvernementales et que la pointe de l’iceberg en ce qui concerne l’implication israélienne en Syrie.Frappes israéliennes de janvier sur la Syrie étaient le fruit de la coopération entre les Israéliens et les milices insurgées.

Sentant les yeux méfiants à contempler le gouvernement turc et peut-être obtenir énervé par la flexion des muscles du Kremlin, turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, ministre a rejeté les allégations selon lesquelles Tel-Aviv et Ankara fermaient les rangs contre la Syrie. Davutoglu doit avoir été au courant de ce qui a été dit en Israël sur leur rapprochement. Même si Nétanyahou a promis de ne jamais s’excuser pour le meurtre de citoyens turcs sur le Mavi Marmara, Tel Aviv excuses à la Turquie a été publiquement justifiée par le gouvernement israélien sur la base d’aborder la Syrie en coordination avec la Turquie. La plupart des suspects qui se sont avérés les yeux pour regarder le gouvernement d’Erdogan à l’égard de l’accord avec Israël sont d’origine turque. Davutoglu a menti pour la consommation intérieure, sachant très bien que l’opinion publique turque seraient scandalisés d’apprendre que le Premier ministre Erdogan a été vraiment la normalisation des liens avec Israël pour renverser le gouvernement syrien.

Le message (s) des jeux de guerre russesL’empire américain est l’organisation de l’échiquier géopolitique est satrapes dans sa guerre en cours contre la Syrie. Peut-être qu’il prévoit d’utiliser Israël pour faire une re-lecture de la crise de Suez. En 1956, après l’Egypte a nationalisé le canal de Suez, le Royaume-Uni et la France a dessiné un plan avec Israël d’annexer le canal de Suez en obtenant d’Israël d’attaquer l’Egypte et prétendre ensuite d’intervenir militairement en tant que parties concernées qui voulaient garder le canal de Suez ouvert et sécuritaire pour le trafic maritime international. Une nouvelle offensive contre la Syrie sous les bannières des Israéliens est possible et pourrait être utilisé comme une excuse pour un turc et l’OTAN « invasion humanitaire» qui pourrait aboutir à la création d’une zone tampon humanitaire nord (ou une guerre plus étendue).

Un modèle peut être représenté de tous ces événements. Au début de 2013, la Russie a tenu principaux exercices navals en Méditerranée orientale dans un contexte de tensions entre Moscou et l’OTAN sous commandement américain et de coopération du Golfe (CCG), coalition qui a été déstabiliser la Syrie. Après les Etats-Unis et de son anti-syrienne coalition a menacé d’intervenir militairement et déployé des missiles Patriot à la frontière méridionale de la Turquie avec la Syrie, la marine russe flottille a été envoyé au large de la côte syrienne d’envoyer un message fort à Washington de ne pas avoir d’idées de commencer une autre guerre . À leur tour, les Etats-Unis et ses alliés a essayé de sauver la face en répandant des rumeurs que le Kremlin se préparait à évacuer les citoyens russes à la Syrie, parce que le gouvernement syrien allait s’effondrer et que la situation allait devenir critique.

 

Un navire de la flotte de la mer Noire russe lors de grands exercices militaires Le président russe Vladimir Poutine a ordonné tout vol de retour de la République d'Afrique du Sud à Moscou.  (Capture d'écran d'une vidéo de Zvezda chaîne de télévision). (RIA Novosti) 

Un navire de la flotte de la mer Noire russe lors de grands exercices militaires Le président russe Vladimir Poutine a ordonné tout vol de retour de la République d’Afrique du Sud à Moscou. (Capture d’écran d’une vidéo de Zvezda chaîne de télévision). (RIA Novosti)

 

Parallèlement aux jeux de guerre russes dans la mer Noire, l’armée de l’air russe a tenu vols long-courriers à travers la Russie. Cela comprenait les vols de bombardiers stratégiques nucléaires russes. À l’autre extrémité de l’Eurasie, la Chine a également mené ses propres jeux surprises de guerre navales dans la mer de Chine méridionale. Alors que les Etats-Unis et ses alliés ont dépeint les mouvements chinois comme une menace pour le Vietnam au cours territoire contesté dans la mer de Chine méridionale, le calendrier du déploiement naval pourrait être liée soit à la Syrie (ou Corée du Nord) et en coordination avec la Russie pour avertir les Etats-Unis maintenir la paix internationale.

Dans un signe du déclin de l’empire américain, juste avant les jeux de guerre russes dans la mer Noire, tous les dirigeants des BRICS plus en plus autoritaires mis en garde les Etats-Unis contre tout aventurisme en Syrie et dans d’autres pays. La flexion des muscles russe et chinois sont des messages qui indiquent que Washington, Pékin et Moscou sont sérieux et pensent ce qu’ils disent.Dans le même temps, ces événements peuvent être lus comme des signes que le système-monde est à venir sous une nouvelle direction.

Cet article a été publié le RT Op-E

De l’Afghanistan à la Syrie: les droits des femmes, la propagande de guerre et la CIA

De l’Afghanistan à la Syrie: les droits des femmes, la propagande de guerre et la CIA

Global Research, 04 Avril, 2013
burqa-3

Les droits des femmes sont de plus en plus présentée comme un outil de propagande utiles à d’autres desseins impériaux.

Les chefs d’Etat occidentaux, responsables de l’ONU et des porte-parole militaires seront toujours l’éloge de la dimension humanitaire de la Octobre 2001 nous-dirigée par l’OTAN invasion de l’Afghanistan, qui aurait était de lutter contre les fondamentalistes religieux, aider les petites filles vont à l’école, libérer les femmes soumises au joug de la les talibans.

La logique d’une telle dimension humanitaire de la guerre en Afghanistan est discutable. Nous nous souviendrons, Al-Qaïda et les talibans ont été pris en charge dès le début de la guerre soviéto-afghane par les Etats-Unis, dans le cadre d’une opération de la CIA dirigée secrète.

Comme il est décrit par la Association révolutionnaire des femmes d’Afghanistan (RAWA):

Les États-Unis et de ses alliés a essayé de légitimer leur occupation militaire de l’Afghanistan sous la bannière de «apporter la liberté et la démocratie pour le peuple afghan ». Mais comme nous l’avons connu au cours des trois dernières décennies, en ce qui concerne le sort de notre peuple, le gouvernement américain considère tout d’abord ses propres intérêts politiques et économiques et a le pouvoir et équipé le plus traître, anti-démocratique, misogyne et corrompu fondamentaliste gangs en Afghanistan.

Il était aux États-Unis qui a installé le régime des Talibans en Afghanistan en 1996, une stratégie de politique étrangère qui a abouti à la disparition des droits des femmes afghanes:

Sous NSDD 166, l’aide américaine aux brigades islamiques qui transitent par le Pakistan n’était pas limitée à de bonne foi une aide militaire. Washington a également soutenu et financé par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), le processus d’endoctrinement religieux, en grande partie pour assurer la disparition des institutions laïques.(Michel Chossudovsky, 11.9 ANALYSE: De Ronald Reagan et la guerre soviéto-afghane à George W. Bush et le 11 Septembre, 2001 , Global Research, 09 Septembre, 2010)

Les écoles religieuses ont été généreusement financé par les États-Unis d’Amérique:

L’éducation en Afghanistan dans les années précédant la guerre soviéto-afghane était en grande partie laïque. L’éducation américaine secrète détruit l’éducation laïque. Le nombre d’écoles parrainées par la CIA religieuses (madrasas) est passé de 2.500 en 1980 à plus de 39.000 [en 2001]. (Ibid.)

Les femmes afghanes. (AFP Photo / Shah Marai)

Les femmes afghanes aujourd’hui. (AFP Photo / Shah Marai)

De l'Afghanistan à la Syrie: les droits des femmes, la propagande de guerre et la CIA dans articles Pre-Taliban-Kabul-1970s

Les femmes afghanes dans les années 1970, avant l’intervention de la CIA dirigée par

Inconnu du grand public américain, les Etats-Unis répandre les enseignements du Jihad islamique dans les manuels « Made in America » ​​développées à l’Université du Nebraska:

… Aux Etats-Unis a dépensé des millions de dollars pour fournir des écoliers afghans avec des manuels remplis d’images violentes et militantes enseignements de l’Islam, qui fait partie des tentatives clandestines pour stimuler la résistance à l’occupation soviétique.

Les amorces qui ont été remplis de parler de djihad et a comporté des dessins de fusils, des balles, des soldats et des mines, ont servi depuis comme programme de base du système scolaire afghan. Même les talibans ont utilisé les livres américains fabriqués en …

La Maison Blanche défend le contenu religieux, en disant que les principes islamiques imprègnent la culture afghane et que les livres « sont pleinement conformes à la législation américaine et de la politique. » Les experts juridiques, cependant, de savoir si les livres violer une interdiction constitutionnelle sur l’utilisation de l’argent des contribuables pour promouvoir religion.

Responsables de l’aide … dit dans des interviews qu’ils ont quitté les matières islamiques intacte parce qu’ils craignaient les éducateurs afghans rejettent livres qui n’ont pas une forte dose de la pensée musulmane. L’agence retiré son logo et toute mention du gouvernement américain dans les textes religieux, l’AID porte-parole de Kathryn Stratos dit.

«Ce n’est pas la politique de l’AID pour appuyer l’enseignement religieux », a déclaré Stratos.  »Mais nous sommes allés de l’avant avec ce projet parce que le but principal.. . est d’éduquer les enfants, ce qui est essentiellement une activité séculaire. « 

… Publié dans les langues dominantes afghans de dari et en pachtoune, les manuels ont été conçus dans les années 1980 grâce à une subvention AID à l’Université du Nebraska-Omaha et son Centre d’études Afghanistan. L’agence a dépensé 51 millions de dollars aux programmes d’éducation de l’université en Afghanistan de 1984 à 1994. »(Washington Post, 23 Mars 2002)

Flashback historique

Avant l’arrivée des talibans au pouvoir, les femmes afghanes a vécu une vie à bien des égardssimilaire à celui des femmes occidentales (voir photos ci-dessous):

Université de Kaboul 1980

Université de Kaboul 1980

Université de Kaboul 1980

Dans les années 1980, Kaboul était «une ville cosmopolite. Les artistes et les hippies ont afflué vers la capitale. Femmes étudié l’agriculture, de l’ingénierie et des affaires à l’université de la ville. Les femmes afghanes occupé des emplois publics. « Il y avait des femmes parlementaires et les femmes conduisaient des voitures, et a voyagé et est allé sur les dates, sans avoir besoin de demander un tuteur masculin pour autorisation.

Ironie du sort, les droits des femmes tels que décrits par RAWA avant l’insurrection djihadiste américain parrainé est confirmé dans un article de 2010 publié par Foreign Policy (2010), un porte-parole du Washington Post fondée par Samuel Huntington:

Légende originale: "Kaboul étudiants de l'Université changer de classe d'inscription a doublé au cours des quatre dernières années.».  Le campus de l'Université de Kaboul physique, photographié ici, ne semble pas très différente aujourd'hui.  Mais les gens le font.  Dans les années 1950 et 60, les étudiants portaient des vêtements occidentaux, les hommes jeunes et les femmes interagissent de manière relativement libre.  Aujourd'hui, les femmes se couvrent la tête et une grande partie de leur corps, même à Kaboul.  Un demi-siècle plus tard, les hommes et les femmes habitent des mondes beaucoup plus distincts.

«  étudiants de l’Université de Kaboul changer de classe. Inscriptions ont doublé dans les quatre dernièresannées.  »

Le campus de l’Université de Kaboul physique, photographié ici, ne semble pas très différente aujourd’hui. Mais les gens le font. Dans les années 1950 et 60, les étudiants portaient des vêtements occidentaux, les hommes jeunes et les femmes interagissent de manière relativement libre. Aujourd’hui, les femmes se couvrent la tête et une grande partie de leur corps, même à Kaboul. Un demi-siècle plus tard, les hommes et les femmes habitent des mondes beaucoup plus distincts.

«Classe de biologie, Université de Kaboul."  Dans les années 1950 et 60, les femmes étaient en mesure de poursuivre une carrière professionnelle dans des domaines tels que la médecine.  Aujourd'hui, les écoles qui éduquent les femmes sont une cible de violence, d'autant plus que cinq ou six ans.

«Classe de biologie, Université de Kaboul. »

Dans les années 1950 et 60, les femmes étaient en mesure de poursuivre une carrière professionnelle dans des domaines tels que la médecine. Aujourd’hui, les écoles qui éduquent les femmes sont une cible de violence, d’autant plus que cinq ou six ans.

"Magasin de disques de phonographe."  Donc, aussi, étaient les magasins de disques, ce qui porte le rythme et l'énergie du monde occidental à Kaboul adolescents.

« Magasin de disques de phonographe. » 

Donc, aussi, étaient les magasins de disques, ce qui porte le rythme et l’énergie du monde occidental à Kaboul adolescents .

"Des centaines de jeunes Afghans prennent une part active dans les programmes scouts."

« Des centaines de jeunes Afghans prennent une part active dans les programmes scouts. »

Afghanistan avait autrefois Scouts et Eclaireuses. Dans les années 1950 et 60, ces programmes étaient très semblables à leurs homologues aux États-Unis, avec des élèves dans les écoles primaires et les collèges d’apprentissage sur les sentiers de la nature, le camping et la sécurité publique. Mais le scoutisme troupes complètement disparu après les invasions soviétiques dans les années 1970. (Mohammad Qayoumi  Once Upon a Time … en Afghanistan , la politique étrangère, le 27 mai 2010)

Le lecteur aura remarqué aiguë de la désinformation insidieuse dans la légende précédente. Nous sommes amenés à croire que le mode de vie libéral des femmes afghanes a été détruit par l’Union soviétique, alors qu’en fait il est le résultat du soutien américain à Al-Qaïda et les talibans. Reconnu par la politique étrangère américaine conseiller Brzezinski Zbigniew, l’action de Moscou en faveur de la pro-soviétique de Kaboul gouvernement était de contrer l’insurrection islamiste Moudjahidin soutenu secrètement par la CIA:

En effet, il a été Juillet 3 1979, que le président Carter a signé la première directive pour l’aide secrète aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul. Et ce jour-là, j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis cette aide allait entraîner une intervention militaire soviétique [...]

Cette opération secrète était une excellente idée. Il a eu pour effet d’attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président Carter. Nous avons maintenant l’occasion de donner à l’URSS sa guerre du Vietnam. ( Intervention de la CIA en Afghanistan , Nouvel Observateur , 1998, Global Research, 15 Octobre, 2001)

En 1982, le président Ronald Reagan, même consacré la navette spatiale Columbia aux États-Unis pris en charge islamistes «  combattants de la liberté » en Afghanistan, à savoir Al-Qaïda et les talibans:

Tout comme nous pensons Britannique représente plus belles aspirations de l’homme dans le domaine de la science et de la technologie, mais démontrera aussi la lutte du peuple afghan représentent plus hautes aspirations de l’homme pour la liberté.

 

reaganmeetstalibanwhitehouse dans articles

Ronald Reagan rencontre avec les talibans en 1985: « Ces messieurs (les talibans) sont les équivalents moraux des pères fondateurs de l’Amérique. »

Pourtant, les États-Unis et les gouvernements des membres de l’OTAN revendiquent la présence américaine militaire de l’OTAN en Afghanistan a joué un rôle dans la promotion des droits des femmes. Le fait de la question est que ces droits ont été abolis par le régime pro-américain de talibans qui sont arrivés au pouvoir avec le soutien de Washington.

Femmes syriennes Le Département d’Etat américain du RéseauComment l’histoire des femmes en Afghanistan ont trait aux droits des femmes en Syrie dans le contexte de la crise actuelle?

Le non déclaré la guerre aux États-Unis de l’OTAN sur la Syrie (2011-2013) en faveur des rebelles affiliés à Al-Qaïda semble avoir une logique similaire, à savoir la destruction de l’école laïque et la disparition des droits des femmes.

Est-ce que les femmes syriennes être tourné vers l’avenir sombre même que celle des femmes afghanes sous le régime des talibans?

Janvier dernier, «  un groupe diversifié de femmes syriennes «  , dit-on «  représente les mouvements d’opposition de premier plan «  a participé à une conférence organisée par le Réseau Démocratie des Femmes (RFD), en coordination avec le département américain de l’Office national de la condition féminine de Global à Doha, Qatar.

WDN est une initiative de l’ International Republican Institute , réputé pour soutenir les dissidents dans différents pays défiant l’impérialisme américain. Le Département d’Etat américain est clairement en utilisant «  les droits des femmes «  comme un outil, alors que dans le même temps il est le financement d’un islamiste «  l’opposition «  en vue de porter atteinte à la laïcité et, finalement, l’installation d’un gouvernement islamiste à Damas.

Réseau des femmes syriennes a été formé lors de la conférence américano-parrainé et une Charte a été rédigée « à s’assurer que les femmes sont incluses dans la résolution du conflit et de transition de leur pays » :

Dans la charte, les participants appellent à l’égalité des droits et la représentation de tous les Syriens, exigeant la participation égale des femmes à toutes les réunions internationales, négociations, rédaction de la Constitution et de comités de réconciliation et dans les organes directeurs élus. La charte couvre également des sujets tels que la prévention et la poursuite des actes de violence contre les femmes, l’accès à l’éducation et le besoin global de participation des femmes à la résolution des conflits en cours, tout en assurant la participation des femmes dans la reconstruction future de la Syrie. Les chefs de gouvernement des États-Unis a également participé à la conférence, soulignant leur soutien aux femmes syriennes [...] Dans ses remarques, Carla Koppell, coordonnateur principal pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes à l’ Agence des États-Unis pour le développement international [USAID], conseillé, «Si le groupe le plus diversifié de femmes peuvent trouver un programme commun, il aura une force énorme. » ( Rôle la demande des femmes dans la transition de la Syrie et de la réconciliation 28 Janvier 2013, souligné par nous.)

Monica McWilliams, fondateur de la Coalition d'Irlande du Nord de la femme (à gauche) et le vice-Premier ministre du Kosovo Edita Tahiri (à droite) de partager leurs expériences avec les participants d'une conférence à Doha, au Qatar, où Charte du Réseau des femmes syriennes a été adoptée par un groupe diversifié des femmes syriennes représentant les principaux mouvements d'opposition dans le pays. (Photo wdn.org)

Monica McWilliams, fondateur de la Coalition d’Irlande du Nord de la femme (à gauche) et le vice-Premier ministre du Kosovo Edita Tahiri (à droite) de partager leurs expériences avec les participants d’une conférence à Doha, au Qatar, où Charte du Réseau des femmes syriennes a été adoptée par un groupe diversifié des femmes syriennes représentant les principaux mouvements d’opposition dans le pays. (Photo wdn.org)

Le premier paradoxe frappant de cette conférence est qu’elle se déroule au Qatar, un pays où les droits des femmes restent limitées, pour dire le moins. À la mi-Mars, le gouvernement du Qatar, même exprimé des préoccupations «  au sujet des références aux droits sexuels et reproductifs des femmes «   qui sont contenus dans la Déclaration des Nations Unies de la Commission sur la condition de la femme appelés élimination et la prévention de toutes les formes de violence contre les femmes et les filles .

Deuxième paradoxe: l’USAID, qui a contribué à la disparition des droits des femmes par la promotion de l’endoctrinement religieux en Afghanistan, est en train de promouvoir les droits des femmes pour parvenir à un changement de régime en Syrie. Dans le même temps, les Etats-Unis avec le Qatar et l’Arabie saoudite soutient les groupes extrémistes islamistes en lutte contre le gouvernement laïque syrienne. Certains soi-disant « zones libérées » en Syrie sont désormais gérés par des extrémistes religieux :

« religieuse wahhabite école et les droits des femmes dans un «libéré» domaine de la course d’Alep par l’américano-saoudiennes soutenu par «l’opposition», «une nette amélioration» par rapport à l’actuel système de l’éducation laïque en Syrie. «   (Michel Chossudovsky,  la Syrie: Droits de la femme et de l’éducation islamique dans un « Libéré » Zone d’Alep , Global Research 27 Mars 2013.)

 

Ont un régime proxy US pour être installé à Damas, les droits et les libertés des femmes syriennes pourrait bien être la suite de la même «liberté en danger chemin » que celle des femmes afghanes sous le régime pro-américain de talibans et continue sous l’occupation américaine de l’OTAN .

Julie Lévesque est journaliste et chercheur au Centre de recherche sur la mondialisation (CRM), Montréal. Elle a été parmi les premiers journalistes indépendants à visiter Haïti à la suite de la Janvier 2010 tremblement de terre. En 2011, elle était à bord «L’Esprit de Rachel Corrie », le seul navire humanitaire qui a pénétré dans les eaux territoriales de Gaza avant d’être abattu par la marine israélienne.

Une version antérieure de cet article a été publiée par RT Op-Edge

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Andrei Akulov | 07.04.2013 

s16469 dans articlesSur Avril 3, nouvellement affecté secrétaire à la Défense Chuck Hagel a prononcé son premier discours politique majeur appelant à une révision fondamentale de la structure militaire de la nation. Dans portée et la signification, c’est comparable à des changements organisationnels fondamentaux mis en œuvre dans les années 1980, le Goldwater-Nichols Act.S’adressant à un auditoire à la National Defense University à Fort McNair à Washington, le secrétaire Hagel, qui a servi comme sergent de l’armée au Vietnam et en a gagné deux Purple Hearts, a admis que l’armée ne s’est pas adapté à la mise à jour des réalités préservation des commandes importantes et de soutien élaboré structures intactes depuis l’époque de la guerre froide. Le temps est venu pour les efforts visant à rogner et rendre plus efficaces les frais de personnel et d’acquisitions. Hagel a suggéré la stratégie de défense nationale présenté en Janvier 2012, qui comprenait le pivot Asie et moins l’accent sur ​​la perspective d’opérations de stabilisation en Irak de style, resterait probablement intacte , mais rempli de ressources potentiellement moins … Le Secrétaire a déclaré que d’autres experts ont été soulignant depuis des années – la stratégie de modernisation dépend de systèmes qui sont . «beaucoup plus coûteux et technologiquement dangereux que ce qui a été promis ou au budget pour»La réalité économique et financière à se faire sentir. Le Department of Defense (DOD) est confronté à une coupe 41 milliards de dollars à son budget 2013 et un total de 500 milliards de dollars par rapport aux niveaux prévus au cours de la prochaine décennie, connu sous le nom de séquestration. Hagel a souligné que les Etats-Unis doit «besoin de prendre un regard critique sur nos capacités militaires et d’assurer que notre structure des forces et des plans de modernisation sont directement et réellement aligné avec la stratégie du président». Le Secrétaire a souligné que, «Il comprend également un équilibre entre la exigences contradictoires de la capacité et les moyens – combien de toute plate-forme donnée nous avons besoin, et combien la capacité dont il a besoin d’avoir à remplir des missions réelles ». Selon Hagel, cette fois, il ne s’agit pas de simplement couper, mais plutôt venir avec drastique, changements fondamentaux ,«Changement qui implique non seulement peaufiner ou réduire petit à petit les structures existantes et les pratiques, mais le cas échéant, façonner entièrement nouveaux qui sont mieux adaptés aux réalités du 21e siècle et les défis». L’examen de la nouvelle armée sera présenté d’ici la fin de mai. Comme M. Hagel a noté, les États-Unis a aussi besoin de réévaluer combien il peut compter sur des alliés et des partenaires. Il s’agit d’une disposition très importante qui signifie un nouveau tournant fondamental dans la politique étrangère américaine au cas où elle devient une réalité. Il n’a pas précisé, mais il peut être clairement interprétée comme un signal clair que les Etats-Unis a l’intention de mettre l’accent sur ​​un partage des charges bien sûr dans ses relations avec ses alliés, un nouveau trait de sa politique étrangère. Bien évidemment admettre certaines erreurs passées américains de la sécurité nationale et de mauvais choix de M. Hagel, «Nous avons fait des erreurs et de mauvais calculs avec notre grande puissance». L’administration Obama admet ouvertement fait il ya eu des gaffes en matière de politique étrangère et militaire à corriger à partir de maintenant sur. A cela, le Secrétaire a fait clair que les forces armées continueront à se défendre contre l’extrémisme violent, ainsi que contre les risques nouveaux qui arrivent sur ​​des réseaux informatiques et «vintage» des menaces comme la prolifération des armes non conventionnelles et les aspirations hostiles des adversaires régionaux. M. Hagel a été sans faille tout de même en épousant un rôle actif à l’étranger pour les États-Unis, malgré les pressions budgétaires. Sonne comme une contradiction pure et simple à élaborer que la question est abordée plus loin. Il reste à définir de manière stricte exactement ce que l’on entend par «rôle actif outre-mer». 

La dernière grande réforme de la structure des forces armées dans les années 1980. Le Goldwater-Nichols Act de 1986 (sous l’administration Reagan) a considérablement augmenté la jointure entre les services militaires et claires établies chaînes de commandement opérationnel hors chevauchement des fonctions, le fléau de tous les militaires dans tous les pays. M. Hagel est aussi bon que sa parole. Au cours des audiences de confirmation, il a promis d’évaluer la mise en œuvre de Goldwater-Nichols et faire des recommandations appropriées et des modifications si besoin est. 

Hagel a signalé que la portée de l’examen en vertu de sa montre sera complète et peuvent inclure des changements fondamentaux à la Loi. «Il y aura … être un examen minutieux de l’organigramme du ministère de la Défense et des structures de commandement, dont la plupart remontent aux premières années de l’»guerre froide, at-il dit. Bien sûr, il est trop tôt pour émettre des hypothèses concernant les résultats de l’examen serait-être, mais M. Hagel a admis, «Nous devons remettre en question toutes les hypothèses du passé, et nous devons tout mettre sur la table», avertissant que les choses intangibles comme précédemment: les armes , salaires et avantages sociaux du personnel, les numéros et même des numéros de général et amiraux en service, ils seront tous examinés. Il faut lui remettre, en mentionnant armes sacro-saintes. M. Hagel est allé au fond de la question. L’armée américaine fait face aux problèmes engendrés par le tranchant qu’ils ont accompli pour assurer la «domination mondiale». Il est un chef de file de haute précision, network-centric force d’opérations de l’âge de guerre de l’information. Mais le coût de systèmes de haute précision et de munitions est devenue un fardeau insupportable ou des actifs d’or. 

Décrivant grandes catégories à analyser à l’épargne, il a mentionné le mélange approprié de personnel civil et militaire, et la taille de la force de combat, l’équilibre entre officiers et hommes de troupe, et la part du soutien et des tâches administratives à effectuer par les entrepreneurs et par les troupes.

Peu importe décrivant les principales priorités du discours de 29 minutes omis certains aspects importants de la future réforme. Il n’a pas parlé directement à l’idée de réduire le niveau des troupes, ne fait aucune mention spécifique de la réforme de la retraite et ne touchez pas la question politiquement sensible de la flambée de l’armée des frais médicaux. Selon le secrétaire. «La taille et la forme de la force doit être constamment réévalué, afin d’inclure l’équilibre entre active et de réserve, la combinaison de capacités conventionnelles et non conventionnelles, à usage général et unités d’opérations spéciales, et le juste équilibre entre l’avant poste, déployé en rotation, et à domicile forces » . Il a noté que le corps des officiers n’a cessé de croître en proportion de la taille globale de l’armée. «Aujourd’hui, les forces opérationnelles de l’armée – mesurée en bataillons, des navires et des ailes d’avion – ont diminué de façon spectaculaire depuis l’époque de la guerre froide. Pourtant, la commande de trois et quatre étoiles et de structures de soutien assis au sommet de ces forces de combat plus petits sont restés intacts, à quelques exceptions près, et, dans certains cas, ils sont en fait en augmentation dans la taille et le rang » , Hagel. Selon lui, «la taille et la forme» des forces armées devrait être examinée à nouveau, une indication que le corps d’armée et de la marine, dont chacune a renforcé ses rangs pour les guerres en Irak et en Afghanistan, pourrait faire face à de nouvelles réductions d’effectifs. L’armée est officiellement devrait diminuer de 490.000 soldats d’active, contre environ 540.000 aujourd’hui. Mais les planificateurs de l’armée se préparent à la possibilité que la taille de la population pourrait diminuer de 440.000. De même, les Marines l’année dernière ont été dirigés pour réduire de 10 pour cent de leur service actif vigueur, laissant le corps à 182.000 personnes d’ici 2016. Mais cela pourrait ne pas être au fond, que ce soit.

***

Les Etats-Unis représente cinq pour cent de la population mondiale, environ 23 pour cent de sa production économique, plus de 40 pour cent de ses dépenses militaires . Il consacre autant d’argent à des militaires et des armes comme les 18 prochains pays réunis. Le pays consacre à l’armée a besoin de plus qu’à toute autre chose. Part de l’Amérique de l’économie mondiale se contracte. Même une saine économie américaine va faire face à des pressions budgétaires: – une population vieillissante, l’entretien différé sur les Etats-Unis d’infrastructures, etc Ce sera difficile pour le Pentagone à s’incliner contre. La principale menace stratégique pour les Etats-Unis n’est pas la Corée du Nord, l’Iran ou mais plutôt celui de la dette nationale et la flambée stagné économie . Selon une étude menée par un lobby pour la paix, le Comité des amis sur la législation nationale, les dépenses militaires et le coût des guerres passées ont été engloutissant plus de 40 pour cent des recettes fiscales fédérales, des soins de santé de 20 pour cent, de la science, de l’énergie et de l’environnement et de 2,5 pour cent l’éducation un peu plus de 2. 

À cela, les Etats-Unis bénéficie haut niveau de sécurité territoriale de base, une position extrêmement favorable géopolitique. Il a des pays amis des deux frontières et pas de rivaux de puissance réelle proximité. Donc ce n’est pas un sujet d’une menace immédiate pour le pays, mais plutôt se mêler de mares éloignées . Aujourd’hui, il n’y a pas de troupes américaines en Irak et la guerre américaine en Afghanistan est rapidement à sa fin. Les États-Unis se termine ses guerres à l’étranger, il ya pas de menaces graves pour la sécurité. Les jours de grandes armées de roulement sont une chose du passé maintenant et à l’armée moderne prospère de l’avenir devra s’adapter aux nouvelles réalités. 

Si un groupe terroriste attaque les Etats-Unis avec des armes biologiques et chimiques de l’intérieur du pays, 11 transporteurs ou plusieurs centaines de chasseurs furtifs de cinquième génération dans l’inventaire des forces armées ne changera pas les choses. Un Américain commune sur la rue ne serait pas mis beaucoup magasin par le fait de l’US Navy, ni ne soucierait-il de l’armée obtenir un sous-marin d’attaque de classe Virginia plus, surtout au moment où il ne peut pas trouver un emploi, à l’instar de 10% des chômeurs du pays. 

La seule façon de s’attaquer aux problèmes brûlants le pays est confronté est d’examiner tous les engagements à l’étranger. Par exemple, en tirant toutes les troupes de l’Europe qui se posent pas de menace d’invasion. Aucune guerre terrestre en Asie longue est imminente (même si elle fusées, ça va être la guerre navale), de sorte que la logique commune fait s’interroger sur l’opportunité de maintenir environ 30.000 soldats américains en Corée et 50.000 au Japon. Ces pays peuvent assurer leur propre sécurité avec coupe armes de pointe qu’ils ont dans leurs stocks?Pas de doute à ce sujet.

Il devrait y avoir une certaine correspondance entre les capacités et les engagements. Les difficultés rencontrées par les forces armées américaines témoignent du fait que le maintien de la «domination mondiale» et d’accomplir la mission fixée pour protéger les «intérêts vitaux» partout dans le monde est en contradiction avec les réalités économiques. Pour en grande partie les difficultés actuelles rencontrées par les États-Unis l’économie sont attribués au fait qu’il craqué sous le poids lourd. La guerre en Irak coûte aux contribuables américains 3 billions de dollars, une autre demi-billion de dollars ont été dépensés sur l’opération militaire en Afghanistan. Dans le même temps les armes d’âge et de coupe de haute précision des munitions deviennent actifs en or. Les Etats-Unis face à surétirement, dans une grande mesure le problème est le résultat de la vie au-delà des moyens et de trop dépenser sur les guerres, les aventures de nature douteuse comme l’Irak. La situation est en grande partie la conséquence de la position privilégiée des États-Unis a longtemps joui dans l’économie mondiale. L’ère touche à sa fin. Les jours de munificence pour les Etats-Unis, un pays qui dépensent des libres-, est révolue. Le DOD doit se détacher de l’idée que l’armée américaine peut aller n’importe où et faire quoi que ce soit aussi bien

Est-ce que le pipeline Trans-Caspian Be There malgré l’opposition de la Russie?

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Aleksandr Shustov | 01.10.2011

s6779 dans articlesCette Septembre a été marqué par une récurrence des conflits de gazoduc entre la Russie et l’UE. Le 16 Septembre, Premier ministre russe V. Poutine a béni à Sotchi un accord sur la construction de la section marine de South Stream, le gazoduc destiné à débarrasser la Russie de la dépendance à l’Ukraine pour le transit de gaz vers l’Europe.L’UE a réagi avec une activité accrue autour du projet Nabucco rival et a publié une déclaration que le consentement de la Russie à la construction du gazoduc sous la mer Caspienne fonds marins serait complètement inutile. Une série de raids Septembre inattendu sur Gazprom filiales à travers l’UE a souligné le conflit.La signature de l’accord South Stream était le deuxième des récents gains de la politique énergétique de la Russie depuis le 7 lancement de Nord Stream Septembre. La liste des intervenants Moscou a réussi à convaincre de rejoindre South Stream est assez impressionnant pour garantir un soutien pour le projet dans les pays européens de haut influents, les actions de Gazprom, l’italien Eni, français EDF et BASF / Wintershall en Allemagne dans South Stream étant de 50% , 20%, 15% et 15% respectivement. Il est clair que comme un objectif du côté du parcage de l’accord au sommet de la nouvelle tour de la Russie de bras de fer avec l’Ukraine sur le prix du gaz était destiné à montrer que les options graves de la diversification du transit du gaz sont ouverts à la Russie. Quoi qu’il en soit, la Russie et l’UE restent enfermés dans un conflit prolongé alimenté par la concurrence de deux projets de gazoducs de la région de la mer Caspienne et Noire – South Stream et Nabucco.Au cours de l’année écoulée, l’UE ne cessait d’inciter Moscou à ne pas mettre des obstacles sur le chemin de Nabucco, alors que Bruxelles a également admis que l’Europe a besoin des deux conseils et même baissé que, idéalement, la Russie devrait abandonner le projet South Stream et le partenaire du consortium Nabucco. Représentants de l’UE ont précisé à l’, conférence qui s’est tenue à Bruxelles que l’Europe placé son pari sur Nabucco et ne permettrait pas au projet South Stream apparaît sur sa liste de priorités ou de le sauvegarder sous quelque forme Septembre 2010, la Russie et l’UE énergie dialogue. Avec la Russie fournissant actuellement 30% de la demande européenne de gaz naturel et 27% – pour le pétrole brut, Bruxelles estime que sa dépendance énergétique envers Moscou est excessive. Commissaire européen à l’énergie Günther Oettinger a souligné que l’UE serait plutôt l’importation de gaz directement à partir de la région caspienne, si Bruxelles ne s’opposerait pas à la construction parallèle de Nabucco et South Stream.

En Septembre 2010, le conflit gazier russo-européen a abouti à des échanges en colère que l’Allemagne, l’ancien ministre des Affaires étrangères et de Nabucco politique actuel consultant Joschka Fischer a tenté de réfuter la déclaration de Poutine Sotchi que les ressources de gaz naturel pour assurer une charge de travail pour Nabucco n’étaient pas disponibles et a exprimé l’avis que Moscou jeu était sur le point de pression sur l’Europe plutôt que sur l’exportation de gaz normal. Il s’en est suivi une guerre de l’information réelle entre la Russie et l’UE, avec le barattage ancien des arguments contre le projet Nabucco et le second appelant la Russie à s’abstenir d’entraver sa mise en œuvre. La question clé dans le processus est de savoir si l’UE serait en mesure de marginaliser la Russie et accès indépendant aux réserves caspiennes sans laquelle il n’y va pas de gaz pour Nabucco. M. Oettinger a déclaré le 28 Mars que le lancement de Nabucco faut le consentement des fournisseurs de gaz »qui a été nécessaire dans l’immédiat mais qui manque. Il a également mis en garde la Russie contre toute tentative de bloquer le projet ou pousser pour South Stream devient une solution de rechange. En revanche, le soutien à la position de la Russie a été exprimé par l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder qui, en Juin 2011, prévoit que la fermeture des installations européennes d’énergie nucléaire serait laisser dans le besoin d’extra 170 milliards de mètres cubes de gaz naturel et précieux Russie en tant que fournisseur de gaz absolument fiable . Ressources propres de l’Europe sont en train de s’épuiser alors que l’Afrique du Nord et Moyen-Orient sont trop instables pour garantir l’approvisionnement en gaz sans interruption. Schröder a ajouté que le Turkménistan il ya des individus curieux qui ont tendance à vendre 300% des réserves de gaz et certains que l’Azerbaïdjan se trouve être la plus brillante démocratie que l’on peut imaginer. Il a dit Nabucco méritent d’être soutenus, mais a estimé que l’opposition à South Stream n’a pas de sens en tant que pipeline supplémentaire de la Russie contribuerait à la sécurité de l’approvisionnement en gaz de l’Europe.

Peu de temps avant que l’accord South Stream a été signé, M. Oettinger a carrément dit qu’il n’était pas souhaitable. South Stream irait bien avec l’Europe que comme un moyen supplémentaire de livraisons de gaz russe vers l’Europe, mais – étant donné que pour l’Europe d’accéder aux réserves plus importants au monde de gaz sur laquelle l’Asie centrale est assis est la question clé – le gaz de la région caspienne pompé par South Stream serait un problème pour Bruxelles. Gisements de gaz de l’Azerbaïdjan seul ne serait pas suffisant pour correspondre au débit Nabucco, ce qui signifie que les perspectives pour le projet dépendra de la disponibilité du gaz naturel du Turkménistan. Par conséquent, l’avenir de Nabucco dépend de savoir si l’UE a de la chance de construire un pipeline sous la mer Caspienne, qui prend priorité sur les positions d’autres pays de la Caspienne. Pas de compromis sur le statut jusque-là non définie de la mer Caspienne a été atteint à jour, et l’aspect juridique du plan pour la construction d’un pipeline transcaspien évoque de sérieux doutes.

Oettinger, porte-parole Marlene Holtzner a déclaré dans une récente interview à la Deutsche Welle que le thème du statut de la mer Caspienne ne sera pas abordé dans le processus de signature de l’accord de construction de pipeline, et que la discorde existant sur la question ne devrait pas affecter l’ensemble du plan. L’Union européenne soutient que le pipeline doit traverser les territoires de l’Azerbaïdjan et le Turkménistan, et que d’autres pays, comme dans le cas de Nord Stream, demander à ce que leurs préoccupations écologiques abordés, mais n’ont pas le pouvoir de mettre le projet en attente. Dans les semaines à venir, l’UE prévoit d’ouvrir des pourparlers avec l’Azerbaïdjan et le Turkménistan en vue de finaliser les plans pour la longueur du pipeline et les quantités de gaz pouvant être apporté par l’Azerbaïdjan et le Turkménistan, ainsi que l’environnement et la protection des investissements parties de l’accord . La signature de l’accord South Stream ne semble avoir aucun impact sur les développements autour de Nabucco.

L’UE est ouverte à propos de son intention de ne pas tenir compte des positions de la Russie et de l’Iran comme il va de l’avant avec la construction du pipeline Trans-Caspienne et de traiter de la mer Caspienne que tout autre, ce qui implique que les fonds marins Caspienne est une zone marine appartenant exclusivement à l’Azerbaïdjan et le Turkménistan. Le fait que la mer Caspienne est en réalité sans littoral et par conséquent, le droit maritime international ne devrait pas s’appliquer à elle n’est pas prise en compte à Bruxelles. Les conceptions de l’UE, il convient de noter, en outre porter un agenda militaire caché comme aux États-Unis a depuis longtemps déclaré que la région de la Caspienne une zone de son interests.For Washington, Nabucco est une forme de freiner l’appétit de la Chine pour les ressources naturelles de la région. Le projet permettra ainsi aider les Etats-Unis de renforcer l’emprise sur les élites politiques des républiques d’Asie centrale »que Washington a été courtiser pendant un certain temps. Dans un proche avenir, on peut s’attendre à voir les Etats-Unis et l’UE agissent de concert non seulement pour avancer Nabucco, mais comme un processus parallèle, pour faire glisser les républiques Caspienne hors de l’orbite de la Russie …

La Chine et les BRICS: Mise à niveau Global Agenda

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Alexander SALITZKI | 01.04.2013 

s16383Quelques semaines se sont écoulées depuis que les dirigeants chinois de cinquième génération est arrivé au pouvoir. La première impression est vraiment très fort.Nouvellement élu président Xi Jinping a visité Moscou et a pris part à l’événement BRICS Durbin niveau supérieur, il a reçu le secrétaire américain au trésor de et Henry Kissinger à Beijing. Les questions en bref, les problèmes fondamentaux du pays, top événements et de figures de premier plan ont été définies … Xi Jinping arrêté en Tanzanie sur le chemin de Durbin. Retour dans l’histoire, où la Chine était plutôt loin d’être un chef de file mondial, elle a construit un chemin de fer là, donnant la Zambie un accès à la mer. Pékin fait le monde se souviennent de sa contribution dans son progrès et le fait de la Chine est prête à l’augmenter.***La Chine semble devenir la plus grande économie du monde dans la dizaine d’années à venir . Le ralentissement économique est une pure fiction. Permettez-moi de donner un exemple simple. Le PIB a progressé de 7,8% (la plus faible croissance de ce siècle) ou de 700 milliards de dollars (au taux de change, qui est la plus faible estimation). A titre de comparaison, en 2005, le PIB a progressé de 11,3% en ajoutant «que» $ 270 milliards.

La croissance économique est dynamique, stable et durable, une chose du passé pour la majorité des Etats du monde contemporain.Naturellement, il introduit des changements dans la psychologie du public.Le paysage économique change rapidement. Il donne un nouvel élan aux activités commerciales et à la prospérité du peuple et de l’Etat, il ya un sentiment d’amélioration et d’optimisme masse. Les entrepreneurs ont tendance à faire des investissements, les actifs de base se renouveler, la classe moyenne est en hausse, une révolution de la consommation est sur ​​le chemin, et la nécessité de protection de l’environnement est venue au premier plan. La situation financière est absolument stable, les banques chinoises face à de plus en plus de clients étrangers ou ceux qui souhaitent y adhérer.

L’image est tout à fait contraire à l’Europe. Il n’y a pas de croissance en vue, la situation financière est si catastrophique. Tout est aggravée par «la parade des égoïsmes». Rien ne serait pire dans les moments de crise. Il est important que le pessimisme européen ne s’appliquerait pas la Russie, qui est mentalement à proximité du vieux continent. À la traîne en Europe, la lutte contre la mission historique de l’intégration de cet immense pays, ou de raviver le mouvement vers l’Est interrompu par la fin du siècle dernier – tous ces défis rendre la croissance économique un impératif.

Sibérie et de l’Extrême-Orient sont plus proche de Moscou que l’Europe et le Fonds monétaire international qui a gâché les choses pour la Russie à Chypre. L’immense territoire de la prospérité économique de la Russie et de la Chine sont une occasion unique à saisir lors de l’exécution de la Russie XXI pivot à l’Est. Chypre constitue un ennuyeux qui a été condamné à avoir lieu.

Le tour de la Russie à l’Est a déjà été transformé en une sorte de l’Extrême-Orient off-shore zone faisant apparaître de nouveaux pipelines, des ports, des routes et des ponts. La nouvelle infrastructure dans le cadre de la Russie au-delà de l’Oural est beaucoup mieux que les fortifications en béton et des formations d’armure à la frontière chinoise dans les années 1970 ou des voyages de masse en Chine pour acheter à bas prix des produits de la vie quotidienne et des vêtements dans les années 1990.

Il est naturel que beaucoup de projets contemporains de la Russie sont étroitement liés avec la Chine. La prospérité de la Chine est favorable à la Russie. La réalité justifie d’autant plus complète interaction bilatérale. Le processus a été ralenti dans les années 1990 et maintenant ce n’est pas si facile de trouver son chemin pour rendre effective la coopération avec l’un des leaders économiques mondiaux, tandis que les sociétés transnationales trouvé de cette façon il ya longtemps.

***

De bonnes relations avec la Chine peuvent bénéficier Russie encore plus que son voisin, bien qu’il puisse y avoir des arguments à l’effet contraire. Off et sur la question de la nécessité «de contenir» des surfaces de la Chine sur l’ordre du jour. Je doute que l’idée est productif: il s’agit de l’époque de la guerre froide. Les Etats-Unis a adopté cette approche dans le milieu de l’année 2010, mais l’équipe de la politique étrangère américaine envoie des signaux taquet de réconciliation: l’interaction entre les deux poids lourds du monde est trop important. Les Japonais ont appris à se refroidir sur les îles Senkaku. Pas question de Delhi ou Séoul rejoindre le «confinement» des politiques.

Même la reproduction, ne parle pas de la modernisation, on pourrait difficilement concevoir aujourd’hui sans les écrous et boulons fabriqués en Chine. L’internalisation (faire la production vers les pays il a été démarré en) n’est rien d’autre que de la rhétorique politique, dans une large mesure qu’ils ne contredisent les lois du marché. Rendre des ordonnances en Chine prend moins de temps et plus facile à faire – c’est la réalité de la scène économique moderne. La croissance économie américaine modérée cette année immédiatement stimulé les importations en provenance de Chine.

Non-Ouest n’est pas synonyme d’anti-occidental. Il est un homme politique bien connu à Singapour qui pense que l’interaction entre l’Occident et l’Orient sera plus fructueux s’il n’est pas poussé artificiellement (1).

Commentant la visite du Xi Jinping à Moscou, José Manuel Durão Barroso, l’actuel président de la Commission européenne, a déclaré que les liens étroits entre la Russie et la Chine sont bonnes pour l’Union européenne (2).Ceci est normal dans le monde polycentrique.

***

Il vaut la peine de noter, Le Durbin BRICS sommet a de nouveau souligné le rôle des États dans l’organisation de développement et d’industrialisation.Pas moyen peut-on sauter cette étape terminée. L’introduction de nouvelles technologies peut atténuer mais non remplacer le stade industriel-agraire sur la voie du progrès. L’humanité attend toujours l’avènement de l’économie des ressources phase qui pourrait être abordé en augmentant la production, mais pas la main-outs.

Entre autres choses, le saut industrielle de la Chine a prouvé les prévisions de croissance économique limitée faite par le Club de Rome est trop sombre, si opportun. Les problèmes rencontrés par la Chine en matière de ressources et l’écologie sont difficiles à surmonter. Mais la solution est réalisable, y compris la coopération avec la Russie, les Etats-Unis et les autres Etats exportateurs de ressources. Prévisions à long terme n’excluent pas que des fournitures à grande échelle de gaz liquide en Chine. Peut-être, cela pourrait réduire le déficit commercial des exportateurs.

La phase industrielle-agricole ne peut être arrêté, sinon de graves conséquences suivront. À cela, la poursuite de celui-ci signifie une nouvelle augmentation de la demande pour les ressources de l’Est et du Sud contre l’arrière-plan de la population, les infrastructures de plus en plus, l’urbanisation, etc Le transfert de ressources vers l’Asie engendre une réorientation progressive des flux mondiaux d’exportation. L’Asie de l’Est, du Sud et du Sud-Est exercera une influence de plus en plus des cours mondiaux.

Il est évident Chine manque d’énergie pure, de l’eau et de la nourriture. En outre, historiquement, le pays a une vision différente de l’économie naturelle qu’en Europe ou aux États-Unis, il a une approche différente de la corrélation entre les producteurs et les consommateurs. La préoccupation de la Chine sur les ressources est naturel. Les perspectives de marché de la Chine devrait être regardé avec une attention particulière. La Russie peut devenir un fournisseur fiable d’énergie et des denrées alimentaires, quelque chose avait heurté accrocs sur le chemin de la production en Asie à cause du manque d’eau et de terres arables.

De toute évidence, la Russie devra faire face à des concurrents, mais les perspectives sont conditionnées par des difficultés sur le chemin de pourvoir à la sécurité alimentaire asiatique. Pour des raisons compréhensibles ainsi, les pays asiatiques s’efforcent de diversifier les approvisionnements en matières d’importance stratégique.

L’autonomie pourrait être avantageux, collective et fiables dans les cadres des associations régionales fondées sur de bonnes relations de voisinage.La Chine déclare la suffisance grain à un objectif politique important, la production est devenue subventionné (en 2012 les subventions dépassé 30 milliards de dollars, soit plus de 50 $ la tonne). Aujourd’hui, le pays ne peut se passer des importations de soja. En 2012, il a présenté 60 millions de tonnes et économiser environ 30 millions d’hectares de terres arables – seulement 110 millions d’hectares sont utilisés pour les cultures céréalières. En outre, la Chine fait face à une demande croissante pour les produits écologiquement sûrs.

Il est important de résumer l’expérience de la Chine en matière de coopération internationale dans le secteur agricole (une autre question sur l’agenda du sommet de Durbin). Certains modèles ont déjà été mis en pratique par la Russie et la Chine, des progrès peuvent encore donner lieu à grande échelle et à long terme des projets en Sibérie et au Kazakhstan. Les terres abandonnées a de grandes perspectives dans le XXI siècle. Leur développement pourrait être lancée par l’Organisation de coopération de Shanghai que la manière d’aborder la question de la sécurité alimentaire.

La Chine n’est pas seulement un atelier du monde réussie. C’est aussi un investisseur important, celui qui vient avec des intentions sérieuses de projets à long terme. Les cuirassés de sociétés d’État et les banques sont suivis par des jonques de l’entreprise privée expérimentés dans les différents domaines de l’économie. Ces «nouveaux colonialistes» ont à offrir des conditions plus avantageuses de coopération que leurs prédécesseurs.Il n’y a rien de négatif à son sujet. Regardez l’Afrique. L’expansion chinoise sur le continent, oublié par les pays développés d’ici la fin du XX e siècle, a eu un grand rôle à jouer stimuler la croissance économique et la concurrence entre les bailleurs de fonds extérieurs.

Pas besoin de se leurrer, les Chinois sont ni des philanthropes, mais le fait d’une nouvelle source importante d’investissements est apparu sur la carte du monde doit être salué.

La logique de l’évolution, la croissance des possibilités et la taille même du pays conduit irrémédiablement à la création de la place financière nouvelle.Personne ne dit que le yuan est de prendre la place du dollar américain.Mais prêt et les mesures de sécurité, y compris celles élaborées par les BRICS, arrivent à point nommé … C’est longtemps que les régulateurs financiers internationaux ont commencé à sortir normalement avec les régimes donnant lieu au développement retenir les eaux, l’exportation des crises et des préoccupations. Un contrepoids est un must. Il n’est pas mauvais de son influence est renforcée par l’économie de Chena.

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